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Enseignement agricole Période mouvementée pour le Snetap

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Le Syndicat national de l’enseignement technique agricole public a appelé à la grève et à manifester aux côtés de la FSU le 21 janvier. La semaine précédente, un différend avec le ministère avait amené le syndicat a quitté une commission professionnelle consultative plénière.

Les motifs de mécontentement sont nombreux pour le Snetap qui avait invité les personnels de l’ensemble des services du ministère de l’Agriculture à se mettre massivement en grève le 21 janvier 2010, à l’appel de l’intersyndicale FSU-CGT-Sud, selon un communiqué du 15 janvier faisant suite au Conseil syndical national. Le syndicat dénonce le Bac professionnel en 3 ans, les nouvelles modalités de formation des enseignants, liées à la mastérisation, qui permettent d’économiser l’année de formation en qualité de fonctionnaire stagiaire, et la réforme du lycée. Pour le Snetap, les assises de l’enseignement public agricole, organisées au mois de décembre par Bruno Le Maire, n’ont pas apporté de réponses à ces inquiétudes : « Ces assises ont donné un prétexte au ministre pour aller plus loin encore dans la voie de la déconcentration ou de l’autonomie des établissements ».

Désaccord entre DGER et syndicats sur la validation du Bac pro
Autre motif d’insatisfaction : un différend qui porte sur la validation du diplôme du Bac pro. A l’occasion de la Commission professionnelle consultative plénière du 14 janvier, le Snetap-FSU, le Sfoerta-FO, le Syac-CGT, organisations syndicales majoritaires représentant les personnels de l’enseignement agricole public, et la FEP-CFDT, organisation majoritaire représentant les personnels de l’enseignement agricole privé, « ont exigé le maintien d’un équilibre des cœfficients des épreuves certificatives en cours de formation et des épreuves ponctuelles terminales dans la délivrance du diplôme du Baccalauréat professionnel », selon un communiqué commun. Ces organisations souhaitent que les notes en cours de formation n’aient pas plus de poids que les épreuves finales. « Rompre l’équilibre alors que les conditions de mise en œuvre et la fiabilité de la CCF (certfication en cours de formation) n’ont jamais fait l’objet d’aucune expertise de la DGER, est inacceptable », selon les syndicats. Faute d’une réponse claire sur le sujet de la part de la DGER, ils ont quitté la réunion « estimant inutile de poursuivre les échanges sur un diplôme de fait dévoyé ».

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