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Vin : la vente des Hospices de Beaune frôle le record

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L’édition 2016 de la vente des Hospices de Beaune « est la deuxième meilleure performance dans l’histoire de cette vente de charité », a annoncé Aline Sylla-Walbaum, directrice générale du département des vins de Christie’s après cinq heures de transactions à la vente annuelle des Hospices de Beaune, le 20 novembre. Cette 156e vente aux enchères des Hospices de Beaune a en effet généré un chiffre d’affaires de 8 399 951 euros. Le record avait été obtenu en 2015 avec un chiffre de 11,3 millions d’euros. Le prix moyen pour une pièce de vin (288 litres) s’est élevé cette année à 13 833 euros, contre 18 880 euros l’an dernier.

« Après un millésime 2015 particulièrement exceptionnel, de nombreuses pièces, notamment pour les rouges, ont atteint ou légèrement dépassé les prix réalisés en 2014 », a précisé la directrice générale du département des vins de Christie’s. Les acheteurs ont été à 77 % des Européens, à 20 % des Asiatiques et à 3 % des Américains. Malgré les intempéries rencontrées tout au long de l’année, le domaine des Hospices de Beaune a été capable, avec son équipe de 23 vignerons autour de Ludivine Griveau, œnologue et régisseur du domaine, de présenter 601 pièces aux enchères, mieux qu’en 2015 (575 pièces), année pourtant moins difficile sur le plan météorologique.

Par ailleurs, pour le vignoble de Bourgogne en général, la vendange 2016 sera finalement supérieure à celle prévue cet été : elle approche le niveau de 1,250 million d’hectolitres (Mhl), contre 1,1-1,2 Mhl annoncé en août, a indiqué le Bureau interprofessionnel du vin de Bourgogne (BIVB), le 20 novembre au matin lors de la conférence de presse qui précède la vente annuelle des Hospices de Beaune. La vendange est 20 % au-dessous du potentiel viticole de la Bourgogne, qui est de 1,560 Mhl en récolte pleine. On notera que le BIVB ne s’exprime plus par rapport à la moyenne quinquennale, car elle a été rognée par plusieurs faibles récoltes consécutives, mais par rapport au « potentiel viticole ». Cette petite vendange en quantité « aura un impact sur le disponible en bouteille d’ici quelques mois » : vers mars-avril, les professionnels auront vendu une bonne partie de leurs stocks de 2015 et commenceront à commercialiser le millésime 2016. Les conséquences de cette petite récolte « sont déjà perceptibles sur les volumes de transactions du début de la campagne 2016/2017 : - 11,4 % pour les trois premiers mois 2016 (août à octobre) », selon le BIVB.