Agra Business | Herbex/Flamingo/Nazca, Sazerac, Danone

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Herbes aromatiques : feu vert à l’acquisition d’Herbex par Flamingo et Nazca

La Commission européenne a autorisé, le 17 août en vertu du règlement de l’UE sur les concentrations, l’acquisition du contrôle conjoint de l’entreprise espagnole Herbex et de ses filiales par le Britannique Flamingo et l’Espagnol Nazca. Cette acquisition concerne principalement la production et la commercialisation d’herbes aromatiques fraîches et de légumes. Bruxelles précise que son évaluation, menée dans le cadre de la procédure simplifiée d’examen des concentrations, a conclu que l’opération notifiée ne soulevait aucune préoccupation en matière de concurrence, étant donné que la coentreprise exerce des activités négligeables dans l’Espace économique européen et que les entreprises concernées ne sont pas actives sur les mêmes marchés ni sur des marchés verticalement liés.

Cognac : 48 viticulteurs assignent le négociant Sazerac en justice pour rupture de contrat

Nouvel épisode dans la crise du cognac, 48 viticulteurs assignent en justice le négociant Sazerac, a révélé le 26 août l’UGVC (producteurs). Ils lui reprochent la « résiliation illicite de leurs contrats de livraison d’eaux-de-vie », selon un communiqué. L’affaire sera examinée le 1er septembre par le tribunal de commerce d’Angoulême. Dénonçant « une résiliation brutale et injustifiée », l’UGVC dit se joindre à la procédure, comme la Cnaoc (vignerons d’appellations). Début 2026, les 48 viticulteurs ont vu leur acheteur Sazerac « résilier du jour au lendemain les contrats qui les liaient depuis parfois des années, sans préavis ni justification ». « Une rupture totalement illégale », considère le syndicat. À ses yeux, la contractualisation constitue « l’un des piliers de l’organisation de la filière cognac ». Elle « apporte au viticulteur la visibilité nécessaire pour produire, investir et faire vivre son exploitation ». En contrepartie, elle « sécurise les approvisionnements des négociants, leur permettant de construire leur stratégie commerciale ». L’UGVC estime que « remettre en cause unilatéralement cet équilibre, sans justification, créerait un précédent particulièrement dangereux ».

Lait : les éleveurs nordistes contre l’arrêt de la collecte de lait écrémé par Danone

La FNPL (éleveurs, FNSEA) s’est publiquement alarmée le 28 août d’un arrêt de la collecte de lait écrémé par Danone auprès des producteurs du Nord-Pas-de-Calais. Danone « aurait également demandé aux industriels privés et aux coopératives auprès desquels elle s’approvisionne en lait et en produits laitiers de ne plus lui fournir de lait écrémé issu de notre territoire », écrit François Moreau, producteur de lait dans le Nord et trésorier de la FNPL, sur le réseau social LinkedIn. « Cela risque de mettre en péril plusieurs exploitations familiales et, au-delà, de fragiliser durablement un modèle de production laitière » au profit « d’une stratégie industrielle de standardisation des approvisionnements ». Interrogé par Agra Presse, Danone se montre rassurant. « Danone a partagé avec ses partenaires laitiers ses réflexions sur les évolutions susceptibles d'intervenir à horizon 2028 concernant la matière première écrémée. Ces évolutions font actuellement l'objet de discussions avec les parties prenantes », explique le service communication, assurant être « ouvert à la discussion avec l'ensemble des acteurs concernés ». Danone « réaffirme son engagement durable en faveur de l'agriculture et des territoires du Nord ». L’industriel exploite deux sites de production dans la région, à Bailleul et Steenvoorde, et collecte le lait auprès de 450 exploitations agricoles.