Abonné
Une réforme, sur le fond et la forme, attend le système de cotation des gros bovins à l'entrée des abattoirs.
Les premières conclusions de l'audit effectué par le cabinet Blézat-Consulting sur la réforme du système de cotation des gros bovins, entrée abattoir, sont sorties la semaine du 7 février. Dans sa lettre d'information du 11 février, la Fédération des industriels et des commerçants de la viande (FNICGV) note que « si la réflexion interprofessionnelle a porté essentiellement sur les cotations en elles-mêmes (quels animaux cotés pour quels besoins ?), le cabinet Blézat-Consulting a, lui, examiné également les contraintes techniques et réglementaires liées aux cotations (règles statistiques, modalités d'obtention des cotations,…).[…] L'orientation qui se dessine modifie le système actuel en profondeur tant sur le fond (quels animaux cotés) que sur la forme (par quels moyens récupérer les cotations). »
Une réforme en profondeur
Sur le fond, « les cotations de bœuf, jeunes bovins, génisses et vaches seraient différenciées selon le type racial (viande, lait, mixte) et, pour certaines catégories, selon la race et l'âge. La cotation serait en revanche indifférenciée pour les états d'engraissement 2 et 3. Les 10 régions de cotations actuelles seraient regroupées en 5 régions […] correspondant à des bassins de production et d'abattage. » Sur la forme, le réseau de correspondants serait « élargi aux abatteurs traitant plus de 5 000 gros bovins par an », contre 10 000 actuellement. De plus, les services de contrôle de FranceAgriMer auront l'autorisation de vérifier dans les entreprises la véracité des informations transmises. « Quant aux commissions de cotations, la question de leur maintien ou de leur suppression n'a pas été encore définitivement tranchée », termine la FNICGV.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Suivi
Suivre