Dans une étude parue le 1er juin à la demande du Centre d’études et de prospective (CEP, ministère de l’Agriculture), des expertes liées au cabinet Oréade-Brèche estiment que certaines mesures nécessitant peu d’adaptation locale pourraient « faire l’objet de MAEC non zonées ». Rappelant que la plupart des MAEC sont actuellement mises en œuvre grâce à des PAEC (programmes agro-environnementaux et climatiques), les auteures citent parmi les mesures "dézonables" l’entretien d’arbres isolés, la réduction des produits phytosanitaires par paillage ou diversification, ainsi que les « mesures systèmes herbagers et pastoraux ». « Les PAEC nécessitent des moyens humains et financiers consacrés à la co-construction et à la vie du projet », rappellent les expertes. Concernant les huit PAEC étudiés, « le suivi-évaluation reste un point faible », soulignent les auteures, insistant sur le manque d’accès aux données. Seules quelques Régions, comme Rhône-Alpes et Centre-Val-de-Loire, auraient selon elles mobilisé les PAEC « pour opérer une sélection réelle » sur les MAEC, la plupart des autres recourant plus simplement aux zones d’action prioritaires (ZAP). Or la sélection des projets, insistent les expertes, « doit s’appuyer sur des critères transparents ».
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