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UE/Asie du Sud-Est : Bruxelles avance ses pions en vue d’accords commerciaux

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Sarun Charoensuwan, vice-ministre des Affaires étrangères thaïlandais et Christophe Hansen, commissaire européen à l'Agriculture Crédits : © European Union

Les discussions commerciales de l’UE avec les pays d’Asie du Sud-Est avancent. Elles figurent en bonne position dans l’agenda de diversification voulu par Bruxelles. Une stratégie nécessaire dans le contexte géopolitique actuel même si certains mettent en garde contre l’accumulation des concessions agricoles.

La Commission européenne tente d’accélérer ses pourparlers commerciaux avec les pays d’Asie du Sud Est. Lors de la réunion des ministres de l’agriculture du 26 mai, le commissaire Christophe Hansen a ainsi présenté un état des lieux des discussions en cours avec la Thaïlande, la Malaisie et les Philippines. Concernant la Thaïlande, le prochain cycle de pourparlers se déroulera dans la semaine du 22 juin à Bruxelles. Le Luxembourgeois devait, par ailleurs, se rendre à Bangkok du 28 au 29 mai accompagné d’une délégation d’entreprises agroalimentaires de l’UE dans le cadre d’une offensive diplomatique où des entretiens avec ses homologues du gouvernement thaïlandais étaient à l’ordre du jour. Des avancées sont espérées.

Lire aussi : Commerce agroalimentaire : le commissaire Hansen se rendra en Thaïlande en mai

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Pour la Malaisie, Christophe Hansen a indiqué que les discussions se déroulaient de manière constructive. Toutefois, les questions sanitaires et phytosanitaires (SPS), les indications géographiques et l’huile de palme restent des points d’achoppement. Un échange d’offres d’accès au marché pourrait intervenir au cours de l’été. Enfin, les négociations avec les Philippines sont les plus avancées. Le chapitre SPS serait finalisé et les négociations sur le texte des indications géographiques sont pratiquement terminées. Le prochain cycle, prévu entre le 29 juin et le 3 juillet, pourrait être le dernier.

Maintenir le rythme sous conditions

Dans un contexte de tensions géopolitiques mondiales marqué par les conséquences du conflit au Moyen-Orient, la stratégie de diversification commerciale de l’UE est considérée comme plus importante que jamais. C’est le constat dressé par les ministres du Commerce de l’UE lors de leur réunion du 22 mai. Une vision partagée par la ministre chypriote de l’Agriculture Maria Panayiotou qui souhaite « maintenir cette dynamique et tirer parti des résultats obtenus jusqu’à présent » tout en rappelant que ces accords doivent garantir des conditions de concurrence équitables, un respect des normes de production élevées et un soutien à la chaîne d’approvisionnement alimentaire de l’UE. Mais, en marge du Conseil Agriculture, plusieurs délégations, la Pologne et l’Irlande en tête, ont souligné leurs craintes quant à la multiplication des concessions offertes aux partenaires commerciaux au cours des négociations, notamment dans les secteurs agricoles sensibles. Elles appellent donc Bruxelles à présenter très prochainement une analyse globale de l’impact des accords commerciaux conclus ou en cours de conclusion sur le marché européen.