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Quand les personnalités de l’agriculture évoquent leur passion

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Le Salon de l’agriculture a été l’occasion, sur le plateau de l’information, de faire s’exprimer des personnalités de l’agriculture sur des sujets autres, sujets de passion ou de société. Morceaux choisis.

– Dominique Bussereau « Tintinophile » depuis son enfance

Le ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau est venu discuter, dans l’émission « On se dit tout », d’une de ses grandes passions : la bande dessinée. Féru des aventures de Tintin, le petit reporter belge, il essaie de relire un ou deux albums par semaine. Ce goût pour la bande dessinée lui vient de son enfance. « J’avais une maman qui était bibliothécaire » explique-t-il, et les devoirs terminés, « je filais aux rayons des bandes dessinées ». Cette passion ne l’a ensuite plus quitté, puisqu’il a créé un club Tintinophile à l’Assemblée nationale, lorsqu’il était député. « Collé » néanmoins par quelques questions pièges sur sa connaissance des albums de Tintin, il avoue : « J’espère, pour les agriculteurs, que je connais mieux l’agriculture que la BD ! ».

– Jean-Michel Lemétayer : « Le sport, c’est le sujet qui me permet de m’évader »

Le président de la FNSEA a laissé de côté sa casquette agricole pendant une émission pour aborder, dans l’émission « On se dit tout », sa passion pour le sport. Joueur et aficionados de football depuis son enfance, il confie à l’antenne qu’il « ne manque pas un match du Stade rennais », équipe dont il est supporter.

– José Bové aime les Américains malgré tout

Bien qu’il en conteste les réalisations (les fast food, le développement des OGM, la mondialisation) José Bové aime en fait les Américains. Le cinéma, la littérature, l’histoire de ce peuple, qui sait parfois être frondeur tout en étant fondateur, n’est pas sans séduire José Bové. « Politiquement tout n’est pas négatif aux États-Unis, dit-il, le père de la désobéissance civile est un Américain ». « Je fais la différence entre les citoyens et leurs dirigeants », conclut-il.

– Xavier Beulin sous le charme de l’Amérique du Sud

L’engagement agricole de Xavier Beulin, président de la Fédération nationale des oléoprotéagineux, lui permet de combiner sa passion des voyages à ses activités professionnelles. L’Amérique latine est sa destination favorite, mais il confie avoir parcouru de nombreux continents, le fameux Guide du routard lui servant de livre de chevet.

– Angélique Delahaye : vivre trois vies en une

Angélique Delahaye, agricultrice et présidente de la Fédération nationale des producteurs de légumes (FNPL), confie « être tombée amoureuse » du métier d’agricultrice. Mère de trois enfants, responsable de son exploitation maraîchère et responsable syndicale, elle avoue que « chaque matin, en se levant, c’est un nouveau challenge » mais déclare néanmoins qu’elle est « ravie de vivre trois vies en une ». Selon elle, même s’il est plus difficile pour une femme de s’imposer dans ce milieu, les femmes ont « des atouts, et il faut savoir s’en servir ».

– Bernard Layre, amateur de « bonne bouffe »

« Quand on est du Sud-Ouest, on ne peut qu’aimer manger ! », déclarait en guise d’introduction Bernard Layre, président des Jeunes agriculteurs dans l’émission « On se dit tout ». Pour lui, « bien manger, c’est avant tout partager. » Il estime qu’il faut « promouvoir de bons produits, excellents pour la santé ». En revanche, il pense que « la promotion de nos produits n’est peut-être pas adaptée aux nouveaux marchés », à l’étranger. Selon Bernard Layre, cette promotion doit passer par une participation conjointe des producteurs mais aussi des pouvoirs publics.

– François Lucas : une cohabitation « pas simple » entre rats des villes et rats des champs

La venue des citadins à la campagne est une chance pour le milieu rural mais ce mouvement n’est pas sans conséquence a expliqué François Lucas, président de la Coordination rurale. La cohabitation entre « rats des ville et rats des champ » n’est pas si simple. En clair, pour le citadin un élevage ça sent mauvais, explique le leader syndical qui ne quitterait sa campagne pour rien au monde même s’il est souvent en ville et à Paris en raison de ses responsabilités syndicales. Elu local, il avoue n’avoir jamais eu de confrontations majeures avec ce qu’on appelle les néo ruraux. Quant à l’image que donne le monde agricole, François Lucas estime que l’agriculture communique mal.