Agra Fil du 11 juin 2026

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OCM : Sargiacomo dévoile les contours de son projet de rapport avant sa publication

Dans un entretien accordé le 10 juin, le rapporteur du Parlement européen sur la modification du règlement OCM de la Pac, le socialiste français Éric Sargiacomo, a livré à Agra les éléments de son projet qui sera présenté le 29 juin aux eurodéputés de la commission de l’Agriculture. Au cœur de ses 202 amendements : l’amélioration de la boîte à outils de gestion des crises qui tendent à se normaliser. Il propose notamment la constitution de stocks stratégiques tout en se défendant d’être « dans une vision passéiste des stocks des années 80 ou 90 avant la nouvelle Pac ». Il plaide donc pour une gestion souple se fondant sur le modèle finlandais. « Nous ferons tout pour que les stocks n'aient pas de conséquences sur la formation des prix et donc d'intervention sur les marchés », veut-il croire. Il souhaite, en outre, le maintien des programmes opérationnels, dont il loue les performances et l’effet de levier. L’idée serait de garder un financement uniquement européen pour assurer la continuité des programmes. Autre sujet majeur : la révision à la hausse de seuils des prix d’intervention de la Pac à au moins 80 % du niveau des coûts de production. Ces seuils pourraient également servir de référence afin d’activer des mesures de sauvegarde visant à limiter les importations en cas de surproduction. Il ambitionne, par ailleurs, d’apporter des « simplifications administratives » supplémentaires dans la gestion des programmes à destination des écoles et enfin, il souhaite élargir les productions éligibles aux interventions sectorielles.

Pesticides : les Etats membres voudraient augmenter les périodes d'autorisation sans les rendre illimitées

La présidence chypriote du Conseil de l’UE a finalisé un projet de compromis (vu par Agra) sur la proposition de simplification omnibus concernant la sécurité alimentaire (en particulier les pesticides) qu’elle espère faire adopter par les ambassadeurs de l’UE le 12 juin. Le texte prévoit de réserver les autorisations illimitées (voulues par la Commission européenne) aux seules substances pesticides à faible risque. Et à titre de compromis, il est proposé de porter à vingt-cinq ans au maximum (contre quinze ans dans la législation actuelle) la période de réautorisation de mise sur le marché d’une molécule. Pour une première approbation, une période de quinze ans (contre dix actuellement) serait prévue. La durée maximale actuelle seraient maintenue pour les substances candidates à la substitution (7 ans). Une autre évolution par rapport à la proposition initiale de Bruxelles concerne les molécules de biocontrôle. Celles-ci pourront effectivement bénéficier de la procédure d’examen accélérée mais toutes les autres procédures facilitées initialement prévues par la Commission ont été supprimées. Les procédures comme la reconnaissance mutuelle obligatoire les autorisations temporaires (en attendant une évaluation complète) ou encore les autorisations illimitées seraient réservées aux molécules à faible risque (dont les molécules de biocontrôle peuvent toutefois faire partie). Enfin, sur les limites maximales de résidus dans les importations, il est proposé, en attendant l’étude complète que la Commission européenne doit mener, d’évaluer la possibilité de les ramener à zéro sur la base d’études d’impact (économique, commercial…) au cas par cas.

Engrais : la Commission européenne débloque 300 millions d'euros supplémentaires

La Commission européenne a publié, dans la soirée du 9 juin, son projet de budget rectificatif pour 2026 qui prévoit d'ajouter 300 millions d'euros à la réserve agricole afin de venir en aide aux agriculteurs affectés par l’envolée des prix des engrais. Cette nouvelle enveloppe, dont le montant restait à préciser, avait été annoncée dans le cadre du plan d’action sur les engrais présenté le 19 mai. À la Commission européenne, on précise être en train d’évaluer le montant exact qu’il reste dans cette réserve. Environ 200 millions d’euros seraient disponibles selon des estimations préliminaires ce qui porterait l’enveloppe de l’aide d’urgence du plan engrais à au moins 500 millions d’euros au total. Les détails en seront présentés le 12 juin mais il faudra attendre environ deux semaines pour connaître la clef de répartition exacte entre les Etats membres (au moment de l’examen du texte en comité permanent). Le même jour, Bruxelles présentera aussi ses propositions législatives d’amendement ciblé de la Pac prévue dans le plan d'action. Elles permettront notamment, une fois validées par les colégislateurs, de créer un nouveau fonds de liquidités autorisant les États membres à allouer des fonds de développement rural non utilisés aux agriculteurs affectés et procéder à des paiements anticipés.

Engrais : un temps envisagée, l’idée de stocks stratégiques remisée par le ministère

Le ministère de l'Agriculture a bien réfléchi à la mise en place de stocks stratégiques pour résoudre la crise actuelle sur le marché des engrais mais le projet a été vite abandonné, indiquent plusieurs professionnels proches du dossiers, confirmant une information de Contexte. « On ne met pas en place une politique de stock stratégique quand les prix sont hauts », prévient Cédric Benoist, secrétaire général adjoint de l’AGPB. En effet, créer une demande supplémentaire, émanant de l’État, risquerait d’enflammer encore davantage les cours mondiaux et surtout européens. Les exportateurs potentiels, voyant une opportunité, en profiteraient pour augmenter leurs prix de vente. Ajoutons à cela un coût budgétaire très élevé. D’autres professionnels de la filière expliquent qu’acheter au prix fort impliquerait de revendre par la suite à un prix plus bas, grevant davantage le budget de l’État. Enfin, « les engrais ne se stockent pas comme des céréales, avec un risque prix et qualité », rappelle Cédric Benoist. D’autres mesures de soutien sont possibles, mais le gouvernement n’a pas encore arbitré, attendant notamment d'en savoir davantage sur l'enveloppe allouée par l'UE, relate l’élu de l’AGPB.

Engrais : l’AGPB veut une enquête anti-trust et une aidée ciblée sur les produits importés

Face à la flambée des prix des engrais, les aides publiques qui seront versées sous forme de subvention doivent cibler les produits importés que sont l'urée et la solution azotée, estime Cédric Benoist, secrétaire général adjoint de l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA), contacté par Agra Presse. L’aide doit soulager la trésorerie des agriculteurs, les inciter à se couvrir, et ouvrir un peu plus le flux d'importations, afin de faire pression sur les cours des ammonitrates produits en Europe. En ce sens, un «premier pas» a été franchi selon lui la semaine dernière, avec la suspension des droits de la nation la plus favorisée (NPF) sur la solution azotée et l’urée, «mais malheureusement avec des quotas et une durée limitée ». Par ailleurs, l’association spécialisée réclame une enquête antitrust sur le marché des engrais azotés en Europe. Une enquête de ce type a été enclenchée par le ministère états-unien de la justice en mars, rapportent plusieurs médias anglosaxons. Cédric Benoist rappelle que le marché des engrais azotés en Europe est très concentré, de type oligopole. « Les prix de l’urée ont baissé un peu partout dans le monde, sauf en Europe », pointe-t-il. 

Engrais : les distributeurs Afcome plaident pour un soutien public inspiré de l'Espagne

Dans le contexte actuel de tension sur le marché des engrais azotés, l’Afcome (distributeurs et fabricants d’engrais de mélange français) verrait d’un bon œil une subvention à l’agriculteur, sans distinction des produits achetés, comme cela a été décidé en Espagne, où l'aide peut atteindre 55 €/ha, plafonnée à 16 500 € par exploitation agricole. Contactés par Agra presse, les distributeurs estiment que l'avantage de cette aide est d’être en partie déconnectée du marché des engrais, et de ne pas ajouter de «demande artificielle» susceptible de renforcer la flambée des prix, tout en permettant de soulager la trésorerie des agriculteurs. Ces derniers seraient ainsi en mesure de se positionner davantage à l’achat, selon leurs besoins. En effet, le marché national des engrais reste très peu dynamique, avec un retard important dans les achats par rapport à d’habitude. L’Afcome rapporte que, théoriquement et avec bien entendu des variations selon les années, l’approvisionnement hexagonal est couvert aux alentours de 50 % sur la période juin-juillet. Mais ce taux ne serait qu’actuellement autour de 10-15 %, selon l’association.

Engrais : la FNSEA pousse un projet d'azote décarboné sur le site de Grandpuits

À l'occasion d'une audition devant la commission des Affaires économiques du Sénat, le 10 juin, le président de la FNSEA a indiqué qu'il poussait le gouvernement à aider la reconversion du site de production d’ammonitrates LAT Nitrogen (Agrofert) de Grandpuits, dont la fermeture est annoncée depuis un an et demi, vers la production d'engrais azotés décarbonés. « Nous sommes allés voir l'État pour dire : " C'est le moment de se poser la question de la production d'engrais décarbonés " », a expliqué Arnaud Rousseau, soulignant la proximité du site avec la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine. L'agriculteur en a discuté avec le Premier ministre, la ministre de l'Agriculture et le ministre de l'Industrie, qu'il doit rencontrer prochainement pour discuter « du retour sur investissement, qui n'est pas garanti à ce stade ». Le président de la FNSEA s'est par la suite interrogé, au vu de la dépendance de la France aux importations de gaz : « Est-ce qu'on peut avoir une stratégie interne dans laquelle nous essayerions de passer un cap technologique avec des politiques publiques qui compensent le gap de prix au départ ? » Au printemps, l’État a déjà annoncé 144 millions d’euros d'aide pour soutenir l’entreprise Hynamics (filiale d'EDF) dans la production d'hydrogène renouvelable et bas carbone pour le secteur des engrais. Concrètement, le projet HyforSeeds installera et exploitera une unité de production d'une capacité de 50 MW sur le site de LAT Nitrogen dans la zone industrielle d'Ottmarsheim-Chalampé (Haut-Rhin).

UE/Afrique : conclusion d’un accord avec les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles

L’UE et quatre États d’Afrique orientale et australe (Comores, Madagascar, Maurice et Seychelles) ont annoncé le 10 juin la finalisation des négociations sur la modernisation de leur accord de partenariat économique (APE). Au niveau agricole, l’APE va mettre en place un partenariat agricole favorisant un dialogue renforcé visant à soutenir des chaînes de valeur agroalimentaires plus durables. L’accord offre également aux producteurs de la région un accès préférentiel, sans droits de douane ni contingents au marché de l’UE. De son côté, l’UE bénéficie d’une libéralisation progressive de ses exportations même si l’APE préserve la marge de manœuvre politique de ces pays africains pour protéger les secteurs agricoles sensibles. Par ailleurs, l’exécutif européen précise que l’UE protégera les deux indications géographiques existantes de la région à savoir le rhum et le sucre non raffiné de Maurice. Il ajoute que 135 indications géographiques de l’UE seront protégées à Madagascar, à Maurice et aux Seychelles après une période de transition. L'APE prévoit la possibilité d’ajouter de nouvelles dénominations. Bruxelles assure enfin que « tous les produits alimentaires importés doivent continuer à respecter pleinement les normes de l’UE ». L’accord va à présent suivre la procédure classique de conclusion des accords commerciaux de l’UE.

Climat/Asie : l'Inde confirme vouloir couper l’eau des fleuves qui coulent au Pakistan

L'Inde a confirmé qu'elle voulait priver le Pakistan de l'eau des fleuves qui prennent leur source sur son territoire, un an après avoir dénoncé unilatéralement un traité de partage des eaux en représailles à un attentat attribué à Islamabad. « Plus une goutte d'eau ne coulera [au Pakistan Ndlr] dans les années qui viennent », a affirmé le ministre indien de l'Eau, C.R. Patil, dans un entretien accordé le 9 juin à l'agence de presse ANI. « Nous y travaillons activement », sur « directive » du Premier ministre Narendra Modi, a ajouté M. Patil. La semaine dernière, le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Tahir Andrabi, a dénoncé deux projets indiens d'aménagement du bassin du Chenab qui, selon lui, vont affecter son débit en aval. Islamabad répète que toute tentative de modifier le débit des fleuves serait considérée comme un « acte de guerre ». Signé en 1960, le traité bilatéral de partage des eaux de l'Indus répartit le contrôle du bassin de six cours d'eau qui naissent dans le Cachemire indien et se rejoignent en aval pour grossir l'Indus au Pakistan. Les experts soulignent que les barrages actuellement en service en Inde ne peuvent pas bloquer et détourner les eaux qui coulent vers le Pakistan. En revanche, des lâchers ou retenues d'eau en amont peuvent sérieusement perturber l'irrigation des cultures.

Climat : les conditions extrêmes deviennent « la norme », alerte l'institut Copernicus

Les phénomènes météorologiques extrêmes deviennent « la norme » en Europe, alerte l’observatoire climatique européen Copernicus dans un rapport publié le 10 juin. « En Europe, une vague de chaleur inhabituellement précoce et intense montre à quelle vitesse les phénomènes climatiques extrêmes sont en train de devenir la norme plutôt que l’exception », a affirmé Samantha Burgess, climatologue de Copernicus, citée dans un communiqué. Le mois de mai se classe au deuxième rang des mois de mai les plus chauds jamais enregistrés, derrière le record de chaleur de mai 2024. Il a établi de nombreux records mensuels sur le continent, et engendré des situations « particulièrement difficiles » en France, au Royaume-Uni, en Irlande et au Portugal. Selon l’observatoire, ce phénomène s’inscrit dans une tendance de fond marquée par un réchauffement « rapide » de l’Europe et « des vagues de chaleur plus fréquentes, plus intenses et survenant plus tôt dans la saison ». À l’échelle mondiale, la température moyenne a atteint 15,81°C en mai, 1,42°C au-dessus des valeurs estimées pour la période préindustrielle (1850-1900). Le climat a été mis sous pression par des températures « exceptionnellement élevées » de l’eau dans le Pacifique tropical, alors que le Pacifique équatorial « poursuit sa transition vers des conditions El Niño, attendues dans les mois à venir », explique Copernicus. 

Vin/tunnels de prix : le ton monte entre l'aval et la FNSEA au conseil Vin de FranceAgriMer

Au conseil spécialisé Vin de FranceAgriMer le 9 mai, son président Jérôme Despey (FNSEA) a été vivement critiqué par l’aval de la filière pour son soutien aux «tunnels de prix», inscrits dans le projet initial de loi d'urgence agricole, et remplacés à l'Assemblée par des «prix planchers». L’UMVIN (négoce en vin), qui s’était déjà opposée le 20 mars à des « prix planchers sous la forme de tunnels de prix adossés aux seuls coûts de production », s’en est pris directement à lui, rapporte à Agra Presse un participant. Une opposition de l’aval mal vécue par la FNSEA. Le président Arnaud Rousseau, auditionné le 10 juin par la commission des Affaires économiques du Sénat, a ainsi rapporté les faits : « Hier (lundi), il y a eu un conseil spécialisé où il y a eu une attaque en règle des exportateurs à l'encontre du président du CS et de la FNSEA, que je ne laisserai pas en l'état ». « On peut discuter avec tout le monde (...) mais on ne peut pas voir des bouteilles de vin à 1€99 », estime Arnaud Rousseau. « Il faut éviter les prises de parole intempestives qui cherchent un bouc émissaire », a-t-il poursuivi. Egalement auditionnée la veille, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard s’était dit attentive au résultat des discussions sur les «tunnels de prix» au conseil spécialisé Vin, où une « unanimité » s’est exprimée contre les «prix planchers» votés à l’Assemblée, rapporte la source.

Tunnels de prix : face au Sénat, les positions divergentes des syndicats agricoles

À l'occasion de leur audition par la commission des Affaires économiques du Sénat, le 10 juin, les principaux syndicats agricoles ont présenté des positions divergentes sur les tunnels de prix et les prix planchers en vue de l'examen du projet de loi d'urgence par la chambre haute. La FNSEA n'est « pas favorable aux prix planchers », car ils ne fonctionnent pas « dans une économie ouverte », a expliqué son président Arnaud Rousseau. Concernant les tunnels de prix, la FNSEA souhaite qu'ils se basent sur des indicateurs interprofessionnels et que l'État puisse les lancer en cas d'absence prolongée d'accord en interprofession. La veille, la ministre de l'Agriculture a indiqué qu'elle s'opposait à ce que l'État intervienne en arbitre en l'absence d'accord. De son côté, la Confédération paysanne s'est dite favorable aux tunnels de prix « à condition qu'ils se confrontent au droit européen, avec un prix plancher et une gestion dynamique des volumes » et qu'ils soient « arbitrés par l'État ». De son côté, le président de la Coordination rurale, Bertrand Venteau, n'est pas intervenu directement sur ce dossier. Dans son propos liminaire, il a évoqué les aides Pac, demandant un retour à des prix d'intervention.

Lait : bras de fer Fnil-FCD sur le logo garantissant l’origine France

Les discussions se poursuivent actuellement au sein du Cniel (interprofession laitière) pour doter les produits laitiers d’un logo facultatif garantissant leur origine française, semblable à ceux portés par l’Association des produits agricoles de France (Apaf) tels que œufs de France, fruits et légumes de France, etc. Si les différents collèges semblent partisans de se doter d’un tel logo, un point de blocage est constitué par une clause exigeant que le produit commercialisé en GMS en France ait été négocié dans une centrale d’achat française et non à l’étranger. Cette obligation portée par la Fnil (industriels), représentant le collège des transformateurs, permettra « d’éclairer les consommateurs dans leurs choix », selon elle. Mais cette clause est refusée par le collège des distributeurs. « Nous voulons nous en tenir au cahier des charges de l’Apaf qui porte sur la production et la transformation du produit, sans prendre en compte le mode de négociation », indique Marc Delage, président du collège (FCD). Il s’étonne que cette demande ait été introduite par l’industrie laitière alors que les autres filières ayant adopté un logo de l’Apaf ne l’ont pas intégré. Les distributeurs, de leur côté, ne veulent pas perdre la liberté de négocier au niveau européen, notamment avec les plus grands industriels. 

Volailles/abattoirs : Allier Volailles et les Volailles Vey (Haute-Loire) fusionnent

Dans un communiqué paru le 1er juin, la société d'abattage-découpe Allier Volailles (groupe Solexia), spécialiste des Label rouges et IGP « volailles fermières d’Auvergne », annonce qu'elle « absorbe » son homologue les Volailles Vey (Polignac, en Haute-Loire) « et renforce sa position sur le marché français ». Cette fusion « permet notamment de consolider les capacités d’élevage et de production des deux sites », explique l'industriel, qui a été racheté par le fonds d'investissement lyonnais Solexia en 2020. Allier Volailles annonce un investissement de 1 M€ dans l’acquisition d’une « machine de découpe automatique de dernière génération », qui doit permettre « d’augmenter les volumes et surtout d’optimiser les performances industrielles, garantissant des prix plus attractifs pour les professionnels – bouchers, grande distribution, rôtisseurs, collectivités... » Pour l'entreprise, cet investissement « répond à la progression soutenue de la demande pour le poulet standard d’origine française, un segment clé du marché, qui offre un équilibre entre qualité et prix accessible ». En 2019, Allier Volailles commercialisait des volailles fermières d’Auvergne Label rouge et IGP, du poulet bio et du poulet du Bourbonnais, selon Linéaires. Elle réalisait 14,2 M€ de chiffre d’affaires. Quant à Vey, elle a généré un chiffre d'affaires de 9,5 M€ en 2024, selon la presse locale.

Insectes : l'australien Goterra en redressement judiciaire (presse)

La start-up australienne Goterra, spécialiste de l’élevage et transformation d’insectes, est en redressement judiciaire, selon un article du 9 juin publié dans le média Smart Compagny. « Un représentant de Goterra a déclaré que la start-up n'a pas réussi à sécuriser les investissements nécessaires pour développer ses activités de traitement des déchets », affirme le média. Deux administrateurs du cabinet Teneo ont été nommés pour superviser cette période d’incertitude. « Teneo a été nommé et leur objectif, tout comme le nôtre, est d'obtenir le meilleur résultat possible grâce au processus d'administration, y compris une vente globale de l'entreprise en activité », selon un porte-parole. La technologie de Goterra était différente des grandes usines développées notamment en France. Elle repose sur des unités autonomes de la taille d'un conteneur maritime où des larves de mouches soldats noires sont nourries de restes alimentaires. Ces unités sont capables de fonctionner en continu avec un minimum de surveillance. Les mouches soldat noires sont ensuite transformées en aliments pour animaux et leurs déjections en engrais.

Alcools : les grossistes en boissons rejoignent l’association Prévention & Modération

La Fédération nationale des boissons (grossistes) devient membre associé de l’association Prévention & Modération, ont-elles annoncé le 10 juin dans un communiqué. Toutes deux poursuivent des « objectifs communs : sensibiliser les publics aux risques liés à une alcoolisation excessive et promouvoir la modération, avec une attention particulière portée aux mineurs et aux publics ne devant pas consommer ». Le 26 mai, Prévention & Modération avait annoncé le déploiement dans neuf grands festivals de ses bornes éthylotests interactives, une campagne « Prenez le temps de souffler » que la FNB soutiendra. Plus de 100 000 tests d’alcoolémie sont ainsi prévus en trois mois cet été. Prévention & Modération est une association créée en 2019 par Brasseurs de France, la Fédération française des spiritueux et la Fédération française des vins d’apéritif.

Céréales : Eric Thirouin réélu à la tête de l’AGPB

Suite à son assemblée générale, l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) a annoncé, dans un communiqué du 10 juin, la réélection à sa présidence d’Eric Thirouin. « Cette réélection s’inscrit dans la volonté de poursuivre le travail engagé pour défendre l’avenir de la production céréalière française », relate le communiqué. Le contexte est particulièrement adverse pour les céréaliers : trois années consécutives de revenus négatifs, baisse des surfaces lors des dix dernières années, perte de compétitivité face aux voisins européens, tensions géopolitiques, flambées des engrais etc. « Plus que jamais, nous devons remettre la production au cœur des politiques agricoles françaises et européennes afin de garantir notre souveraineté alimentaire », s’exprime dans le communiqué Eric Thirouin.