Coup de chaud attendu à partir de la fin de semaine, phénomène rare en France après le 15 août
L'Hexagone pourrait connaître dans les prochains jours son épisode de chaleur le plus intense de l'été et l'un des plus tardifs jamais enregistrés, un évènement qui mobilise déjà l'exécutif. La Première ministre Elisabeth Borne doit activer dès ce jeudi à 17h00 une cellule interministérielle de crise. A partir de la fin de semaine, de l'air chaud va remonter par le sud, conduisant à la mise en place d'un dôme de chaleur. Les hautes pressions anticycloniques vont alors former une sorte de couvercle, emprisonnant l'air chaud et l'intensifiant au fil des jours. «Ces températures élevées s'annoncent durables, avec des pointes voisines de 40°C sur le Midi méditerranéen et en vallée du Rhône à partir de ce week-end», indique Météo France. «La chaleur va alors déborder sur les régions plus au nord, du Centre-Val de Loire au Nord-Est en passant par le bassin parisien où on pourra tutoyer les 35°C», ajoute l'institut de prévisions météorologiques. Le pic d'intensité est attendu en début de semaine prochaine, lundi et mardi, et les températures ne devraient pas redescendre «avant le milieu, voire la fin, de la semaine prochaine». En France, les épisodes de chaleur survenant après le 15 août sont plutôt rares: six sont intervenus depuis 1947, tous au XXIe siècle (2001, 2009, 2011, 2012, 2016 et 2017).
Céréales 2023 : une qualité «satisfaisante» en blé tendre et «variable» en blé dur (instituts)
Alors que les récoltes de céréales à paille, de colza et de protéagineux s’achèvent en France, les instituts FranceAgriMer, Arvalis et Terres Inovia livrent les premières tendances qualitatives des céréales observées dans les territoires dans un communiqué de presse publié le 9 août. L’essentiel de la récolte effectuée avant les épisodes pluvieux survenus à partir de la troisième de juillet enregistre une qualité «satisfaisante». «Les poids spécifiques sont variables mais restent aux niveaux attendus par les marchés dans la majorité des cas», précise le communiqué. Quant aux teneurs en protéines, elles sont également «satisfaisantes», avec une moyenne située autour de 11,5 %. Côté blé dur, les qualités observées varient en fonction des bassins de production. Dans les bassins Ouest-Océan et Centre, «la qualité est au rendez-vous avec des protéines élevées et des poids spécifiques satisfaisants». En revanche, les orages en fin de cycle ont dégradé les poids spécifiques et provoqué du mitadinage, un accident physiologique de l'albumen du grain de blé dur, dans le Sud-Ouest. Ces données sont néanmoins amenées à être «affinées au cours des prochaines semaines», souligne le communiqué de presse.
Méga-bassines: majorité de Français défavorable à leur interdiction et aux «sabotages» (sondage)
Dans le cadre de son baromètre annuel sur la sécurité des Français réalisé pour Fiducial (bureautique), l'institut de sondage Odoxa a questionné un millier de Français en juin sur les mouvements écologistes. S'ils partagent une partie des revendications exprimées, les Français interrogés désapprouvent une partie des méthodes mises en oeuvre par les franges activistes de ces mouvements. Du côté des idées, les Français soutiennent largement la «protection des espaces animales en danger» (84% partagent la revendication), la «lutte contre le changement climatique» (78%), «l'interdiction des pesticides dans l'agriculture» (76%) ou «la fin de l'agriculture intensive» (67%). En revanche, ils désapprouvent «l'interdiction des méga-bassines destinées à l'agriculture» (40%). Du côté des méthodes, seulement 34% approuvent les «occupations de zones où un projet est prévu (ZAD)» (34%) et les «sabotages d'infrastructures et d'exploitations agricoles» (13%). Une courte majorité (55%) estime que les installations et infrastructures sont «assez mal» voire «très mal» protégées.
Carburants : les ETA veulent la «transparence» sur les coûts liés à la décarbonation
La FNEDT (entreprises de travaux agricoles) a réclamé le 17 août des «références partagées et transparentes» sur les coûts liés à la décarbonation du secteur. Elle propose la création d’un index du carburant agricole et forestier pour mesurer l’évolution et la part de cette charge dans le prix de la prestation des ETA, selon un communiqué. «Envisager la décarbonation des travaux agricoles mécanisés se heurte aujourd’hui à un constat d’impuissance technique - l’absence de motorisation de forte puissance avec des énergies non fossiles pour les engins de traction et de récolte - et à une impasse économique - le coût d’investissement astronomique des matériels verts», souligne la FNEDT. Et de réclamer «un prix accessible» pour les carburants alternatifs. La fédération souligne l’impact de la transition énergétique, en termes d’entretien des machines, formation du personnel, vitesse de travail, poids des machines, avec aussi «une nécessaire réorganisation logistique des chantiers à laquelle beaucoup de professionnels ne sont ni prêts, ni préparés». Attentive aux travaux sur la décarbonation des filières céréales, lait et viande, la FNEDT dit vouloir participer à la concertation avec les ministères.
Vétérinaires: le dispositif d’aide des collectivités étendu à tout le territoire (JO)
Comme prévu par la loi 3DS sur la décentralisation, adoptée début 2022, le ministre de l'Agriculture a fait paraître, le 17 août au Journal officiel, un décret élargissant à tout le territoire le dispositif d'aide permettant aux collectivités d’allouer des aides aux vétérinaires et aux étudiants vétérinaires exerçant sur les animaux d’élevage, afin de lutter contre la désertification vétérinaire. Jusqu'ici seules certaines zones «caractérisées par une offre de soins et un suivi sanitaire insuffisants des animaux d’élevage» et «une faible densité d’élevage» étaient éligibles à ce dispositif créé par la loi Ddadue. «La limitation du dispositif d’aides à un zonage géographique est trop restrictive et inadaptée pour permettre une pleine efficacité de la mesure. En effet, la désertification vétérinaire concerne à la fois les zones à faible et forte densité d’élevages, et ce dans tous les départements et régions de France», avait regretté le gouvernement dans son amendement à la loi 3DS en décembre 2021. En novembre 2022, le ministère de l'Agriculture avait fait paraître un guide à l'usage des collectivités et groupements qui souhaiteraient recourir à ce dispositif. Elles ne peuvent dépasser 60 000 euros par bénéficiaire et par an, et engager ce dernier à exercer auprès des animaux d'élevage du territoire durant au moins trois ans.
Maïs : la Colombie veut renégocier son accord de libre-échange avec les Etats-Unis
Le président colombien Gustavo Petro a déclaré chercher à renégocier l'accord de libre-échange avec les États-Unis, principale destination des exportations de son pays, rapporte l’AFP. En vigueur depuis 11 ans, cet accord mettrait son veto à la plantation de variétés locales de maïs, selon M. Petro. «Nous importons presque tout le maïs des États-Unis et du Canada. Si je voulais remplacer ce maïs par du maïs colombien, j’obtiendrais 1, 2 millions d’emplois supplémentaires», a expliqué celui qui est devenu l’année passée le premier président de gauche au pouvoir en Colombie. Lors de la campagne présidentielle de 2022, il avait proposé de modifier cet accord «pour protéger l’agriculture nationale» des produits américains à très bas prix. Ses opposants ont averti que la modification des accords impliquerait une réponse américaine similaire qui pourrait affecter la «stabilité» économique du pays, rapporte l’AFP. L’accord de libre-échange a fait des États-Unis le principal acheteur des biens et services que la Colombie exporte et l'un des plus gros investisseurs du pays, souligne le ministère du Commerce colombien. En 2022, les exportations de la Colombie – essentiellement du pétrole et du charbon – vers le pays de l’Oncle Sam se sont élevées à environ 15 M$, selon la Chambre de commerce colombo-américaine. «Nous voulons sortir de l’extraction minière», a ajouté M. Petro pour qui «l'avenir de la Colombie» ne se situe pas «là».
À nos abonnés: possible ralentissement des parutions en période estivale
En raison du ralentissement de l'actualité en période estivale, l'Agrafil et les Agra Lives pourront être diffusés à un rythme moins soutenu jusqu'à la fin du mois d'août. En vous remerciant de votre compréhension.