Le ministère de l’Agriculture insiste sur la transparence du dispositif et sur « l’imperméabilité » des fonds du développement. Ils ne pourront pas être destinés à d’autres actions. La procédure d’appel à projet continuera en 2006 sur la base de 10 % du budget du développement. C’est le ministère de l’agriculture qui devrait assurer la sélection des dossiers en s’entourant de « compétences » assure-t-on du côté de la rue de Varennes. La Coordination rurale espère que le ministère de l’Agriculture mettra en place « un dispositif transparent et resserré pour que le développement agricole soit l’affaire de tous ». Le comité d’évaluation qui existe déjà dans le cadre de l’Adar continuera à travailler pour mettre en place des procédures de contrôles a posteori. A terme, explique le ministère de l’Agriculture, chaque filière devra justifier de son financement. Chacun va-t-il défiler au ministère pour obtenir sa part ?, s’interroge le président des coopératives, Philippe Mangin. Ce dernier plaide pour une « remise à plat de la politique de développement agricole en mesurant objectivement les attentes et besoins des agriculteurs et la capacité de chaque acteur professionnel à y apporter des réponses». Une remise à plat à haut risque pour les traditionnels bénéficiaires des fonds du développement.
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