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Relations commerciales : les nouvelles propositions de l’Adepale

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Quelques mois après leur départ de l’Ania, les entreprises agroalimentaires de l’Adepale ont adressé, le 16 mars, une lettre ouverte aux ministres de l’Agriculture et de l’Industrie. Elles appellent à « une révision du modèle actuel des négociations commerciales » et rappellent leur demande d’intégrer le Comité de suivi des négociations commerciales au titre de leur nouvelle organisation de rattachement, la CPME.

Leur première proposition est d’imposer, pour les marques nationales, la « non-négociabilité du tarif » – une demande historique de la Feef – et de redéfinir le seuil de revente à perte en conséquence ce rehaussement. Une position qui n’est pas celle de l’Ania, pour qui le tarif doit pouvoir être différencié selon les acheteurs, rappelait-elle à Agra Presse en 2018. Pour les produits à marque de distributeur (MDD), l’Adepale demande le respect de « la saisonnalité des productions » dans les appels d’offres. Il arriverait trop souvent que les distributeurs lancent ces appels d’offres peu de temps avant les récoltes, à un moment où les transformateurs ont peu de visibilité sur les prix et les volumes disponibles, regrette Jérôme Foucault, président de l’Adepale, contacté par Agra Presse.

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Les entreprises de l’Adepale demandent également que « la formation du prix prenne en compte » les efforts des entreprises agricoles et agroalimentaires « dans la RSE et la transition agroécologique ». Pas de mesure technique à proposer, mais un souhait. « Nous n’avons pas trouvé la martingale », reconnaît Jérôme Foucault. Enfin, elles plaident pour un renforcement « des moyens des organes de médiation et de contrôle ». Ces propositions interviennent « en complément » de celles de Serge Papin dans le cadre de sa mission pour le ministère de l’Agriculture, et d’une mesure à laquelle le gouvernement serait d’ores et déjà « ouvert », selon l’Adepale : la simplification des règles de prise en compte des indicateurs.

Comme la Feef, l’Adepale veut la non-négociabilité du tarif