Lors de l’examen de la proposition de loi (PPL) sur les «entraves» le 27 janvier, les sénateurs ont adopté un amendement du gouvernement instaurant un «plan pluriannuel de renforcement» pour l’assurance des prairies, avec rapport au Parlement au 31 janvier 2026. Le texte initial prévoyait des enquêtes de terrain afin de trancher les recours formulés par les éleveurs contestant les pertes calculées par l’indice satellitaire. Un dispositif réclamé par la profession, mais supprimé par l’amendement gouvernemental. Selon l’exposé des motifs, l’usage des enquêtes de terrain est «totalement incompatible avec l'approche assurantielle des prairies, qui ne peut reposer que sur une base indicielle». «Le retour à des enquêtes de terrain ponctuelles acterait la fin de l'assurance des prairies», y écrit l’exécutif, arguant de «l’impossibilité pour les assureurs et les réassureurs de couvrir le risque sur des bases suffisamment objectives selon eux». Le plan gouvernemental sera «présenté à brève échéance» et devra produire «ses premiers effets sur le dispositif d'assurance dès le courant d’année 2025». Le 28 janvier, le président de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA), Patrick Bénézit, a dénoncé une «provocation» et le «lobbying important de Groupama», espérant que «les choses soient revues» lors de l’examen de la PPL par les députés.
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