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Récolte de blé 2026 : inquiétudes pour la qualité dans l’hémisphère nord

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Des experts ont indiqué à Agra Presse que la principale crainte pour la récolte 2026 de blé tendre concernait surtout la qualité, dans le contexte actuel de guerre au Moyen-Orient. « Si on prend les producteurs de l’hémisphère nord, tous ne sont pas autant couverts en engrais azotés pour le blé », pointe par exemple Antoine Guyon, analyste éditorial senior d’Argus Media. Pour rappel, le conflit Iran-Israel-USA a provoqué une flambée des prix des engrais azotés, essentiels pour les producteurs mondiaux de céréales. Dans ce contexte, certains producteurs se poseraient la question de limiter, voire de faire l’impasse sur les derniers apports azotés sur les blés, pourtant essentiels à l’élaboration des taux de protéine. Or, ces apports surviennent généralement courant avril-mai.

« Les opérateurs craignent une possible baisse de l’offre de blé de qualité meunière. C’est notamment le cas en Roumanie, sachant qu’il y a aussi tout le bassin mer Noire et les pays Baltes qui sont concernés », précise l’expert. Pour le moment, la prime pour des blés à forts taux de protéine est faible. Ainsi, le marché n’incite guère les agriculteurs à faire les efforts nécessaires. Bien entendu, beaucoup de choses peuvent encore survenir, et ces inquiétudes sont à prendre avec des pincettes. Rappelons enfin que la récolte mondiale 2026, en matière de volume, s’annonce plutôt bonne pour l’instant.

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En revanche, le risque de dégradation de la qualité au niveau hexagonal serait plus faible. Bien que le risque zéro n’existe pas, « avant la fin février, les besoins des céréaliers hexagonaux en solution azotée étaient couverts à hauteur, à peu près, de 80 % », rassure Antoine Guyon. « Les charges liées aux engrais azotés pour une exploitation française sont de 10-15 %. Chaque euro compte, donc cela a un impact, mais il ne faut pas tomber dans l’alarmisme total ». Mais là aussi, prudence : le marché n’a pas encore livré son verdict final.

KC

Des couvertures en engrais azotés inégales dans l’hémisphère nord, prévient Argus Media