Agra Business | Isigny Sainte-Mère, Valorex, la Pallice, Fuseau

hero

Lait : CA « historique » d’Isigny Sainte-Mère, en hausse de 21% en 2025

La coopérative Isigny Sainte-Mère (Calvados) a réalisé un chiffre d’affaires « historique » de 661 millions d’euros en 2025, en hausse de 21% par rapport à 2024, selon son dernier rapport annuel publié fin mai. La rentabilité progresse aussi fortement avec un EBE atteignant 58,3 millions (31,1 millions en 2024). Ce résultat s’explique par des ventes de produits frais en hausse de 3,38%, mais surtout par un rebond des ventes de poudres de lait infantiles qui représentent plus de la moitié de l’activité d’Isigny Sainte-Mère. « Après le repli significatif observé en 2024, l’activité a connu un redressement marqué. Nos clients historiques, notamment notre partenaire H&H, ont globalement renforcé leurs niveaux de commandes, générant une activité soutenue et continue », peut-on lire. Pour mémoire, l’année 2024 avait été marquée par un trou d’air pour les ventes de la coopératives (-14,6% de chiffre d’affaires et -20,1% de tonnage de poudre al lait infantile) notamment à cause d’un marché chinois marqué par une natalité en berne et l’obligation faite par les autorités chinoises de réenregistrer les formules de lait infantile. La Chine est un débouché important pour la poudre infantile de la coopérative qui compte comme associé non-coopérateur le groupe agroalimentaire H&H, basé à Hong Kong.

Lait : collecte « inédite » et prix en hausse à Isigny Sainte-Mère en 2025

La coopérative Isigny Sainte-Mère (Calvados) annonce une collecte de lait de vache 2025 en progression de 4,35% par rapport à 2024, à 284 millions de litres, « un niveau inédit dans l’histoire de notre coopérative », selon le rapport annuel 2025 publié fin mai. Le prix de base du lait conventionnel a progressé, passant de 502,82 à 530,64 euros/1000 litres, et de 533,77 à 550,79 euros/1000 litres tous compléments inclus. La collecte de lait bio est en hausse de +7,64% sur l’année à 14,3 millions de litres. Le prix de base a progressé passant de 530,85 à 555,52 euros/1000 litres. Cette collecte 2025, dont la hausse est supérieure à la moyenne nationale établie à +2,2%, s’est déroulée dans « un contexte exigeant » marqué par « plusieurs crises sanitaires affectant le monde de l’élevage, au premier rang desquelles la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) », mais les 590 éleveurs de la coopérative représentant 380 fermes « n’ont pas été directement impactés ». En revanche, « la fièvre catarrhale ovine (FCO) aura, quant à elle, pénalisé certaines de nos exploitations sans avoir d’impact sur la collecte de la coopérative. »

Lin : Valorex veut augmenter de 40% ses volumes de graines d'ici 2030

Dans un communiqué paru le 21 juin, l'entreprise Valorex annonce qu'elle ambitionne d'augmenter de 40% ses volumes de transformation de graines de lin, pour atteindre 100 000 tonnes par an d'ici 2030, soit 15 000 hectares supplémentaires. Créée en 1993 à Combourtillé (35), l’entreprise Valorex est spécialiste de la cuisson de graines oléagineuses et protéagineuses pour l’alimentation animale et humaine. L'entreprise est à l'origine d'une méthode pour réduire les émissions de gaz à effet de serre appelée Eco-Méthane. En 2024, dix entreprises de nutrition animale (dont Unéal ou Tromelin) ont annoncé qu'elles s'engageaient, avec Valorex, à réduire ensemble de 250 tonnes leurs émissions de méthane entérique sur l'année 2024. Elles devaient valoriser, auprès de 380 éleveurs, la méthodologie Eco-méthane, d'ores et déjà labellisée «bas carbone», qui consiste à enrichir en acides alpha-linoléniques (ALA) les rations des vaches laitières, et dont la performance climatique est mesurée par le taux d'acides gras dans le lait. 

Export de céréales: à la Pallice, retour à un «chargement correct» en 2025/26

À l’occasion de la bourse de la Rochelle du 19 juin, Vincent Poudevigne, directeur général du groupe Sica Atlantique est revenu sur la campagne export de céréales de 2025/26. « Avec 2,1 millions de tonnes chargées, soit + 30 % en un an, nous avons renoué avec un chargement correct, explique-t-il. Le blé tendre s’attribue la moitié de ces volumes, les orges 30 %, le maïs 10 % et le blé dur 6 %. » Principales destinations : l’Afrique de l’Ouest (725 000 t, soit près de 72 % des volumes totaux de blé tendre) avec en tête Maroc, Côte d’Ivoire, Sénégal et Mauritanie. Suivent la Chine (200 000 t), l’Arabie Saoudite (200 000 t), l’Espagne et le Portugal (150 000 t à eux deux) et le Royaume-Uni (83 000 t). Du côté de Soufflet Négoce, également implanté sur le port via Socomac, l’export de grains est passé de 1,3 à 1,6 Mt en un an, dont 750 000 t de blé tendre, 400 000 t d’orge fourragère, 280 000 t de maïs et 111 000 t d’orge de brasserie : 55 % de ces tonnages partent vers le grand export et 45 % en Europe. Les deux opérateurs soulignent la nette augmentation du pré-acheminement ferroviaire : 30 % des volumes pour Socomac et près de 40 % pour la Sica. En cause ? « Le manque de chauffeurs de camions, la volonté pour les opérateurs de verdir leur activité... et des contrats attractifs », souligne Frédéric Guillemin, directeur pôle blés chez Soufflet Négoce. (Anne Gilet)

Engrais : à La Pallice, à peine 5 % des achats réalisés à date pour les prochains semis

« En moyenne, les autres années, mi-juin, près de 35 % des achats de fertilisants azotés sont déjà réalisés pour la prochaine campagne, rappelle Sébastien Hamon, directeur pôle solides à la Sica Atlantique. Au 19 juin, nous n’en sommes qu’à 5 %. Le marché reste illisible dans un contexte géopolitique chahuté. » Si la promesse d’un accord entre l’Iran et les États-Unis, et la réouverture du détroit d’Ormuz, a déjà fait reculer le prix du pétrole, et par ricochet celui de la solution azotée de près de 300 € la tonne en quelques heures (le pic des 700 € avait été dépassé), l’incertitude reste totale pour les prochaines semaines et donc, pour les implantations à l’automne. Face à des coûts de production en forte hausse pour les céréales, la jachère pourrait gagner des hectares, notamment dans les zones de polyculture-élevage et de viticulture. Mais si le prix des engrais continuait à baisser, certains agriculteurs pourraient, au dernier moment, ajuster leur assolement et conserver la sole initialement prévue pour le blé tendre notamment. « Et dans ce cas, pas de souci, nous mettrons en place la logistique nécessaire pour livrer dans les temps nos clients », insiste-t-il. (Anne Gilet)

Grossistes : en Maine-et-Loire, Fuseau investit 10 M€ dans un nouveau site logistique

L'entreprise familiale Fuseau, grossiste en agroalimentaire, vient d'ouvrir à Beaucouzé (49) un nouveau pôle logistique. Elle a investi 10 millions d'euros dans un bâtiment de 7 500 m² afin de répondre à la croissance de ses activités. Né en 1973 sur le métier de la distribution de levure, Fuseau propose aujourd'hui près de 20 000 références (sucre, chocolat, graines, alcools, conserves, mélanges maison...) aux professionnels de la boulangerie, de la pâtisserie, et à l'industrie agroalimentaire. Le nouveau site offre 6 500 emplacements de stockage de matières premières dans trois zones distinctes : température ambiante, froid positif, froid négatif. Cet investissement important débouchera sur la création de 15 emplois pour atteindre les 145 collaborateurs. A l'étroit dans ses murs, Fuseau a décidé d'accélérer ce projet immobilier face à «l'impossibilité d'obtenir la certification IFS Logistique, devenue indispensable pour travailler avec les industriels», explique Christophe Fuseau, son président. Grâce à la capacité de stockage accrue et à la possibilité de réceptionner et d'expédier des conteneurs complets, Fuseau se donne «un atout stratégique pour gagner en compétitivité et conquérir de nouveaux marchés, notamment auprès des industriels et de l'export», ajoute le dirigeant. (Thierry Goussin)

AgroFoodTech: trois start-up françaises sélectionnées dans l'accélérateur de l’EIC

Le Conseil européen de l'innovation (EIC) a dévoilé le 15 juin 2026 les lauréats de la dernière cession de son programme EIC Accelerator (lire l’article ici). 38 start-up et PME innovantes ont été sélectionnées dans 16 pays de l’UE, et la France arrive en tête avec six entreprises lauréates, suivie du Royaume-Uni (cinq) et de l'Allemagne, la Suède et la Suisse (quatre chacun). Parmi les six françaises, trois start-up figurent dans le secteur de l’AgriFoodTech : Amatera, Nūmi, et Spore.Bio. Et ce secteur compte également une quatrième start-up, avec le néerlandais Vivici, spécialiste de la fermentation de précision. Ces 38 entreprises « ont été choisies pour leurs technologies de rupture et leur fort potentiel commercial, obtenant ainsi un soutien combinant subventions et prises de participation », explique l’EIC dans son communiqué. Les 4 start-up du secteur de l’AgriFoodTech citées, ont obtenu un financement mixte. Perrine Delfortrie, Agra Innovation.