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Restructuration Saint-Louis sucre perd son président du directoire

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Remercié par l’entreprise, Frédéric Rostand, président du directoire de Saint-Louis sucre, a quitté la société en début de semaine. Les syndicats craignent que ce départ ne soit le prélude d’une restructuration plus importante.

«Le groupe Südzucker et Saint Louis sucre remercient Frédéric Rostand pour sa contribution au développement et à l’internationalisation du groupe », a indiqué le groupe allemand Südzucker dans un communiqué diffusé le 4 avril, signalant le départ de Frédéric Rostand. Ce dernier occupait jusqu’alors chez Saint Louis sucre le poste de président du directoire. C’est le directeur général de l’entreprise, Carsten Stahn, qui va assurer l’intérim. Ce départ intervient dans un contexte difficile pour le groupe, qui exportait beaucoup de sucre et doit faire face depuis l’été dernier à la réforme de l’OCM (Organisation commune de marché).

Un groupe qui peut être contrôlé d’Allemagne

Les syndicats estiment que ce départ pourrait être le précurseur d’un plan de restructuration d’envergure, l’entreprise ayant selon eux perdu une grande partie de sa valeur depuis son rachat par le groupe allemand en 2001. Une réorganisation interne à la société pourrait faciliter le travail : « Le groupe Südzucker a mis cinq ans à bâtir chez Saint Louis sucre un réseau informatique entièrement contrôlable d’Allemagne, explique un représentant de la CFDT. Aujourd’hui, c’est chose faite. Seul le personnel assurant la maintenance des usines est véritablement nécessaire. » Rappelons que le groupe Südzucker a indiqué le 21 mars qu’il allait fermer deux usines en Allemagne.

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De source syndicale toujours, cinq départs pourraient avoir lieu prochainement au sein du comité exécutif de Saint Louis sucre qui compte neuf membres. Une information que dément la direction. Ces possibles évolutions ne laissent pas la CGB indifférente. « Il est clair que Saint Louis sucre fait partie du paysage sucrier français, compte tenu de la performance de ses usines, signale Alain Jeanroy, le directeur général du syndicat. L’entreprise aura demain encore sa place en France. »