Générations Futures demande à l’État de fournir « dans les bilans annuels résumés les données relatives à la présence de résidus de pesticides quantifiés dans les aliments non bio », a indiqué l’association dans un communiqué du 15 septembre. C’est en constatant des anomalies systématiques entre ses chiffres concernant les résidus et ceux de la DGCCRF, que l’association a compris que l’ensemble des fruits et légumes étaient pris en compte dans les statistiques publiques sur les résidus – indifféremment de leur certification bio. Ainsi, comme l’explique l’association, si 63 % des fruits présentent au total des résidus dépassant les limites de détections, ce chiffre monte par exemple à 66,70 % en retirant les fruits certifiés AB. Conclusion pour Générations futures : la présence indifférenciée des échantillons bio dans les bases de résidus « ne permet pas de les comparer en l’absence de données spécifiquement calculées sur les aliments non bio ». Un système qu’aurait confirmé par la DGCCRF, sollicitée par l’association.
Pour l’interprofession des fruits et légumes frais (Interfel), cette « stratégie » de Générations futures est « contre-productive » vu « les faibles écarts de résultats » constatés par la DGCCRF, indique un communiqué le 23 septembre. « Cette stratégie occulte l’information principale pour les consommateurs, à savoir que 98 % des fruits et légumes sont au-dessous du seuil des limites maximales de résidus (LMR) », martèle Interfel dans le communiqué. Pour l’interprofession, le « véritable » enjeu de santé publique devrait plutôt être « la lutte contre la sous-consommation de fruits et légumes frais », ce qui nécessite d’informer les citoyens sur « la forte progression » des pratiques professionnelles. « Il est primordial pour les consommateurs qu’ils sachent également qu’il y a près de 50 % des fruits et légumes sans trace de résidus de pesticides quantifiable sur le marché », conclut Interfel.
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« 98 % des fruits et légumes au-dessous du seuil des LMR »