Agra Business | LCA, Innov'Alliance, Earthworm Foundation/InTent et Lur Berri

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Coopératives : les fusions « devraient se poursuivre » selon LCA Nouvelle-Aquitaine

Le 12 juin s’est tenue à Gradignan (Gironde) l’assemblée générale de La Coopérative agricole Nouvelle-Aquitaine (250 coopératives, 29 000 salariés, 48 000 agriculteurs, pour un chiffre d’affaires de 10,5 milliards d’euros). Difficile pour le président, Denis Baro, viticulteur, de rester positif dans un contexte agricole mis à mal quelles que soient les productions. « Et pourtant, je suis d’un naturel optimiste, confie-t-il à Agra Business. Mais les exploitations agricoles vont mal et les situations financières des coopératives se fragilisent : davantage dans nos régions du Sud de la Loire que plus au Nord. À mon sens, l’une des solutions passe par le regroupement des entreprises : des fusions ont déjà eu lieu. Cela devrait se poursuivre. C’est une nécessité absolue pour faire tourner les usines, saturer les silos, rentabiliser les outils de production. » Si en grandes cultures, les coûts de production plombent les résultats, en viticulture, c’est la déconsommation continue qui devrait entraîner de nouvelles restructurations. « En Gironde, il reste aujourd’hui 25 caves coopératives, précise-t-il. Il faudrait en garder 5 ou 6, une par grande région de production ! » Denis Baro n’exclut pas que La Coopération agricole elle-même repense son modèle « pour accompagner au mieux nos adhérents » et identifier les économies possibles entre régions. (Anne Gilet)

Pôles de compétitivité : Innov’Alliance sort d’un plan de redressement

Le pôle de compétitivité Innov’Alliance, positionné sur la thématique transversale de la naturalité et du végétal, sort d’un plan de redressement amorcé au second semestre 2025 et finalisé au printemps 2026. Cette démarche a été menée « pour garantir la pérennité du pôle » dans un contexte de « baisse des subventions publiques » – notamment de la région Paca – et de « diminution des prestations réalisées ». C’est le fait marquant de sa 21e assemblée générale, qui s’est tenue le 2 juin à Montélimar (Drôme), accueillie par Montélimar Agglomération, adhérent premium du pôle. Ce plan s’est traduit par des économies sur les prestations externes et par une réduction des frais salariaux, avec le départ de sept collaborateurs, afin de « préserver la capacité d’action du pôle et de définir pour 2026 une trajectoire budgétaire équilibrée ». Malgré ce contexte, Innov’Alliance a présenté un bilan d’activité positif, avec 54 projets accompagnés en 2025. Les événements « phares », comme les Journées de la Naturalité, devraient se maintenir. Pour cette année, les priorités sont réaffirmées : renforcer sa présence auprès des adhérents et les activités dans la naturalité ; maintenir une ambition européenne ; soutenir les activités d’études sensorielles et consommateurs ; développer la formation (virage stratégique développé depuis la fusion des anciens pôles Terralia et Pass). (Florence Rabut)

Agriculture régénératrice : Earthworm Foundation et InTent visent 500 000 ha

Dans un communiqué commun du 11 juin, les spécialistes de l’agriculture régénératrice Earthworm Foundation et InTent ont annoncé viser l’accompagnement de 500 000 ha dans des territoires autour du Rhône afin d’y développer des pratiques de production plus durables. Ce projet se traduit par un partenariat entre les deux entités appelé Résiliences. Il ambitionne « d’accélérer la régénération des sols agricoles et d’accompagner 8 000 agriculteurs, pour transformer l’équivalent de 500 000 ha en sols résilients », peut-on lire dans le communiqué. Earthworm Foundation et InTent rappellent que 60 % à 70 % des sols sont dégradés en Europe. De son côté, la région du Rhône « a connu une forte détérioration de ses sols ces dernières années ». Plus en détail, le projet se concentrera sur trois territoires pilotes au cours des cinq prochaines années : en France, « la région Rhône-Alpes et la Camargue » et, en Suisse, « l’arc lémanique incluant les cantons de Vaud, du Valais et de Genève ».

Engrais : grâce à son site de Came, Lur Berri propose des fertilisants « sur-mesure »

Dans un communiqué du 10 juin, la coopérative Lur Berri indique que son site de fabrication de fertilisants de Came, « modernisé et agrandi en 2025 », lui permet désormais de « proposer des fertilisants modulaires et sur-mesure ». Le groupe basque promet ainsi des formules adaptées « finement aux besoins de chaque culture et de chaque parcelle » (nature des sols, objectifs de rendement, « enjeux environnementaux »). Situé entre Pau et Bayonne, le site de Came a vu sa capacité de production et de stockage doubler, passant de « 40 000 à 80 000 t de fertilisants par an ». Dans le détail, le chantier a consisté en l’installation de « nouveaux mélangeurs » et de « lignes de dosage plus précises ». Lur Berri a aussi augmenté le stockage couvert et modernisé les équipements de chargement, ainsi que les « systèmes de contrôle ». Ce travail sur la logistique « permet de réduire les délais entre la commande et la livraison, avec la possibilité de venir retirer directement les produits sur place », précise le communiqué. Pour rappel, Lur Berri (5 100 adhérents, 476 salariés, 507 M€ de chiffre d’affaires en 2024-2025) dispose de huit sites dédiés aux céréales et à l’agrofourniture ; cette activité a dégagé 40 M€ de CA en 2024-2025.

Lait : rappel d'un lot de lait infantile Novalac, sans lien avec la céréulide (ministère)

Du lait infantile Allernova AR, des laboratoires Novalac, a fait l'objet d'un rappel après des signalements d'effets indésirables chez des nourrissons, a annoncé le gouvernement le 12 juin. L'un des nourrissons a été hospitalisé et des analyses ont relevé la présence d'un « adénovirus, agent pathogène responsable de gastro-entérite qui n'est pas susceptible de provenir du lait », explique le gouvernement. « Les analyses réalisées par l'exploitant ne montrent aucune présence de pathogène. En particulier, il n'y a pas de détection de la toxine céréulide, » ajoute l’exécutif. Des couleurs et odeurs inhabituelles ont également été signalées par les consommateurs pour le même lot. Les analyses menées par Novalac sur le lot concerné, fabriqué en Allemagne, ont mis au jour « une durée de chauffe trop importante d'une partie du lot », pouvant être à l'origine de ces anomalies. Si le lot est impropre à la consommation du fait de ces caractéristiques altérées, il ne peut pas « être conclu, à [ce jour], à un éventuel caractère préjudiciable à la santé », assure le gouvernement. Pour rappel, en décembre 2025, Nestlé, Danone, Lactalis et d’autres fabricants de lait infantile ont rappelé de nombreux lots à cause de la présence potentielle de céréulide, une toxine pouvant provoquer des vomissements dangereux chez un nouveau-né.

Conseil/expertise comptable : Agnès Petit élue présidente de Cerfrance

À l’occasion de l’assemblée générale de Cerfrance le 11 juin, Agnès Petit a été élue présidente de son conseil national, annonce dans un communiqué le réseau de conseil et d'expertise comptable aux entreprises. Elle succède à Benoît Hureau, qui assurait ce mandat depuis 2021. À la tête de Cerfrance Seine-Normandie depuis 2020, Agnès Petit est associée au sein d’une exploitation en polyculture et élevage laitier en Seine-Maritime, dans le Pays de Caux.