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Rosée des Champs défriche le « maraîchage régénératif »

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Acteur majeur de la production de légumes en Anjou, la coopérative Rosée de champs a dévoilé ses projets à dix/quinze ans. Elle veut notamment être pionnière du « maraîchage régénératif ».

Après deux années de réflexion, la coopérative légumière Rosée des Champs (Maine-et-Loire) et sa quarantaine de producteurs ont dévoilé le 24 septembre la teneur de l’évolution de leur projet stratégique, « pour les dix à quinze prochaines années ». Premier pilier : la modernisation digitale et industrielle des infrastructures (englobant la filiale Soram, à Plan-d’Orgon, dans les Bouches-du-Rhône), avec plusieurs chantiers déjà démarrés (nouvel ERP, baisse de la consommation en eau – déjà réduite de 20 % –, économies d’énergie, etc.).

Deuxième pilier : accompagner la RHD (restauration hors domicile), principal marché de la coopérative, à « passer du produit à la solution service » (conseil sur l’assortiment, élaboration de recettes avec des chefs cuisiniers, etc.). Là encore, avec des initiatives déjà lancées. Les troisièmes et quatrièmes piliers s’adressent au collectif et à « l’amont » pour « ramener de la valeur à l’amont en construisant des filières pérennes ». Ces évolutions entraînent le repositionnement de l’identité même de la marque, avec la création d’une nouvelle marque pour le segment du frais (Vitacroc) et l’évolution de Rosée des Champs vers les légumes prêts à l’emploi (4e et 5e gammes, activité principale) vers la RHD (350 produits au catalogue, 40 000 t de légumes), qui seront déployées à partir de 2027.

Adhésion à PADV

Rosée des Champs veut devenir « la pionnière du maraîchage régénératif », en actionnant plusieurs leviers : l’allongement et la diversification des rotations, les couverts végétaux, la réduction du recours à la chimie, la réduction du travail des sols. Deux projets sont lancés dans cette voie. Le premier, rattaché à un projet national soutenu par l’Ademe et nommé « Fabacée », est orienté sur les économies d’énergie directe et indirecte dans tous les domaines (engrais azotés, couverts végétaux, écoconduite, etc.). Objectif : 10 % d’économie d’énergie par an sur les pratiques agricoles, avec, à terme, un objectif de réduction de deux millions de kWh par an.

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Le deuxième projet a une portée plus large. Rosée des Champs annonce avoir adhéré au mouvement associatif PADV (Pour une agriculture du vivant) en 2025, avec pour ambition de généraliser l’indice de régénération (IR) à l’ensemble de ses adhérents d’ici la fin de l’hiver (cinq indices établis à date), d’établir un plan d’action individualisé, et de les faire monter en compétences par des formations collectives et individuelles. Trois techniciens externes sont dorénavant mobilisés sur ce chantier, en plus de l’équipe de six personnes du service agronomique interne.

Florence Rabut

« On parie sur la croissance de la 4e gamme en RHD »