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Une cinquantaine d’hectares du vignoble de Graves menacée par le TGV

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Une dizaine de propriétés du vignobles des Graves dans le Bordelais risquent d’être affectées et quarante à cinquante hectares du territoire de l’appellation pourraient être détruits par le tracé de la future Ligne à grande vitesse (LGV) vers l’Espagne et Toulouse, selon le syndicat viticole de Graves. C’est ce qu’il ressort de l’examen du couloir retenu par le comité de pilotage pour y inscrire le futur tracé, rendu public le 11 janvier. Les viticulteurs ont été surpris, tous espéraient que le tracé longerait l’autoroute existante. Ils dénoncent un « simulacre de concertation » des pouvoirs publics. Aussi, l’heure est à la levée de boucliers dans les Graves. « Pourquoi aller plus loin défigurer le paysage et aller détruire avec un monstre d’aménagement une zone d’appellation ? », s’interroge Dominique Haverlan, président du syndicat, annonçant la mobilisation des élus et des viticulteurs contre la « destruction intolérable du terroir ». Si les Graves, une AOC de 3 500 hectares qui va du sud de Bordeaux au Langonnais, sont moins réputés que le Médoc ou le Saint-Emilion, ils sont le plus vieux vignoble de Bordeaux.

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