Agrafil du 16 juillet 2024

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Délégation de travaux agricoles : InVivo devient «régisseur» d’exploitations

InVivo lance à l’échelle nationale un service d’«assistance à la gestion d’exploitations agricoles», nommé Sowfields, annonce le groupe coopératif à Agra Business. En test depuis juillet dans deux régions, cette offre doit s’étendre à neuf régions dans les cinq ans, espère InVivo. Dans chaque région, le groupe recrutera des «régisseurs», via une filiale nationale dédiée à ce service, pour épauler des exploitants ou des entreprises de travaux agricoles (ETA). Chacun de ces «régisseurs» assurera un service de gestion pour tiers de la ferme, avec un paiement forfaitaire, selon les rendements, la taille et la durée du contrat. Le déléguant pourra toujours décider de conserver ce qu’il considère comme stratégique, notamment de la commercialisation des récoltes, mais des options lui seront proposées. L’offre s’adresse aussi bien aux exploitants souhaitant déléguer qu’aux ETA qui réalisent cette prestation. Le service s’appuiera sur un logiciel dédié, prévu pour gérer plusieurs fermes à la fois. Assurer la «régie» de fermes pour le compte de leurs exploitants, qu’ils soient retraités, ou jeunes héritiers doubles actifs: certaines sociétés spécialisées le proposent depuis une dizaine d’années (voir notre enquête en 2016), surfant sur le développement de la délégation complète en grandes cultures (13% des exploitations spécialisées en 2020). Des coopératives comme la Noriap ou Euralis aussi, toujours à une échelle régionale. Elles gèrent chacune plus de 5000 hectares (voir notre enquête en 2023).

Délégation de travaux/InVivo: la Conf' et la CR dénonce un risque d'intégration

Réagissant au lancement par InVivo d'un service de «régie» d'exploitations à l'échelle nationale, la porte-parole de la Confédération paysanne, Laurence Marandola, y voit «une agriculture sans paysan», «concrétisation d'une évolution qui nous effraie et que nous récusons», résultat selon elle «de vrais choix politiques». «Ce n'est pas un hasard si l'agriculture est prise en main par ces entreprises», estime l'éleveuse, qui dénonce notamment une définition de l'agriculteur actif trop souple, un choix «scandaleux». La Conf' souligne aussi le risque «pour la souveraineté alimentaire» de voir «une entreprise géante décider demain des semences, des intrants, de contrôler presque l'ensemble de la production». Dans le même esprit, la présidente de la Coordination rurale, Véronique Le Floc'h dénonce «une nouvelle forme d'intégration», qui «ne fonctionne qu'en l'absence de repreneurs, alors que notre but est d'avoir des exploitations viables et reprenables». L'éleveuse souligne également qu'Invivo est un groupe coopératif - la CR s'oppose de longue date à l'intervention des coopératives dans la production, récemment avec la montée temporaire au capital d'exploitations chez Terrena. Elle pointe également du doigt la définition de l'agriculteur actif - dont il devrait être question le 16 juillet au ministère de l'Agriculture, au cours d'une réunion portant sur la révision annuelle de la déclinaison française de la Pac (PSN).

Promotion agricole de l’UE : Bruxelles propose de diviser par deux le budget

À l’occasion de la réunion du conseil des ministres de l’Agriculture de l'UE le 15 juillet, certaines délégations (France, Pologne et Italie en tête) ont fait part de leurs préoccupations quant à la baisse de près de la moitié des dotations pour les programmes de promotion agricole de l’UE jusqu’en 2027 prévue par la Commission européenne. Ces inquiétudes sont partagées par une quinzaine d’organisations du secteur agroalimentaire qui a rédigé un courrier en ce sens à l’attention des représentants des États membres à Bruxelles. Concrètement, l'exécutif européen propose de réduire à zéro les montants alloués aux activités promotionnelles «multiprogrammes» qui sont pilotées directement par les services de la DG Agriculture. Dans son intervention devant les ministres, le commissaire européen Janusz Wojciechowski a justifié cette baisse par la révision du cadre financier pluriannuel de l’UE décidée par les chefs d’État et de gouvernement de l’UE en février pour dégager une aide de 50 Md€ pour l’Ukraine. Cette révision impose une réduction des fonds des volets Pac et cohésion directement gérés par la Commission, sans affecter les enveloppes nationales. Pour l’agriculture, cela se traduit par une baisse d’un montant de 440 M€ qui sera répercutée sur une partie de la politique de promotion de l'UE pour les trois prochaines années.

NGT: la méthode hongroise critiquée par le ministre espagnol de l'Agriculture

Le ministre espagnol de l’Agriculture, Luis Planas, a critiqué le 15 juillet lors de son arrivée au Conseil des ministres de l’UE à Bruxelles la façon dont la présidence hongroise avait décidé de relancer les discussions sur les nouvelles techniques de sélection génomique (NGT). La Hongrie a en effet présenté un document pour encadrer les négociations qui reprendront entre les experts des Vingt-Sept le 19 juillet qui ouvre notamment la porte à l’étiquetage des NGT jusqu’au consommateur. «Les négociations qui ont débuté il y a un an maintenant (d’abord sous présidence espagnole, puis belge) n’ont pas permis d’aboutir à une orientation commune», a souligné le ministre hongrois István Naguy. «Se concentrer uniquement sur la question des brevets ne permettra pas d’aboutir à compromis», estime-t-il. Selon lui, «il y a d’autres thèmes à aborder et il faut écouter les réticences exprimées par certains États membres».

Jachères: après la suppression de l'obligation, incertitudes sur leur statut en 2025

Après la suppression de l'obligation de jachères dans le cadre de la BCAE 8 (conditionnalité biodiversité), l'incertitude plane autour du statut qu'il faudra accorder à ces terres lors de la prochaine déclaration Pac, au printemps 2025. En vertu de la réglementation européenne, le ministère de l'Agriculture a constaté que les terres qui ont été déclarées en jachère depuis plus de six ans devraient être déclarées comme des prairies permanentes, ne pouvant plus être qualifiées d'Infrastructures agro-écologiques (IAE). Une perspective que n'avait pas anticipé et à laquelle s'oppose la FNSEA, qui craint des effets dépréciatifs sur la valeur vénale de ces terres, et demande que ces terres restent considérées comme des terres arables. Une réunion est prévue le 16 juillet sur la révision annuelle de la déclinaison française de la Pac (PSN), où le ministère devrait présenter l'état de ses discussions avec la Commission européenne. La FNSEA anticipe que si elles étaient classées en prairies les agriculteurs seront tentés de retourner systématiquement les jachères pour les reclasser en terres arables, ce qui aurait des effets délétères sur la biodiversité. De son côté, la Confédération paysanne fait un parallèle avec le classement en prairies permanentes des prairies à rotation longue de plus de cinq ans, «qui entraînent les mêmes difficultés pour les exploitations».

Prairies permanentes: références rehaussées pour 7 régions en proie à la décapitalisation

Le ministère de l'Agriculture a présenté aux syndicats agricoles, le 12 juillet, la façon dont il proposera à la Commission européenne d'appliquer les simplifications relatives aux prairies, adoptées au printemps. Dans le cadre de l'application de la BCAE 1 (maintien des prairies permanentes) sur 2024, sept régions (Bretagne, Bourgogne, Grand-Est, Hauts-de-Fance, Normandie, Pays de la Loire, Corse) vont voir leur ratio de référence abaissé à raison de la baisse de cheptel observée sur leur territoire. Le ratio de référence 2018 retraité ne pourra toutefois être inférieur au ratio 2023. Les évolutions de ratio 2018-2023 sont ainsi ramenées à 0% sauf en Normandie (-0,8%) ; toutes les régions échapperaient ainsi aux régimes d'autorisation/interdiction des retournements. Dans le cadre de la BCAE 9 (prairies sensibles), deux dérogations sont proposées: en cas de «pullulation des campagnols», les exploitations en zone de lutte obligatoire pourraient labourer les prairies dégradées, en dehors du cadre Cas de force majeur ; et les exploitations majoritairement herbagères (75% de prairies permanentes et 25% ou 10 hectares de prairies sensibles) seraient autorisées à convertir 25% des prairies sensibles, à raison de 40 hectares maximum, dans un objectif de «diversification des couverts».

Bovins/climat: la CGAAER propose d'accentuer l'accompagnement zootechnique

Dans un rapport paru le 15 juillet, deux inspecteurs généraux du CGAAER (ministère de l'Agriculture) dressent, sans y apporter de contribution nouvelle, un état des lieux des «externalités positives» de l'élevage, et font quelques propositions pour les mettre en valeur, essentiellement centrées sur l'élevage de bovins. Pour accélérer la baisse des émissions de ce cheptel, les auteurs plaident pour un accompagnement accru sur l'abaissement de l'âge du premier vêlage et l'allongement du nombre de lactations. Ils appellent aussi à une augmentation de la proportion de vaches de races mixtes, en faisant se «rapprocher les structures spécialisées en production de lait et de viande afin de bénéficier de la complémentarité des deux productions». Sans surprise, ils plaident pour «un discours de complémentarité et de diversité des sources alimentaires», soulignant le besoin de végétaliser l'alimentation. Ils rappellent les inquiétudes en matière de fertilisation azotée pour la filière bio, et demandent une «expertise pluri-disciplinaire» sur le sujet. En matière de mesures des émissions carbone, ils souhaitent mieux valoriser les efforts par «une prise en compte au fil de l’eau des progrès du terrain (via CAP’2ER)» et «leur connexion avec le niveau international». 

Bassines : Darmanin craint «des actes d'une très grande violence» dans le Poitou

À l’approche d’une nouvelle mobilisation «anti-bassines» prévue dans le Poitou, Gérald Darmanin a dit craindre «des actes d’une très grande violence» dans une interview accordée à France info le 15 juillet. «Nous attendons entre 6 000 et 8 000 manifestants dont un millier de personnes extrêmement violentes, qu’on pourrait qualifier de radicalisées», a déclaré le ministre de l’Intérieur. Selon les organisateurs, quelque 10 000 personnes sont annoncées au «Village de l’eau», établi à Melle (Deux-Sèvres), à 15 km seulement de Sainte-Soline, où le chantier d’une retenue d’eau avait donné lieu à des heurts violents entre manifestants et forces de l’ordre en mars 2023. Ils avaient fait de nombreux blessés, «une cinquantaine de gendarmes dont certains gravement», a souligné Gérald Darmanin, et 200 manifestants dont deux restés plusieurs jours dans le coma. Environ 120 organisations, associations, syndicats et collectifs soutiennent ce rassemblement, dont la Confédération paysanne. Le ministre de l'Intérieur a rappelé que ces manifestations «sont interdites» et «viennent contester des décisions de droit de tous les tribunaux». Deux manifestations sont au programme: à Saint-Sauvant (Vienne) le vendredi, où le chantier d’une future retenue d’eau doit démarrer en septembre, et à la Rochelle (Charente-Maritime) le samedi.

Relations commerciales: le CGAAER propose de «déréguler» et mieux contrôler

À rebours des demandes des organisations professionnelles, deux inspecteurs du CGAAER (ministère de l'Agriculture) plaident, dans un rapport remis en juin, pour «déréguler» les relations commerciales et «concentrer la législation, et par conséquent les moyens de contrôle, sur les points portant préjudice aux entreprises». Les rapporteurs s'appuient sur l'étude du cadre réglementaire en vigueur en Allemagne, Pays-Bas, Belgique et Espagne, qui «ne connaissent pas de tensions si fortes, alors que leur réglementation est plus libérale». Et d'en conclure que «l’apaisement des relations commerciales n’est donc pas à rechercher dans un renforcement de la législation.» Ils proposent, en conséquence, de revoir le droit sous l’angle de ses effets «sur le climat de confiance dans lequel se déroulent les négociations». En matière d'administration, ils imaginent la création d'une «entité, sous l’autorité du ministère en charge de l’Agriculture, chargée de conseiller et de contrôler les mesures spécifiques liées aux relations commerciales agricoles», notamment un «code des bonnes pratiques» nouvellement créé à cet effet. Son rôle serait en outre d'«informer les opérateurs, gérer les plaintes y compris anonymes, et planifier les contrôles en tenant compte des plaintes». Les auteurs proposent donc d'étoffer les moyens alloués à l'agroalimentaire au ministère de l'Agriculture.

Pêches/nectarines: protestation face aux nouvelles baisses de prix des distributeurs

À la suite d’une promotion nationale de l’enseigne Auchan fixant le prix du kilo de pêches à 2,19 €, la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF, Fnsea) alerte sur la dégradation du marché des pêches et des nectarines, dans un communiqué du 15 juillet. Et de préciser que ses adhérents ont été obligés de constituer des stocks, et qu’une partie importante des fruits a été jetée, en raison notamment de la priorité donnée aux produits français «trop longue à se dessiner», mais également d’une météo «défavorable» qui a joué sur les habitudes des consommateurs. Deux jours plus tôt, des arboriculteurs se sont rendus devant le magasin de la porte d’Espagne à Perpignan (Pyrénées-Orientales), et ont déversé des pêches en signe de protestation. «Nous considérons que les fruits de gros calibres (A) ne doivent pas être inférieurs à 2,50 € au stade du consommateur», précise la FNPF dans son communiqué, précisant qu’elle «n’accepterait aucune nouvelle baisse». Contacté par Agra presse le 15 juillet, le président de l’AOPn Pêches, nectarines et abricots, Bruno Darnaud évoque une «guerre des prix» entre distributeurs «complètement aberrante», alors que les prix dernièrement proposés «se situent au-dessous des prix de revient» pour les arboriculteurs.

Cerise: production 2024 «quasi-stable», affectée par les intempéries

Dans une note parue le 12 juillet, le ministère de l’Agriculture (Agreste) estime à 33 400 tonnes la production française de cerises en 2024 au 1er juillet. Un chiffre proche de celui de la campagne 2023 (-1%). Elle dépasse toutefois de 9% la production moyenne des récoltes 2019-2023, marquée par la très faible récolte de 2021. À Agra presse, la directrice de l’AOP Cerises de France, Alexandra Lacoste, évoque la «probabilité» d’une stabilité de la production, mais rappelle toutefois que la campagne n’est pas encore terminée en raison «d’un calendrier tardif». En Paca, la production a été revue à la baisse (-8 %)  par rapport à 2023, en raison des intempéries ayant affecté les calibres et les rendements. Elle reste toutefois supérieure de 19% à la moyenne quinquennale. En Occitanie, l’excès d’eau du mois de juin a entrainé des pertes, mais la production reste toutefois 5% supérieure à celle de 2023. En Auvergne-Rhône-Alpes, la grêle et la drosophile ont entrainé des pertes en juin, à la suite des intempéries de mai. Toutefois, «les variétés tardives à chair ferme montrent une résistance, permettant une hausse de 5% de la production en un an», précise Agreste. Concernant les prix des cerises en juin 2024, ils diminuent de 7% en un an, à un niveau néanmoins supérieur de 17% à la moyenne quinquennale.

Légumes: l’asperge de Guadalajara en Espagne décroche l’IGP

Les «asperges vertes de Guadalajara» ont obtenu le label européen Indication géographique protégée (IGP) selon le Règlement d'exécution (UE) 2024/1887 de la Commission du 2 juillet 2024. La zone de production incluse dans l’IGP comprend 44 communes de la partie occidentale de la province de Guadalajara, situées entre les régions de Sierra, Campiña et Alcarria Alta dans la communauté autonome de Castille-La Manche. Actuellement, sur cette zone, 25 opérateurs possédant environ 550 hectares de plantations produisent annuellement entre 2500 et 3000 tonnes de produits. Les «asperges vertes de Guadalajara» destinées à la consommation en frais ou transformé sont obtenues à partir de la variété «Asparagus officinalis L.», sous-espèce F1 génétiquement diploïde. Les nutriments présents dans le sol, associés aux pratiques traditionnelles liées à la fertilisation de la culture et aux facteurs agro-climatiques caractéristiques de la zone font partie des critères retenus. Le cahier des charges stipule un produit dont la courbure ne dépasse 30% dans son tiers apical par rapport à la verticale, avec une tête fermée et sans aucun type de ramification ou de floraison. La candidature avait été présentée en novembre 2022 par l'association «Asperges de Guadalajara», créée en janvier 2018.

Légumes : les bonnes pratiques pour que les enfants en mangent davantage (étude)

Une récente étude australienne propose une boîte à outils à destination des acteurs de terrain pour encourager la consommation des légumes chez les enfants. Pour cela, elle a procédé à une revue systématique de la littérature scientifique sur le thème afin d’identifier les interventions les plus pertinentes pouvant entraîner une augmentation de la consommation. Ensuite, les chercheurs se sont associés à des professionnels, pour établir des lignes directrices. Sur cette base, un ensemble de ressources et d’outils pratiques a été élaboré à destination des acteurs de terrain : professionnels de la petite enfance, enseignants, professionnels de santé et acteurs économiques. Quinze interventions – dix dans les familles et cinq en milieu scolaire -  menées auprès d’enfants en bonne santé, âgés de 2 à 12 ans (Etats-Unis, Europe, Australie) ont été retenues comme les plus efficaces. Elles ont permis d’augmenter la consommation de légumes en moyenne de 30% à la fin de la période de suivi (3-18 mois). Ces études se caractérisent par des messages «clairs, cohérents et dirigés vers plusieurs populations (parents/enfants ou parents, enfants et enseignants)».

Commission européenne : Sinkevicius démissionne, Sefcovic à l’Environnement

La Commission européenne a annoncé, le 15 juillet, la démission du commissaire à l’Environnement Virginijus Sinkevicius de son poste au sein du Collège à la suite de son élection au Parlement européen. Bruxelles précise que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a choisi de confier temporairement ses prérogatives au vice-président exécutif en charge du Green deal, Maros Sefcovic, « afin d’assurer la continuité du travail de la Commission ». Sinkevicius était devenu commissaire européen à l’Environnement le 1er décembre 2019, à seulement 29 ans, faisant de lui la plus jeune personnalité politique à occuper cette fonction. Ancien ministre de l’Economie dans le gouvernement Skvernelis (2017-2019) et membre de l’Union lituanienne agraire et des verts, il siègera au sein du groupe des Verts. En plus de Sinkevicius, l’exécutif européen indique que les fonctions de la commissaire aux Transports Adina-Ioana Vălean, elle aussi démissionnaire, seront assurées par le commissaire au Climat, Wopke Hoekstra.

Céréales: Philippe Helleisen quittera la direction de l'AGPB fin juillet

Directeur général de l'AGPB (producteurs de blé, FNSEA) depuis trois ans, Philippe Helleisein va quitter ses fonctions le 31 juillet, a-t-on appris auprès de l'association spécialisée. Le nom de son successeur n'est pas connu. «Le président et l'ensemble du conseil d'administration de l'AGPB saluent le travail et l'engagement, la loyauté de Philippe Helleisen au service des céréaliers de France avec des résultats obtenus: projet AGPB 2030, plan de résilience face à la guerre en Ukraine, travaux sur la planification écologique, défense des intérêts et des valeurs des céréaliers dans le contexte d'une moblisation agricole inédite en France et en Europe, renouvellement de l'équipe AGPB», commente l'association.

Foncier: l'ancien directeur de Solagro devient président de la Fondation Terre de Liens

L'ancien directeur et co-fondateur du cabinet d'étude Solagro, Philippe Pointereau, est le nouveau président de la fondation Terre de liens, a indiqué, début juillet, l'association nationale spécialiste des questions foncières. La fondation Terre de liens est l'une des trois entités nationales de ce mouvement, constitué par une foncière et une fédération d'associations locales. 

Erratum: la Conf’ ne fait pas partie des organisateurs du «Village de l’eau»

Contrairement à ce qui a été écrit par erreur dans l'Agrafil daté du 15 juillet, la Confédération paysanne ne fait pas partie des organisateurs du «Village de l’eau», un rassemblement prévu à Melle (Deux-Sèvres) du 16 au 21 juillet. La Conf’, qui aura notamment un stand sur place, appelle toutefois à y participer.