Agra Business | Nestlé/Yfood, Oxyane, Vivescia, Rémy Cointreau et CAPL

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Agroalimentaire : Nestlé va acquérir la marque de repas prêts à boire Yfood

Nestlé a annoncé le 3 juin qu’il allait acquérir auprès de ses fondateurs la totalité des parts du fabricant allemand de repas prêts à boire Yfood. Nestlé, qui détient déjà depuis 2023 une participation de 49 % dans Yfood, prévoit que cette acquisition se fera « sous réserve des approbations habituelles », selon un communiqué du groupe agroalimentaire suisse. Les parts restantes détenues par les fondateurs devraient être transférées à Nestlé à compter du 3 juillet. « Yfood est l’une des principales marques européennes de smart food, proposant des repas prêts à boire nutritionnellement complets en Allemagne et en Europe. Ses produits sont disponibles dans 30 pays et dans plus de 50 000 points de vente », précise Nestlé. Son chiffre d’affaires s’est élevé à environ 150 millions d’euros en 2025, connaissant une « croissance à deux chiffres sur un an ». Nestlé entend développer cette marque en prévoyant son expansion vers « de nouveaux marchés au-delà de l’Europe ».

Coopératives : Vivescia va déployer huit centrales photovoltaïques sur du foncier non exploité

Deux dans les Ardennes, deux dans l’Aube et quatre dans la Marne : le groupe Vivescia (3,8 Md€ de chiffre d’affaires, 9 000 adhérents) compte implanter huit centrales photovoltaïques au sol, sur des terrains jusque-là non exploités, pour « valoriser durablement des actifs immobiliers, tout en associant performance économique et production d’électricité renouvelable », explique Cédric Cogniez, directeur général des activités agricoles et filières céréalières chez Vivescia. Ces projets, à taille industrielle, visent une production supérieure à 500 kilowatts-crête (kWc). En phase d’exploitation, cette opération devrait permettre de générer pour Vivescia une enveloppe de plus de 3 M€ de création de valeur, étalés sur une trentaine d’années, sans mobilisation d’investissement financier pour le groupe. Pour déployer ce projet, Vivescia a retenu Amarenco, acteur de référence du photovoltaïque à l’échelle européenne (déjà plus de 2 000 projets menés, 650 MW installés en 2025). Ce dernier assurera l’intégralité du développement des centrales – études, démarches administratives, financement, construction, exploitation-maintenance et démantèlement des installations en fin de vie – et portera l’ensemble des risques associés. En plus du foncier, Vivescia apportera son appui sur des points clés comme la sécurisation des terrains ou la concertation locale. (Anne Gilet)

Coopératives : les activités nutrition animale d’Oxyane regroupées sous l’entité Altévia

Oxyane annonce, le 4 juin, la nouvelle identité de son pôle nutrition animale : Altévia. Une seule bannière qui regroupe les différentes entités historiques, Seal (DNA, SNA et Bioséal), Soréal Sud-Est et Sofragrain, soit six sites industriels implantés dans l’Isère, la Drôme et l’Ain. « L’union de nos savoir-faire et de nos équipes renforce notre ancrage territorial, du Territoire de Belfort jusqu'à la Corse, au plus près de nos éleveurs et des filières d'élevage », précise le groupe. Derrière ce changement de nom, l’ambition reste, elle, identique : « accompagner le monde agricole vers une performance durable grâce à des solutions nutritionnelles d'excellence et adaptées au terrain ». Chez Oxyane, le pôle nutrition animale pèse près de 175 M€ de chiffre d’affaires, pour 320 000 t d’aliments fabriqués et près de 5 500 éleveurs livrés. (Anne Gilet)

Spiritueux : le bénéfice de Rémy Cointreau en net recul sous l'effet des droits de douane

Rémy Cointreau a annoncé le 4 juin un bénéfice net annuel en recul de 35 % pour son exercice décalé 2025-2026, sous l’effet de droits de douane additionnels appliqués en Chine comme aux États-Unis et de coûts de production accrus. Le groupe de spiritueux, qui a engagé ce printemps un plan de transformation, prévoit pour 2026-2027 « un retour à une croissance organique durable du chiffre d’affaires » et « une légère amélioration organique de la marge opérationnelle courante ». Pour cette année, le groupe a annoncé un bénéfice net de 79 millions d’euros (M€), pour un chiffre d’affaires de 935 M€, en repli de 5 %. Son activité est pénalisée aussi par les taux de change (dollar et yuan) et par une situation « complexe » en Chine, malgré un bon dernier trimestre pour le cognac dans la région Asie-Pacifique. Les résultats sont cependant légèrement supérieurs aux attentes des analystes, d’après Bloomberg, ce qui faisait grimper l’action à la Bourse de Paris. Dans les premiers échanges, vers 9h10 heure locale, le titre Rémy Cointreau prenait 9,49 %, à 41,06 €, peu après avoir grimpé de plus de 10 %.

Bière : Frenchfood Capital investit dans Fabulous French Brasseurs

Dans un communiqué du 1er juin, la société de gestion spécialisée dans l’alimentaire Frenchfood Capital a annoncé son entrée au capital du groupe brassicole Fabulous French Brasseurs (marques Sant Erwann et Britt). L’investissement est accompagné par BPI France et BNP Paribas Développement. D’après le quotidien régional Le Télégramme (article payant), Frenchfood Capital détiendrait désormais 65 % du capital du brasseur artisanal. L’opération « permet à l’entreprise (Fabulous French Brasseurs, NDLR) de se doter des moyens adéquats pour accélérer la croissance de ses marques au niveau national ». Le brasseur espère par exemple renforcer son outil industriel « via un plan d’investissement de 10 M€ sur les cinq prochaines années, dont la moitié engagée dès fin 2026 sur le site de Concarneau, pour en doubler la capacité ». Fabulous Frech Brasseurs s’appuie sur un réseau de quatre sites de production, répartis en Bretagne, en Bourgogne, et en Rhône-Alpes (Isère et Drôme). Sa capacité annuelle de production s'élève à environ 140 000 hl. Il revendique un chiffre d’affaires de 32 M€, « avec une croissance moyenne de 13 % par an depuis 2012 ».

Chicorée : Nestlé lance un nouveau produit sur le marché des boissons chaudes

Dans un communiqué du 3 juin, le groupe Nestlé a annoncé le lancement d’une boisson chaude à base de chicorée, sans caféine. Vendue sous la marque de Ricorée Chicorée Nature, sous forme soluble, l’entreprise revendique le fait que la chicorée servant à l’élaboration du produit provient intégralement de France, et principalement de la région Hauts-de-France. Le produit sera disponible début juin dans les rayons des supermarchés. Il répondra « à la demande croissante des consommateurs pour des boissons naturelles, sans caféine et source de fibres ». Nestlé fait état d’une bonne dynamique du marché de la chicorée utilisé dans la fabrication de produits copiant le café. Ce segment connaîtrait « une croissance de 6 % en volume et de 17 % en valeur en 2026 », indique le spécialiste de l’agroalimentaire, reprenant les données d’une étude du cabinet NielsenIQ. Il ajoute que « plus de deux millions de foyers » sont acheteurs chaque année, avec une fréquence d’achat en hausse.

Tomates d’industrie : le groupe CAPL lance sa propre ligne de cosmétiques

La coopérative CAPL, basée à Tarascon (Bouches-du-Rhône), va lancer cette année sa propre ligne de produits cosmétiques à partir des sous-produits de la transformation de tomate, a appris Agra Presse. Ce ne sont pas ses premiers pas dans cette filière. Depuis 2021, au travers de sa filiale Phenix en Provence, elle traite toutes les parties de la tomate : les graines pour la confection d’huile, la peau pour la cire, l’hydrolat pour les crèmes. Pour ce faire, elle a investi cinq millions d’euros pour développer des ingrédients à base de tomates entrant dans la composition de produits cosmétiques. La CAPL a mis en place plusieurs procédés comme l’extraction par CO2 supercritique ou une tour de séchage adaptée pour la tomate, un modèle unique en Europe. « Nos produits sont distribués par Roberlet à Grasse. Nos clients nationaux et internationaux (Aroma Zone, Shiseido, Chromavis…) apprécient une transformation décarbonée et n’utilisant pas de solvant », précise Patrice Florenti, directeur de la coopérative. Le groupe CAPL traite environ 85 000 t de tomates par an provenant de 50 producteurs adhérents.

Agenda de la semaine agricole du 8 juin 2026

Lundi 8 juin
181e session du Conseil de la FAO, à Rome, jusqu'au 11 juillet.

Mardi 9 juin
Colloque sur le photovoltaïque organisé par le Ser, à Strasbourg
Assises de la Fict (industriels charcutiers et traiteurs)
Premières Rencontres des fondations actionnaires
Conférence de presse de la fromagerie Dongé
Lancement d’Urbanaa, outil d’évaluation de la durabilité des projets d’agriculture urbaine

Mercredi 10 juin
La Commission européenne présente sa proposition pour augmenter les fonds de la réserve agricole afin de soutenir les agriculteurs touchés par l'envolée des prix des engrais
Journées nationales de Un Plus Bio, à Nîmes (Gard), jusqu'au 11
Voyage de presse Florette France/McDonald’s France, à Le Soler (Pyrénées-Orientales)
Conférence de presse de l'AOP Festival

Jeudi 11 juin
Commission de l’Agriculture du Parlement européen, à Bruxelles
Rencontre « Manger local, un levier de transitions » à l'Assemblée nationale 
Assemblée générale de la Cooperl (porc) et inauguration du nouveau siège, à Lamballe (Côtes-d’Armor)
Réunion d'information organisée par Cristal Union, à Troyes
Conférence de presse de Kronenbourg sur l’hôtellerie-restauration
Assemblée générale de Végépolys Valley, à Angers
Visioconférence d’Amarenco sur l'agrivoltaïsme et la viticulture
Présentation d'une étude sur le bio face aux arbitrages des consommateurs par So.bio et l'Ifop
Porte ouvertes professionnelles au Campus Fruits Rouges, à Allemant (Aisne)

Vendredi 12 juin
Congrès de la FNP (éleveurs de porcs, FNSEA), à Angoulême
Conférence Marchés mondiaux des viandes (Idele)
Bourse internationale de Paris, organisée par Agro Paris Bourse
Visites de plateformes de recherches de semences, organisées par Semae

Dimanche 14 juin 
Sommet des pays du G7, à Evian-les-Bains

Erratum sur le comité directeur d’Interbev

Contrairement à ce qui était indiqué par erreur dans l’Agra Fil daté du 4 juin, l’ancien président de la section veaux d’Interbev est bien Gilles Gauthier, et non Guillaume Gauthier (FNB, président de la commission Enjeux sociétaux).