Syndicalisme: en Corse, un agriculteur et ex-responsable syndical tué par balles
Pierre Alessandri, 55 ans, membre du syndicat Via Campagnola (Confédération paysanne), a été blessé par balles lundi 17 mars sur son exploitation en périphérie d'Ajaccio et est décédé dans la nuit, a appris l’AFP auprès du procureur d'Ajaccio le 18 mars. Il a été « blessé par arme à feu, possiblement par trois coups de feu tirés dans le dos » lundi peu après 19h, a indiqué Nicolas Septe, procureur de la République d'Ajaccio, dans un communiqué. Transporté dans la soirée à l'hôpital d'Ajaccio dans un état grave, il a succombé à ses blessures. Les faits ont eu lieu à proximité de son exploitation d'huiles essentielles située à Sarrola-Carcopino (Corse-du-Sud). Une enquête a été ouverte, a précisé le procureur. Producteur d'huiles essentielles depuis 1993, Pierre Alessandri était membre depuis plus de 20 ans du syndicat Via Campagnola. Il en avait été le secrétaire général pour la Corse-du-Sud. En avril 2019, sa distillerie avait été détruite par un incendie criminel. « La piste privilégiée est celle d'une réaction violente liée aux positions syndicales de Pierre Alessandri », avait alors indiqué le procureur de l'époque, Éric Bouillard. Pierre Alessandri avait notamment été l'un des seuls syndicalistes agricoles à se féliciter de la tenue de contrôles sur l'attribution des aides agricoles européennes.
Rémunérascore : lancement de l’expérimentation sur l’affichage de la rémunération
Le ministère de l’Agriculture a annoncé le 18 mars sur son site internet le lancement de l’expérimentation sur l’affichage de la rémunération des agriculteurs, prévue dans la loi Egalim 2. Son but est de « recenser et évaluer des initiatives existantes et (…) à éclairer les décideurs publics sur la pertinence d'élaborer un cadre règlementaire (national ou européen) ou de créer un dispositif public d'information des consommateurs », explique le ministère. L’expérimentation est basée sur le rapport du CGAAER sur cette question, publié en février 2023. La gouvernance de l’expérimentation est assurée par un comité de pilotage, un comité scientifique (présidé par Cécile Détang-Dessendre, directrice de recherche Inrae) et un comité des partenaires. L’expérimentation concernera les produits alimentaires (viandes, fruits et légumes, lait et produits laitiers et œufs) bruts ou transformés, biologiques ou pas. Les candidats voulant participer devront répondre à l’appel à manifestation d’intérêt avant le 30 juin 2025. Chaque dossier sera analysé par le conseil scientifique qui formulera un avis adressé au comité de pilotage, décisionnaire final.
Zan : le Sénat supprime l'objectif intermédiaire, contre l'avis du gouvernement
Le Sénat a adopté le 18 mars une proposition de loi pour assouplir nettement les modalités de la lutte contre la bétonisation des zones rurales, en revenant notamment sur un objectif intermédiaire de réduction de l'artificialisation des sols contre l'avis du gouvernement. Examiné en première lecture à la chambre haute la semaine dernière, le texte des sénateurs Jean-Baptiste Blanc (Les Républicains) et Guislain Cambier (centriste) a été approuvé très largement lors d'un vote solennel, avec 260 voix pour et 17 oppositions venues principalement des rangs écologistes. Le groupe socialiste s'est abstenu. Une échéance intermédiaire, qui prévoyait de réduire de 50% l'artificialisation des sols en 2031 par rapport à la période 2011-2021 a été supprimée, remplacée par un «jalon» fixé à 2034, dont le chiffrage sera «différencié» localement, à la main des collectivités. Cette mesure-phare, prônée par la droite et les centristes qui fustigent les contraintes que le ZAN fait peser sur les élus locaux, a été vivement critiquée par une partie de la gauche, qui craint un "détricotage" des objectifs. Le gouvernement, favorable à des assouplissements en faveur des territoires, s'était lui aussi opposé à cette mesure, assurant par la voix du ministre de l'Aménagement du territoire François Rebsamen qu'un objectif intermédiaire national était «indispensable».
PPL Entraves : finalement pas inscrite à l'ordre du jour de la semaine du 7 avril
À l'issue de la conférence des présidents de l'Assemblée nationale le 19 mars, la proposition de loi sur les Entraves n'apparaît pas à l'ordre du jour de la semaine du gouvernement du 7 avril, comme l'avait promis le gouvernement lors du Salon de l'agriculture. Depuis dix jours, le syndicalisme majoritaire avait appris et dénonçait le fait que le gouvernement prévoie d'examiner le texte autour du 10 avril (après le projet de loi Simplification), craignant que les débats ne s'achèvent pas dans les temps, et que leur conclusion soit reportée fin mai-courant juin. Lors d'une conférence de presse le 18 mars, le président de la FNSEA a indiqué que si « le texte n'était pas abouti à l'été, cela risque de créer de la chaleur ». Arnaud Rousseau doit justement rencontrer le Premier ministre le 19 mars, pour évoquer ce sujet. Face au risque d'obstruction de l'opposition contre la proposition de loi, le président du groupe Modem, Marc Fesneau a proposé le 8 mars d'en réduire le périmètre en commission, avec notamment dans le viseur les dossiers de la gouvernance de l'Anses et la gestion de l'eau. Une option que rejettent en bloc la FNSEA et le co-auteur du texte, le sénateur Laurent Duplomb.
PPL Entraves/élevage : la FNB et la FNPL lancent un appel à mobilisation
Dans un communiqué commun du 18 mars, la FNPL (producteurs de lait, FNSEA) et la FNB (producteurs de bovins viande, FNSEA) appellent les éleveurs « à se mobiliser très activement dans tous les départements », sans préciser de date. Un appel inscrit « dans le cadre du mot d’ordre d’action lancé par la FNSEA et JA », affirment les associations spécialisées. Interrogée par Agra Presse, la FNSEA précise avoir demandé à son réseau de « se tenir prêt à se mobiliser » en cas de retard dans l’examen de la proposition de loi (PPL) sur les « entraves » (lire ci-dessus). « À ce stade, les modalités ne sont pas définies et dépendront des suites », indique la centrale syndicale. Dans leur communiqué, la FNB et la FNPL évoquent brièvement la PPL Entraves. Mais elles développent plus largement deux revendications de longue date concernant les élevages de bovins : la « demande d’un recours terrain opérationnel » dans le cadre de l’assurance prairies et le « relèvement des seuils applicables à la réglementation ICPE ». Par ailleurs, les associations spécialisées réclament une « stratégie claire » sur la lutte contre les maladies vectorielles (FCO et MHE), rappelant les sujets sur lesquels elles attendent des « réponses » : « l’indemnisation des veaux morts nés, des pertes indirectes, le manque de vaccins ».
Séparation vente/conseil : si la loi l'abroge, Limagrain va réintégrer la vente
Si la proposition de loi Entraves abroge, comme cela est prévu dans la version adoptée au Sénat, la séparation de la vente et du conseil des pesticides, Limagrain envisage de revenir sur sa décision de privilégier le conseil plutôt que la vente de produits phytos, a indiqué Sébastien Chauffaut, directeur général de Limagrain, le 18 mars lors d'un entretien organisé par l'Afja (association de journalistes agricoles). La coopérative était l'une des rares entreprises, avec Euralis, à avoir privilégié le conseil à la vente. En 2021, l’activité vente des phytos et des engrais de la coopérative avait été cédée au négoce Proxiel. Limagrain avait réduit ses parts dans ce négoce de 35 % à 10 % pour se mettre en conformité de la loi Egalim (le reste étant détenu par Sanders). «Aujourd'hui nous allons faire évoluer notre dispositif car nous nous sommes rendu compte que cela nous avait éloignés des exploitations», a expliqué Sébastien Chauffaut. «Nos techniciens passent moins souvent sur les exploitations, ce qui n'est pas bon pour notre coopérative, et pour le développement des surfaces de production», a-t-il précisé.
NGT : Limagrain vise une commercialisation en 2029, priorité au blé et maïs
Sébastien Chauffaut, directeur général de Limagrain, se dit «plutôt rassuré» par la position adoptée par les représentant des Etats membres de l'UE sur les NGT le 14 mars dernier. C'est ce qu'il a exprimé le 18 mars lors d'un entretien organisé par l'Afja (association de journalistes agricoles), tout en restant méfiant tant que le trilogue n'a pas rendu ses conclusions : «Il faut que ce soit repris de manière pragmatique sans qu'il n'y ait pas de freins induits» par d'éventuels changements de réglementation. Quant aux brevets, «la position nous convient, à condition que ces brevets soient disponibles sur des plateformes, et que les licences soient mises sur le marché à la disposition de l'ensemble des acteurs», a-t-il précisé. Limagrain, 4e semencier mondial avec 2,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires, a déjà intégré les NGT dans ses programmes de recherche (311 M€ de R&D par an). «Nous avons commencé en 2017 à utiliser cette technologie, et nous sortirons nos premières variétés éditées d'ici 2029, a expliqué Sébastien Chauffaut. Les espèces concernées sont le blé et le maïs en priorité, ainsi que le colza et la tomate. Cela ne peut être dirigé que vers des espèces à gros volumes de ventes car les budgets à mobiliser sont conséquents. Les travaux portent sur les tolérances et résistances aux maladies (70 % de nos efforts), ainsi que la qualité intrinsèque (en particulier nutritionnelle) et la productivité».
FNSEA: un congrès dédié aux élections, à la «transformation» et à la «féminisation»
À l'occasion d'une conférence de presse le 18 mars, le président de la FNSEA a indiqué que le prochain congrès du syndicat – qui se tiendra à Grenoble du 25 au 27 mars et ne sera pas électif – débutera par une séquence à huis-clos de « rétrospective de l'année », et en particulier des élections des chambres d'agriculture, qui ont vu le duo FNSEA-JA passer pour la première fois sous la barre des 50 %. Le bureau réserve son bilan précis aux adhérents, mais Arnaud Rousseau prévoit notamment « un retour d'expérience sur la communication et la place des réseaux sociaux, mais aussi sur la volonté de nationaliser le débat dans certains endroits ». Des dispositions liées à la « transformation » interne du syndicat seront aussi présentées, initiées avant ces élections ; elles visent à faire des économies, en partageant davantage les compétences au sein du réseau, entre associations spécialisées, antennes nationales et régionales. Enfin, l'équipe dirigeante veut accélérer la féminisation de la FNSEA ; les élus proposeront « davantage de coercition » pour atteindre l'objectif, fixé au congrès de Nancy, d'atteindre 25 % de femmes dans ses instances. Un changement de méthode motivé par les obligations en vigueur dans les organisations paritaires, précise Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA.
Élections chambres : baisse de subvention de 700 à 900 k€ pour la FNSEA
Le recul historique du score de la liste majoritaire aux élections des chambres d'agriculture devrait coûter entre 700 000 et 900 000 euros par an de financements publics à la FNSEA, a indiqué son président Arnaud Rousseau lors d'une conférence de presse le 18 mars. Un chiffrage qui demande encore à être affiné au regard des résultats définitifs qui devraient être annoncés prochainement. « La FNSEA n'est pas en difficulté », a toutefois voulu rassurer son président Arnaud Rousseau. « Nous disposons de fonds propres solides. On ne parle donc pas de plan social, de virage sévère, mais bien d'adaptation. » En 2023, la FNSEA a déclaré 24,8 millions d'euros (M€) de produits, dont 14,8 M€ de concours publics et subventions d'exploitation. Le choc devrait être plus conséquent chez les JA, dont les produits s'élevaient à 7,6 M€ en 2022, dont 5,3 M€ de subvention. Le céréalier est revenu sur l'échec de la Coordination rurale à prendre la présidence de plusieurs chambres malgré leur victoire dans le collège producteur. « Les règles étaient connues de tous, et le fait de s'attaquer aux banquiers, aux assureurs, de dire que les salariés de chambre sont des bons à rien, il ne faut pas s'étonner qu'ils ne votent pas pour vous », a commenté Arnaud Rousseau, qui s'est dit par ailleurs prêt à « discuter » d'une évolution des règles.
Budget de l’UE : Farm Europe interpelle le Conseil européen sur le renforcement de la Pac
En amont du sommet européen des 20 et 21 mars où le prochain cadre financier de l’UE sera à l’ordre du jour des chefs d’Etat et de gouvernement, Farm Europe réaffirme sa position sur la Pac. Dans une lettre du 17 mars adressée au président du Conseil européen Antonio Costa, le cercle de réflexion souligne « le besoin urgent pour l’UE de continuer à soutenir fermement la Pac » en tenant compte de l’inflation. Sans quoi, « l’UE risque de perdre 54 % de sa valeur d’ici 2034 (soit l’équivalent de 250 milliards d’euros) », précisent les auteurs. Ils souhaitent également que l’accent soit mis sur « le redressement de l’attractivité économique, le maintien de la production sur l’ensemble de l’UE et la consolidation d’une véritable souveraineté agricole ». Mais leurs requêtes portent également sur la structure en s’opposant notamment au projet de plan national unique qui risque, selon le think tank, d’engendrer une renationalisation des politiques européennes. « Nous appelons à un budget européen dédié et adéquat pour une PAC véritablement commune. Ses deux piliers doivent rester cohérents afin de garantir une politique efficace et homogène », précise d’ailleurs Yves Madre, son président.
Fraise : en Espagne, des pertes entre 20% et 35% suite aux pluies
Les fortes pluies qui ont frappé l'Espagne entre fin février et début mars ont compliqué la saison des fraises et des framboises, selon la revue Mercados le 12 mars. L’humidité excessive, favorisant le développement du botrytis, et un manque de soleil et de vent ont provoqué des retards de production et une disponibilité prévisionnelle des produits inférieure à celle des dernières années. « Cela a entraîné des pertes particulièrement élevées : dans certaines variétés, 20 à 35 % de la récolte sont perdues, alors que dans des conditions normales, ce pourcentage se situe entre 5 et 10 %. Nous avons clôturé le mois de février avec un volume total inférieur de 15 % à celui de la même période en 2024 », détaille Rafael Domínguez Guillén, directeur de Freshuelva. La conséquence de cette situation est une présence moins affirmée sur les principaux marchés extérieurs pour l’offre espagnole, la France en tête. «Cette pénurie de produits a eu un effet direct sur les prix, qui atteignent des valeurs beaucoup plus élevées que les années précédentes», souligne l’association de producteurs. La production de framboise semble pareillement avoir souffert des conditions climatiques, mais pas la myrtille dont la récolte n’a pas encore atteint des volumes élevés.
Fruits : Boiron Frères veut augmenter sa part d'approvisionnement français à 2030
Pour trois nouvelles purées de fruits sans sucres ajoutés - fraise, quetsche et groseille - l’entreprise drômoise Boiron Frères (133 M€ de CA, 240 salariés) s’approvisionne désormais à 100% en France, a-t-elle annoncé dans un communiqué le 4 mars. Plus généralement, son objectif est d'atteindre 15% de volumes achetés en origine France d’ici 2030, contre 10% en 2024. La fraise venait notamment de Pologne, Espagne ou Bulgarie, la quetsche était partagée entre la France et la Serbie, la groseille était en partie importée de Pologne. Sur la fraise, « le partenaire majoritaire » des Vergers Boiron cultive la fraise Cléry en HVE, indique un communiqué. La quetsche provient maintenant du Nord-Est « où le terroir argilo-calcaire et le climat tempéré offrent des conditions idéales ». Les vergers Boiron, qui fournit des boulangers-pâtissiers, des glaciers ou encore des restaurateurs, réalise 80% de son chiffre d'affaires à l’export. Comment sa dynamique de relocalisation peut-elle être perçue par les clients étrangers ? « Si le Japon notamment associe l’origine France à un gage de qualité », les autres peuvent aussi être sensibles à « l’empreinte carbone réduite » (baisse des distances cultures-transformation), explique à Agra Claire Vissac, cheffe de projet marketing,.
Noix : la filière se dote d'une association nationale, intitulée A2NF
L’Association nationale Noix de France (A2NF) a été officiellement créée le 18 mars à Clermont-Ferrand, avec pour président Christian Nagearaffe (président du CING, Comité interprofessionnel de la noix de Grenoble) et pour vice-présidents Fabien Joffre, Jean-Claude Darlet et Jean-Louis Chapeyroux. Elle réunit des producteurs et associations de producteurs des deux principaux bassins - le Sud-Est (noix de Grenoble) et le Sud-Ouest (noix du Périgord) et espère fédérer au moins 80% de la production française. Son objectif : structurer la filière. « La crise de surproduction de 2022, avec écroulement des prix, a été un électrochoc », explique Christian Nagearaffe. « Nous allons travailler à fixer un cap, nous voulons notamment avoir une vision claire de l’inventaire des vergers et des volumes produits en France ; défendre nos moyens de production, nous organiser pour mieux connaître le marché, peut-être développer de nouveaux débouchés (cerneaux, huile), travailler sur la recherche, le renouvellement des vergers… » L’A2NF souhaite pouvoir lever des cotisations auprès des membres et non-membres et qu’ainsi « tout le monde cotise ». Il ne s’agit pas de créer une interprofession aux yeux de ses dirigeants, « la seule interprofession reconnue en noix étant le CING ».
Viande : un Français sur trois prévoit de réduire sa consommation (sondage)
D’après le troisième Baromètre réalisé par Harris interactive pour le Réseau action climat (RAC), publié le 18 mars, un tiers des répondants pensent qu’ils consommeront « en moyenne » moins de viande dans les trois prochaines années. Une part en recul de six points par rapport à l’édition précédente du sondage, réalisée en 2023. Dans le détail, 23 % des personnes interrogées prévoient de manger « un peu moins » de viande et 10 % « beaucoup moins », quand plus de la moitié (56 %) n’envisagent pas de modifier leur consommation. Les raisons évoquées pour réduire la consommation de viande : le prix (46 %) et la santé (44 %), devant les motifs environnementaux (39 %) et de bien-être animal (37 %). Seuls 23 % des répondants disent avoir « trouvé des alternatives à la viande qui [leur] plaisent davantage ». Près de la moitié des personnes interrogées (53 %) indiquent avoir déjà réduit leur consommation dans les trois dernières années. Selon le ministère de l’Agriculture, la consommation totale de viande (calculée par bilan) a augmenté en 2021 et 2022, avant de reculer en 2023 sous l’effet de l’inflation. En 2024, elle a fortement rebondi pour la volaille (+10 %) et le porc (+1,7 %), tandis que les ventes de bœuf (-1,9 %) et d’agneau (-3,8 %) ont continué de diminuer, selon le bilan annuel de FranceAgriMer. *Enquête en ligne auprès de 1 102 personnes réalisée en février
Logiciels agricoles : Isagri rachète les logiciels de coops et négoces AgriVitech
Dans un communiqué paru le 18 mars, l'éditeur français de logiciels agricoles Isagri annonce qu'il vient d'acquérir, via sa filiale Akanea, son concurrent spécialiste des logiciels pour coopératives et négoces, AgriVitech. Le montant de l'opération n'est pas précisé. AgriVitech est éditeur et intégrateur de logiciels « pour les professionnels de l'agroalimentaire et du transport routier de marchandises ». Son application Fleet AgriVitech est utilisée par les coopératives et négoces agricoles « pour gérer et optimiser les tournées de livraison pour livrer en toute sécurité – et cela, même en l’absence du destinataire – ainsi que pour dématérialiser les documents de transport ». Le groupe Isagri propose déjà des solutions à ces publics : Digit Appro, Nova Collecte, Echanges Agris. En janvier, Isagri (340 M€ de chiffre d'affaires) s'était fait remarquer en faisant l'acquisition des stations connectées Sencrop (8 M€). Une étape importante pour Isagri, qui possédait déjà Météus et ses 5 000 stations météo. Sencrop en revendique 35 000.