Agrafil du 11 mars 2024

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Pesticides: Bayer travaille à l'élaboration d'un substitut au glyphosate

Bayer travaille à l'élaboration d'un substitut au glyphosate, a indiqué le patron du groupe chimique allemand Bill Anderson, à propos de l'herbicide controversé, dans un entretien au journal dominical allemand Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung. «Nous testons cette nouvelle substance sur de vraies plantes. Il s'agit de la première innovation révolutionnaire dans ce domaine depuis trente ans. Notre objectif est de mettre ce nouveau produit sur le marché en 2028, donc dans quatre ans», a-t-il déclaré au journal allemand. Bayer se débat avec quantité de procès aux Etats-Unis liés aux effets cancérigènes présumés du glyphosate produit par Monsanto, groupe américain que la firme allemande a racheté en 2018 pour 60 milliards de dollars. A fin janvier, 54.000 dossiers restaient à régler sur un stock de 167.000 demandes enregistrées. Bayer s'est vu infliger dernièrement des condamnations se chiffrant en milliards de dollars, avec des procédures en appel toujours en cours. Au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, M. Anderson a répété que son groupe voulait accélérer le règlement des litiges liés à l'herbicide. «Nous allons améliorer notre stratégie de défense et voir ce que nous pouvons faire hors des salles des tribunaux pour limiter les risques juridiques», a-t-il affirmé. «Je comprends l'intérêt pour davantage de détails, mais ce ne serait pas dans notre intérêt de divulguer notre stratégie» aux avocats américains, a-t-il ajouté.

Agriculture de conservation: le projet de l’Apad finalement labellisé bas carbone

Dans un communiqué de presse paru le 7 mars, l’association pour la promotion d’une agriculture durable (Apad) se réjouit d’avoir reçu trois jours auparavant la notification officielle attestant de l’attribution du label bas carbone (méthode grandes cultures) à son projet «Du carbone au cœur des sols». «Cette labellisation vient confirmer la reconnaissance de l’agriculture de conservation des sols comme système durable au bénéfice de tous, en particulier dans la lutte contre le changement climatique», souligne l’association. En 2020, l’Apad avait lancé le label «Au cœur des sols», avec l’objectif de «valoriser économiquement ceux qui pratiquent ce système productif, durable et vertueux notamment par la vente de crédits carbone». L’année suivant, les agriculteurs de l’Apad avaient monté le projet «Du carbone au cœur des sols», avec «l’espoir de faire valoir leur contribution à la neutralité carbone». Face «au silence et aux tracasseries administratives auxquels elle faisait face dans l’instruction de labellisation du label», l’Apad avait dénoncé en février «l’absurdité du système administratif français, qui met à mal un projet vertueux créé par et pour les agriculteurs au bénéfice de tous».

Sucre: en Guadeloupe, la campagne sucrière bloquée sur le prix de la canne

Les cannes à sucre sont toujours sur pied dans les champs de Guadeloupe. Pour la deuxième année, les planteurs refusent de démarrer la campagne. «On n'ira pas tant qu'on travaillera à perte», prévient Wilhem Monrose au nom de ces agriculteurs en colère. Une vingtaine d'entre eux se sont réunis le 8 mars devant l'usine Gardel du Moule, dans l'est de la Grande-Terre, espérant un rendez-vous avec le directeur de la dernière unité sucrière de Guadeloupe continentale. Leur revendication: un prix plancher d'achat de la tonne de canne à 120 euros, sans condition de richesse saccharine, et fixé sur trois ans. «Sans ça, on ne coupe pas et on fait une année blanche. Avec ça, on peut commencer lundi», martèle Rony Crane. Ce responsable de la Coordination rurale de Guadeloupe rappelle que les planteurs demandaient initialement 160 euros, et donc qu'ils ont revu leur revendication à la baisse: «On est capable d'entendre que cela dépasse le chiffre d'affaires de l'usinier». La sucrerie garde portes closes, à l'initiative de l'usinier lui-même, indique à l'AFP le directeur Nicolas Philippot, qui a mis son personnel au chômage technique. Et a refusé, le 8 mars, d'entrer dans une nouvelle discussion avec les planteurs qui s'étaient rendus devant ses portes. «L'année dernière, on a accepté de couper parce qu'on nous a vendu des négociations après la signature de la convention» qui fixe le prix pour cinq ans, rappelle pour sa part Wilhem Monrose, un des porte-parole du collectif de planteurs mobilisés. La tonne de canne était alors passée de 89 à 109 euros, mais les planteurs attendent toujours les discussions promises, selon leurs représentants.

Commerce équitable: Max Havelaar veut promouvoir des «territoires juste rémunération»

Max Havelaar s’associe avec des collectivités locales pour expérimenter des solutions permettant une «juste rémunération» des producteurs agricoles, notamment par la commande publique, a annoncé récemment le label de commerce équitable. Les villes de Clermont-Ferrand et Lyon sont les premières à accueillir un laboratoire «territoire juste rémunération». «Nous voulons réconcilier le local, l’équitable et les cantines en mettant à disposition nos outils», explique le directeur général de Max Havelaar France, Blaise Desbordes, à Agra Presse. L’objectif est aussi de contribuer au débat national sur la rémunération des agriculteurs. «Si nous inventons une clause qui fonctionne bien, avec des prix minimums, nous devrions pouvoir aller plus loin au niveau législatif avec des prix plancher», souligne Blaise Desbordes. Depuis quelques années, le label Max Havelaar s’intéresse aux filières françaises, en développant de nouveaux cahiers des charges. Les nouvelles expérimentations locales sont une nouvelle façon d’étendre «son champ d’action». L’ONG demande la création d’une «sous cible» pour les produits équitables dans les critères Egalim en restauration collective (50% de produits durables dont 20% de bio), à l’instar des produits issus de l’agriculture biologique.

Bio: feu vert de Bruxelles au fonds d’urgence français de 90 M€

La Commission européenne a indiqué le 8 mars avoir donné son feu vert à l’aide d’état de 90 millions d'euros (M€) annoncée fin février par le gouvernement à destination de l'agriculture biologique. Le 28 février, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau avait annoncé une rallonge de 40 M€ au fonds d'urgence de 50 M€ esquissé quelques semaines auparavant par le Premier ministre Gabriel Attal. Ce régime d'aide est nécessaire pour remédier à une grave perturbation du marché, estime Bruxelles. Il prendra la forme de subventions directes pour soutenir les producteurs de l'agriculture biologique qui ont besoin de liquidités afin de compenser partiellement les pertes provoquées par la guerre en l'Ukraine, souligne la Commission. Les aides ne dépasseront pas 280 000 euros par entreprise et seront octroyées au plus tard le 30 juin 2024.

Bio/Siqo : l'atteinte des objectifs «Egalim» dans les cantines progressait en 2022 malgré l’inflation

D’après les résultats de la campagne 2023 de télédéclarations sur la plateforme «ma cantine», la part de produits répondants aux critères de la loi Egalim dans l’approvisionnement des restaurants collectifs progresse en 2022, malgré l’inflation alimentaire qui a mis à mal les budgets des cantines. Les estimations ont été réalisées à partir de 5 200 déclarations qui représentent 10 450 lieux de consommation, soit un taux de représentativité du secteur de l’ordre de 13%. La part de produits «Egalim» (bio inclus) dans les approvisionnements s’établit entre 27,5 et 29% et la part de produits sous Siqo à 6,7%. Pour les produits bio, le taux est estimé à 13%. En 2021, 11% des achats concernaient les produits bio, 6% les produits sous signe de qualité et d’origine et 23% l’ensemble des produits «Egalim». Un quart des cantines déclarantes ont dépassé le seuil de 20% de produits bio et plus de 5% ont dépassé les 50% de produits durables et de qualité. Au total, un peu moins de 5% ont rempli les objectifs fixés par la loi. Sans surprise, l’enquête montre que les cantines scolaires et la restauration collective d’État sont les plus avancées. Les secteurs de la santé et du médico-social restent à la traîne. Autre donnée intéressante: la viande «origine France» représente près de 42% des achats des répondants. 

Porc: en manque d’offre, le Marché de Plérin repasse au-dessus des 2 €/kg

Lors de sa séance du jeudi 7 mars, le Marché du porc breton (MPB) a abouti à une cotation de 2,011 €/kg, en hausse maximale de 5 ct€/kg. Après un mois de progression continue sur fond de faiblesse de l’offre (le cours était à 1,782€/kg le 5 février), le cours de référence est repassé au-dessus de la barre symbolique des 2 €/kg. «Les besoins des abattoirs se sont nettement affirmés à partir du 15 février», notent les analystes du MPB dans leur note mensuelle. «Sur la zone Uniporc, les abattages des neuf premières semaines sont relativement stables» par rapport à 2023. Mais l’offre de porcs reste à un niveau «insuffisant» face à la demande des abattoirs «qui s’anime peu à peu en vue des préparatifs de Pâques et des produits de printemps». Ailleurs en Europe, «les pays du nord annoncent des cours stables après les récentes hausses intervenues en cinq semaines», indique le MPB dans son commentaire du 7 mars. Une pause qui devrait «permettre au secteur de la viande d’intégrer ces hausses sur le marché des pièces à l’heure où le commerce manque encore d’impulsions». Pour rappel, la production porcine française a reculé de 5,2% en 2023 (à 22,13 millions de têtes), selon le bilan annuel de FranceAgriMer.

Porc: les élevages morbihanais pointés par L214 sont «suspendus» par la préfecture

Le préfet du Morbihan Pascal Bolot a suspendu l'activité de deux élevages de porcs d'un même exploitant, visés par une plainte de l'association L214 pour «mauvais traitements» sur animaux, a annoncé la préfecture le 8 mars. Comme le rappelle l'AFP, une enquête judiciaire a été ouverte après une récente plainte de L214 concernant deux élevages qui appartiennent au même éleveur, à Malansac et Trédion, dont, selon l'association, «l'état catastrophique laisse penser qu'[ils sont] à l'abandon». «Cette exploitation a déjà fait l'objet, depuis le mois de mai 2023, de plusieurs inspections par les services de l'État spécialisés», qui avaient été «alertés de la situation de ces élevages» et dont la dernière visite datait de «novembre 2023», précise la préfecture dans un communiqué. Ces inspections avaient permis d'y constater des «irrégularités» qui, à l'époque, «ne justifiaient pas de mesures de fermeture administrative mais des mises en demeure». «Afin de vérifier la correction des irrégularités constatées, et indépendamment de la diffusion de la vidéo par L214, une nouvelle visite des sites de Malansac et de Trédion était programmée», ajoute la préfecture. «Menée ce jeudi», celle-ci a «fait état de nombreux manquements», tant pour la protection animale que pour la protection de l'environnement, poussant le préfet à suspendre leur activité.

Ovins: la baisse de production s’accentue en 2023, contrecoup de la sécheresse de 2022

En 2023, la production de viande ovine (abattages) a chuté de 8% par rapport à 2022, à 72 900 téc, indique FranceAgriMer dans son bilan annuel. Pour cette deuxième année de baisse, «le repli est plus sévère que celui observé entre 2021 et 2022 (-3%)», note l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin mensuel Tendances. Interrogée par Agra Presse, Cassandre Matras, chef de projets à l’Idele, attribue cette baisse à la sécheresse estivale de 2022. Le manque de fourrages a provoqué «une hausse des réformes au second semestre 2022 et un peu début 2023», et donc «une baisse du cheptel de reproductrices» et des sorties d’agneaux. S’y ajoute une «situation compliquée en Espagne (sécheresses, maladies, difficultés de renouvellement)», qui est «notre premier fournisseur en agneaux vivants pour compléter la production». À court terme, «y aura-t-il assez d’agneaux en mars pour Pâques et l’Aïd el-Fitr?», traditionnels pics de consommation, s’interroge l’Idele. Sur l’ensemble de 2024, «la production française devrait (…) progresser légèrement», prévoit FranceAgriMer. D’après l’établissement public, le cheptel devrait «rester stable» cette année, car «les éleveurs ont procédé à un tri important des brebis reproductrices». Et les conditions climatiques de 2023 ont été plus propices à la production fourragère et à la fertilité des animaux.

Chanvre: le syndicat attend des clarifications sur le statut des fleurs brutes

À l’approche des semis, Ludovic Rachou, président de l’Union des industriels pour la valorisation des extraits de chanvre (Uivec) demande «un statut clair» sur la classification alimentaire des fleurs brutes de chanvre. «Nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’un nouvel aliment», précise M. Rachou, se référant à la réglementation européenne sur les «novel food» («nouveaux aliments»). Cette dernière considère comme un «nouvel aliment», les aliments n’ayant pas été consommés de manière significative avant 1997. «Depuis deux ou trois ans, des magasins de CBD commercialisent des fleurs de chanvre, pouvant être utilisées en infusions, et la France tolère cette qualification», précise M. Rachou. «Mais le manque de clarté autour de l’usage des fleurs de chanvre freine les acteurs de la grande distribution, et des compléments alimentaires», ajoute-t-il. C’est pourquoi, avant les semis, le syndicat va essayer d’obtenir des clarifications de la part du ministère de l’Agriculture, «qui ne s’est pour l’heure pas prononcé sur la question», selon M. Rachou. L’objectif étant de réduire «les risques» et «les incertitudes» pour les planteurs de chanvre à CBD. Depuis juin 2023, le catalogue «novel food» a été mis à jour pour inclure les feuilles de chanvre destinées à être infusées comme un aliment traditionnel.

Céréales: stocks mondiaux moins élevés que prévu pour blé, maïs et soja (USDA)

Les stocks mondiaux devraient être moins élevés que prévu en fin de campagne 2023/24, que ce soit pour le blé, le maïs ou le soja, selon des chiffres publiés le 8 mars par le ministère américain de l'Agriculture (USDA). Dans le détail, ce sont les réserves de maïs qui ont fait l'objet de la plus importante révision par l'USDA dans son rapport mensuel WASDE, en baisse de 2,4 millions de tonnes par rapport à la précédente estimation. Cet ajustement est notamment justifié par une baisse de l'estimation de production mondiale (-2,3 millions de tonnes), principalement en Ukraine (-1 million) et en Afrique du Sud (-1,3). Parallèlement, le ministère américain s'attend désormais à une consommation mondiale plus élevée que dans le rapport de février, avec un million de tonnes supplémentaires au Brésil. Même modifiés à la baisse, les stocks de maïs resteraient sensiblement supérieurs à ceux constatés ces deux dernières années. Quant au soja, la contraction de 1,7 million de tonnes des estimations de stocks de fin de période s'explique surtout par une production brésilienne inférieure d'un million de tonnes aux précédentes projections. Cela n'empêche pas l'USDA de remonter de 3 millions de tonnes les volumes d'exportation attendus pour le Brésil, intégralement absorbés par la Chine, dont les importations s'élèvent d'autant. En revanche, la Chine devrait acheter moins de blé sur le marché mondial (-1 million de tonnes), selon l'USDA. Le ministère a musclé son estimation de consommation mondiale de blé (+1,4 million de tonnes), tirée par l'Union européenne (+1 million).

Vin : l’export marqué en 2023 par des volumes au plus bas sur 14 ans, mais des prix record

Les exportations françaises de vin ont été marquées l’an dernier par des volumes au plus bas sur 14 ans mais un prix moyen record, selon une note de FranceAgriMer le 8 mars. Elles représentent 12,77 Mhl (-9 % sur un an) en 2023, niveau le plus faible depuis 2009 (12,67 Mhl). Leur valeur atteint 11,96 Mrd€ (-3 %), avec un prix moyen de 9,37 €/l soit «le plus haut niveau enregistré pour un cumul annuel», souligne l’établissement public. Ces tendances s’inscrivent «dans un contexte macroéconomique et géopolitique perturbé», entre inflation, déstockage dans des pays majeurs comme les Etats-Unis et ralentissement économique notamment en Chine. Des bases de comparaison élevées, après deux années de rattrapage post-Covid, expliquent aussi les écarts: les vins effervescents, qui avaient atteint des volumes historiques à l’export en 2022, chutent de 10%. Par destination, les pays tiers affichent un repli de 12%, plombés par un marché britannique toujours atone (-6%) enregistrant des volumes historiquement bas. Mais surtout les Etats-Unis, qui chutent de 13% en volume. Vers l’UE, la baisse des exportations françaises de vin est plus limitée (-5%).

Vin: fin des records pour les enchères des Hospices de Nuits

La 63e vente des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges (Côte d'Or), petite soeur des célèbres enchères des Hospices de Beaune, a stoppé sa course aux records, engrangeant ce 10 mars moins de 2,3 millions d'euros, en baisse de 37% par rapport à l'an dernier. Les enchères ont atteint un total de 2,281 millions d'euros, repassant sous la barre symbolique des trois millions, franchie l'an dernier avec 3,603 millions d'euros (hors frais). Le bond avait alors été de 45% par rapport à 2022, déjà un record avec 2,486 millions d'euros. Comme l'année dernière, la qualité du millésime était également largement louée en 2024, et la quantité en léger recul seulement (150 lots en vente, contre 160 l'an dernier). Mais les enchères n'ont pas échappé au léger tassement actuel des ventes de bourgognes, qui a mis un frein à la flambée des prix de ces dernières décennies. La vente des Hospices de Beaune (Côte d'Or), prestigieuse grande soeur de celle de Nuits, avait déjà, en novembre dernier, marqué une pause, les recettes totales atteignant 23,28 millions d'euros (hors frais), loin des 29 millions de 2022, ce qui avait représenté un record historique à plus du double de l'ancien plus-haut de 2018 (14 millions). 

Manifestations: défilé commun de la CR avec des pêcheurs à Boulogne-sur-Mer

«Trop de taxes, trop de normes, trop de papiers»: des pêcheurs et des agriculteurs, dont des dizaines en tracteurs, ont défilé le 9 mars dans le centre de Boulogne-sur-Mer, pour réclamer des simplifications administratives et de meilleurs revenus. Klaxonnant et tirant des pétards du port à la sous-préfecture, ils ont défilé ensemble pour la première fois à l'appel de la Coordination rurale et du Syndicat des chefs d'entreprise de la pêche. «Le vrai combat, c'est les problèmes de trésorerie et le report des prêts», a estimé Patrick Legras, un porte-parole régional de la Coordination rurale, dont une délégation a été reçue en sous-préfecture. Il a appelé à «ne pas accepter le transfert des céréales et poulets ukrainiens qui sont en train de plomber l'ensemble de l'agriculture française», estimant que les revenus des «agriculteurs et des pêcheurs ne doivent pas être la variable d'ajustement» de décisions politiques. Pour Stéphane Bleuzet, président de la CR du Nord «c'est la première fois que la Coordination rurale s'allie avec les pêcheurs pour venir montrer leur mécontentement». «On défile avec les agriculteurs, parce qu'on est comme eux avec l'Europe, on en a ras le bol des toutes les réglementations qui nous tombent dessus», a déclaré Jean-Marie Baheu, patron pêcheur en attente de licence depuis le Brexit il y a quatre ans, qui a restreint l'accès aux eaux britanniques.

Ministère de l’Agriculture: Guillaume Poitoux nommé chef de cabinet de Pannier-Runacher

La ministre déléguée à l’Agriculture Agnès Pannier-Runacher a nommé Guillaume Poitoux comme «chef de cabinet, conseiller affaires réservées» via un arrêté paru au Journal officiel le 8 mars. Selon sa page LinkedIn, M. Poitoux est membre du bureau exécutif de Renaissance et secrétaire général de Territoires de progrès; au sein de ce parti de l’aile gauche de la majorité, il côtoie notamment la ministre et les députés Stéphane Travert, Olivier Dussopt et Pascal Lavergne. Il est également conseiller du 11e arrondissement de Paris. Juriste de formation, Guillaume Poitoux se distingue par un parcours éclectique, qui l’a mené de l’humanitaire (coordinateur des programmes de Médecins du monde en République démocratique du Congo) à la Marine nationale (commissaire et officier de renseignement), ainsi qu'à la politique. Par ailleurs, après avoir été conseillère Médias et communication d’Agnès Pannier-Runacher aux ministères de la Transition énergétique, puis de l’Industrie, Marjorie Bouchard est nommée à la même fonction Rue de Varenne. Avant sa prise de fonction – qui interviendra après son congé maternité, selon Contexte –, l’intérim à ce poste est assuré par Yves-Marie Cann. Nommée le 8 février ministre déléguée à l'Agriculture, Mme Pannier-Runacher est notamment chargée de la planification écologique du secteur agricole, des enjeux énergétiques (production de biomasse), de l'agroalimentaire, de l'innovation et de la recherche.