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« Un passage en force » selon la CNDSF

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Jean-Pierre Delage, le président de la CNDSF, est en colère mais pas abattu. « Ce projet de loi est une tentative de passage en force des semenciers», explique-t-il. Pris de court par un texte mis à l’ordre du jour du Sénat de manière extrêmement rapide, le CNDSF n’a pas ménagé ses efforts pour tenter d’allumer un contre-feu depuis deux semaines. Les rencontres organisées ces derniers jours avec les sénateurs n’auront pas suffi. La veille du vote, les défenseurs de semences de ferme avaient également publié un communiqué de presse qui s’inquiétait d’un projet de loi reconnaissant certes le droit de faire appel aux trieurs à façon, mais exigeant l’obligation de pureté variétales et d’espèces, alors que les agriculteurs sont « de plus en plus nombreux à utiliser des mélanges de variétés » ce qui permet une moindre utilisation de pesticides. Les défenseurs des semences de ferme demandaient également à être expressément représentés dans la commission paritaire qui devrait gérer le montant de la rémunération de l’obtenteur, le texte du projet de loi ne retenant pour l’heure qu’une formulation vague : « Les organisations agricoles les plus représentatives ». Aucune modification du texte n’aura été adoptée lors du vote au Sénat.

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Les défenseurs des semences de ferme entendent rapidement remonter au créneau auprès des députés avec de nombreuses propositions d’amendements.