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Quand la chimie met les « Mâles en péril » sur Arte

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Après Le monde selon Monsanto sur les OGM l’an dernier, Arte poursuit avec Mâles en péril, une série consacrée à la santé environnementale. Particulièrement médiatisé, ce documentaire de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade diffusé en « prime time » le 25 novembre sur Arte n’a pas battu des records d’audience. Pourtant le sujet interpelle. En 50 ans, la production de spermatozoïdes chez l’homme a diminué de moitié, le nombre de cancers des testicules a doublé. Enquêtant sur cette évolution troublante, Mâles en péril pointe la responsabilité des 85 000 molécules mises sur le marché par l’industrie chimique. « Nous sommes en permanence soumis à une vaste expérimentation », prévient dans le film une chercheuse danoise qui incrimine non pas une molécule, mais l’effet combiné de plusieurs substances, jamais mesuré. Pour elle « 0+0+0 est égal à 7 ». Derrière cette étrange équation, elle tente d’expliquer que c’est l’association de plusieurs substances à des dosages réputés sans danger pour la santé qui provoquent des effets indésirables. « Dans cette histoire, on a un faisceau d’arguments qui convergent : la corrélation entre l’altération de la fertilité et l’exposition aux perturbateurs endocriniens », explique le Pr René Habert, de l’Université Paris-Diderot. Avec l’Inserm, il vient de démontrer pour la première fois sur l’homme, l’impact direct des phtalates sur l’appareil reproducteur masculin. Les phtalates, des assouplisseurs de plastique, sont omniprésents dans l’environnement moderne, tout comme les PCB ou les pesticides.

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