Jérôme Despey, le président de la filière viticole au sein de Viniflhor, a plaidé le 18 mai pour le dialogue entre les professionnels et les pouvoirs publics. Il a estimé qu’il fallait « privilégier la concertation et le dialogue » au lendemain des menaces proférées par des viticulteurs du Comité régional d’action viticole (CRAV). Ceux-ci avaient lancé un « ultimatum d’un mois » à Nicolas Sarkozy et appelé les vignerons à « passer à l’action » si le président de la République « ne va pas dans le sens de l’intérêt viticole », lors d’une conférence de presse clandestine tenue le 17 mai par des hommes cagoulés. « Il faut privilégier la concertation et le dialogue et essayer de trouver des mesures favorables à la pérennité de nos exploitations viticoles plutôt que de tomber dans quelque chose qui n’est plus acceptable », a affirmé Jérôme Despey. « Avec cet ultimatum on rentre dans de l’activisme dangereux pour l’avenir de la filière viticole ».