Plans alimentaires territoriaux: les premières préconisations du rapport Marchand
Dans un rapport d’étape —qu’Agra Presse a pu consulter— remis au ministre de l’Agriculture le 6 avril, le sénateur Frédéric Marchand (LREM, Nord) émet dix préconisations sur les plans alimentaires territoriaux (PAT) et recommande notamment le renforcement du pilotage étatique du dispositif via la création d’une cellule interministérielle dédiée à l’alimentation. Il plaide pour une «approche commune systémique» que chaque porteur de PAT pourra adapter «en fonction de ses priorités, de son agenda». En parallèle, il recommande de «doter les collectivités d’une compétence alimentation pour en faire des autorités organisatrices de l’alimentation». Plus largement, le sénateur note qu’il convient de «structurer d’avantage» les PAT qui «peuvent parfois se superposer», en fonction de l’échelle à laquelle ils sont développés (commune, communauté de communes, département, etc.). Il propose de faire des EPCI (communautés de communes, métropoles, communautés urbaines, etc.) la «maille pivot» pour établir des contrats alimentaires territoriaux qui seraient la déclinaison de la stratégie nationale de l’alimentation. Et, d’assurer la «cohérence nationale» via des contrats État-région. Enfin, il préconise de poursuivre les soutiens financiers du gouvernement «a minima» à hauteur de 80M€ pendant cinq ans.
Chambres d'agriculture: nouveau nom et nouvelles missions pour l'APCA
Lors du Conseil des ministres du 20 avril, Julien Denormandie a présenté une ordonnance visant à «étoffer les missions» de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA) en matière «d'animation du réseau». Selon le compte-rendu du Conseil des ministres, l'APCA sera désormais chargée de «définir et suivre la mise en œuvre de la politique générale du réseau en matière de gestion du personnel». Elle pourra aussi «réaliser des traitements sur les données détenues par les établissements du réseau, en particulier aux fins d'établissement d'un état financier et d'un bilan social consolidés du réseau». L'ordonnance grave également dans le marbre certaines missions déjà réalisées par la tête de réseau: élaboration de la «stratégie nationale» des chambres, lancement de projets nationaux, gestion du «système d'information» des chambres. Prévue par l'article 79 de la loi Asap (accélération et simplification de l'action publique) du 7 décembre 2020, l'ordonnance modifie aussi le nom de l'APCA, qui s'appellera «Chambres d'agriculture France». Par ailleurs, une deuxième ordonnance également présentée le 20 avril vise à «conforter le régime juridique particulier» de la chambre de l’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture de Mayotte, et à «l’accompagner dans son redressement».
Présidentielle: les messages de la FNSEA et de la Conf' à leurs réseaux avant le 2nd tour
Dans un courrier envoyé le 14 avril aux responsables de son réseau, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert explique que le syndicat majoritaire est «statutairement apolitique» et ne donnera «qu'une seule consigne de vote, celle de voter». Toutefois, précise le courrier, «le bureau de la FNSEA a conscience que ce second tour de l'élection présidentielle engage l'avenir de notre pays». Et la présidente de la FNSEA de plaider pour «une Europe plus forte, plus stratège, plus reconnectée aux réalités géopolitiques et sociales et plus efficiente pour protéger ses propres acteurs économiques». Une vision que le syndicalisme majoritaire oppose à «une Europe qui se désunit sur la base de visions nationales exacerbées et dont les liens entre États membres se distendent». Ce même 14 avril, le porte-parole de la Confédération paysanne adressait également un message à son réseau, rappelant, au nom du comité national, que son syndicat ne donnerait pas non plus de consigne de vote, mais appelant clairement à ne pas voter pour Marine Le Pen. «Aucune voix ne doit être dirigée vers Mme Le Pen tant son projet politique est contraire à nos valeurs humanistes, sera plus autoritaire et liberticide sans davantage d'avancées sociales et écologiques», écrit Nicolas Girod dans ce courrier. Le 19 avril, le Modef était allé un peu plus loin en appelant à «faire barrage» à Marine Le Pen. Quant à la Coordination rurale, elle n'a exprimé ni consigne, ni position publique.
Présidentielle : une vingtaine d’associations appellent à voter contre le RN
Greenpeace, les Amis de la Terre, Combat Monsanto, Attac : dans une tribune parue le 20 avril dans le quotidien Libération, une vingtaine d’ONG appellent à voter contre l’extrême droite. «Les projets des deux finalistes ne sont pas de même nature», estiment les signataires, soulignant malgré tout «la brutalité de l’action politique d’Emmanuel Macron» et ses «trahisons», notamment «sur les enjeux environnementaux et les questions sociales». Mais ce bilan ne saurait faire oublier selon les associations, le projet «xénophobe, rétrograde et fondé sur le repli sur soi» de Marine Le Pen. Et ce d’autant moins, dénoncent les ONG, que le reste du projet de la candidate «ne permettrait en rien de faire avancer la lutte contre le chaos climatique». Pour preuve, illustrent les ONG, la candidate «s’oppose à toutes les actions européennes pourtant indispensables à la réduction de nos émissions», tout en portant «certaines positions absurdes comme le démantèlement des éoliennes». Pour les associations, le Rassemblement national passe également «largement à côté de l’enjeu de biodiversité», préférant déployer «beaucoup d’énergie à dénoncer l’écologie punitive».
Corse: prise requise contre la famille Rossi pour fraudes aux aides Pac
Des peines allant jusqu'à 36 mois de prison dont 18 avec sursis ont été requises le 20 avril à Ajaccio contre l'ex-directeur de la chambre d'agriculture de Corse-du-Sud et ses proches, pour des fraudes aux aides européennes évaluées à 1,4 million d'euros. Aucune amende n'a en revanche été demandée à l'encontre des cinq prévenus, Jean-Dominique Rossi, son épouse, ses deux fils et un certain Augustin Gardella, présenté par l'accusation comme ouvrier agricole mais absent pour cause de Covid-19. Jugés depuis mardi et jusqu'à jeudi, ils sont poursuivis pour «escroquerie» et «blanchiment aggravé», le tout commis «en bande organisée», entre le 1er janvier 2015 et le 20 novembre 2019. Rappelant que «la famille Rossi était l'un des plus gros percepteurs de primes agricoles» en Corse, le procureur de la République d'Ajaccio a expliqué dans son réquisitoire que l'escroquerie procédait de trois manoeuvres frauduleuses: «la scission fictive d'une exploitation unique» en cinq, «des fraudes sur les déclarations de surface», dont le montant total déclaré s'établit à 2.200 hectares, et «des déclarations fictives de cheptel», qui comptait officiellement «532 bêtes». Lors du contrôle anti-fraude du 13 novembre 2018, à l'origine de ce procès, «aucun cheptel» n'avait été observé, a rappelé le magistrat. Un nouveau contrôle le 20 mars 2019 n'avait permis d'observer que «217 animaux».
Agriculture régénératrice: partenariat entre Bioline (InVivo) et l’association PADV
Bioline, division agricole du groupe coopératif InVivo, et l’association Pour une agriculture du vivant (PADV) nouent «un partenariat stratégique pour accélérer le déploiement à grande échelle de la transition agroécologique», ont-ils annoncé le 20 avril. Cela s’inscrit dans la démarche de PADV qui est de «co-construire avec toutes les parties prenantes du système agroalimentaire les outils et services nécessaires à la transition agroécologique», déclare dans un communiqué commun Anne Trombini, directrice de cette association promotrice de l'agriculture régénératrice (voir notre dossier), forte de 750 adhérents (agriculteurs, entreprise de l'amont et l'aval). Le partenariat avec Bioline se concrétise déjà par l’intégration des plateformes Smag (InVivo) et agroecologie.org (PADV) pour le calcul de l’indice de régénération, outil d’évaluation du niveau agroécologique des fermes, indique Laurent Martel, directeur de la filiale. «La transition doit se faire avec l’engagement de toutes les parties prenantes, en partant des réalités agronomiques des agriculteurs et de la diversité de leur contexte, et doit placer notamment au coeur de l’action la régénération des sols agricoles», considèrent les deux partenaires.
Fruits et légumes: Casino lance un étiquetage de la saisonnalité en magasin
Le groupe Casino a lancé un étiquetage de la saisonnalité dans ses rayons de fruits et légumes frais, annonce un communiqué le 19 avril. Intitulé «baromètre de la saisonnalité», il s'agira d'un pictogramme en forme d’amphithéâtre divisé en trois zones de couleur allant du vert au rouge, selon si le fruit ou légume présenté est «de début ou fin de saison, de pleine saison ou hors-saison». Cet affichage «pédagogique» sera déployé petit à petit «dans l’ensemble des magasins sous enseignes Casino répartis sur tout le territoire français», promet le groupe. Il sera «visible dans un premier temps sur 27 fruits et légumes (tels que les fraises, les asperges, ou encore les prunes et le raisin) et sera accompagné d’une information claire et pédagogique pour les clients, relayée et détaillée sur les pages Internet des sites des enseignes», précise le communiqué. Par cette initiative, Casino souhaite prendre de l’avance sur l’application de l’article 277 de la loi climat d’août 2021 -qui prévoit une obligation d’affichage de la saisonnalité dans certains magasins- alors que «le décret d’application n’est pas encore publié».
Influenza: 215 élevages des Deux-Sèvres à dépeupler pour protéger les reproducteurs
La préfecture des Deux-Sèvres a annoncé le 20 avril l'abattage des volailles, «au plus tard le 30 avril», dans 215 élevages situés autour de dix couvoirs et élevages de reproducteurs, afin de les protéger de l'influenza aviaire. L'objectif: assurer la fourniture de poussins et canetons afin de redémarrer la production. Au 20 avril, 42 foyers ont été détectés et quatre suspicions sont en cours d'analyse dans ce département limitrophe de la Vendée, épicentre de l'épizootie. «La progression de l'épidémie reste maîtrisée», mais elle est «continue», a indiqué la préfecture à l'AFP. Ces dépeuplements sont encadrés par une instruction technique de la DGAL (ministère de l'Agriculture), qui prévoit l'abattage des animaux dans un rayon de 3 km autour des sites «sensibles» et de 5 km autour de ceux considérés «très sensibles». Les Pays de la Loire et les Deux-Sèvres comptent «200 à 250» de ces sites, selon le président de la chambre d'agriculture de Vendée Joël Limouzin. Au dernier bilan officiel arrêté le 20 avril, la France compte 1300 foyers confirmés. La progression de la maladie a ralenti dans les Pays de la Loire (+45 cas depuis le 6 avril), mais accéléré en Dordogne (+28) et dans le Lot (+15). En revanche, aucun nouveau cas n'a été détecté en Bretagne, premier bassin avicole français et sous la menace d'une extension de l'épizootie.
Poules pondeuses: l'Inrae ouvre la voie à une sélection sur le critère de «résilience»
«Il est (…) possible d'inclure l'amélioration de la résilience dans les programmes de sélection des poules pondeuses» afin de réduire les écarts de ponte liés aux perturbations de leur environnement, annonce l'Inrae dans un communiqué le 20 avril. Le même jour, ses chercheurs ont publié dans la revue Genetics Selection Evolution les résultats de travaux menés avec l'université de Wageningen (Pays-Bas) et le sélectionneur Hendrix Genetics (Belgique). Ils y montrent qu'«il est possible de mesurer la résilience, un caractère complexe, via trois indicateurs relativement faciles à calculer», ouvrant la voie à sa prise en compte dans la sélection. Ces indicateurs sont la sensibilité de la production aux perturbations environnementales, la vitesse de récupération après une perturbation, ainsi qu'un indicateur général qui combine les deux. Les chercheurs ont analysé, pendant 58 semaines, les données de ponte de 60 000 poules de deux lignées pures, ainsi que celles de 17 000 poules croisées. Dans l'optique de la fin des cages en élevage et du développement du plein air, sélectionner des poules plus «résilientes» leur permettrait de mieux s'adapter à un environnement «moins contrôlé et plus sujet à des perturbations», et «permettrait indirectement d’augmenter la production d’œufs».
Lait: Danone reversera les profits réalisés en Russie à des associations humanitaires
Dans un communiqué du 20 avril présentant ses résultats trimestriels, le groupe Danone précise sa position sur le maintien de ses activités en Russie et indique qu’il reversera les profits réalisés dans le pays à des associations. «Danone ne perçoit pas de cash, dividende ou profit de ses activités en Russie et donnera tout profit réalisé en Russie à des organisations humanitaires», affirme le groupe. Le géant de l’agroalimentaire avait annoncé, peu après le début de la guerre en Ukraine, la suspension de nouveaux projets d’investissement dans le pays (publicité, activation de marques et promotion). Les importations de produits Alpro (boissons et desserts végétaux) et Evian ont été interrompues pour recentrer l’activité sur les «produits laitiers essentiels et la nutrition infantile et médicale». Le chiffre d’affaires de Danone s’établit à 6,2Mds€ au premier trimestre, soit une progression de 7,1% (10,2% en données publiées) par rapport à la même période en 2021. Le groupe explique cette croissance par «un effet prix de +4,9% et un effet volume/mix de +2,2%». Il prévoit une progression du chiffre d’affaires comprise entre 3 et 5% en 2022, compte tenu des «économies générées par le plan Local First», d’une productivité en hausse et d’une inflation «généralisée» sur le coût des intrants proche de 15%.
Semences : l’appel de la filière à une «juste prise en compte» des prix et charges
Dans un «message commun pour le maintien de la production française de semences et plants» diffusé le 20 avril, la filière appelle à une «juste prise en compte» des charges et des prix lors des négociations commerciales. La Coopération agricole, la FNA (négoce agricole) et Semae (interprofession) «partagent la volonté d'engager l'ensemble des opérateurs qu'ils représentent à s'assurer de la juste prise en compte, dans le cadre des négociations commerciales et à tous les maillons de la filière, de l'augmentation des charges et de l'évolution du prix des matières premières», selon le document. Ce contexte d’inflation, lié à la guerre en Ukraine, vient «remettre en question le choix des agriculteurs multiplicateurs entre poursuivre la production de semences ou basculer sur de la production de consommation», expliquent les signataires. D’où «un risque sur le maintien de la capacité productive de semences et plants».
Bien-être animal: Welfarm alerte les distributeurs de biogaz sur le pâturage
Dans une lettre adressée le 7 avril à l’ensemble des distributeurs de gaz en France, l’ONG Welfarm les appelle à «prendre en compte le bien-être animal dans les approvisionnements en biogaz ». Pour fonctionner, le processus de méthanisation nécessite l’apport d’une large quantité d’effluents d’élevage. Welfarm redoute qu’en recherchant une performance maximale, certains éleveurs soient tentés d’imposer la claustration à leurs animaux et de réduire leur accès au plein air», indique l’ONG dans un communiqué publié le 20 avril. Elle reprend une observation introduite dans un rapport parlementaire dédié à la méthanisation, publié en octobre: «L’objectif de récupérer un maximum d’effluents d’élevage peut conduire à garder le cheptel en stabulation tout au long de l’année et le nourrir en permanence à l’auge». Les animaux d’élevage «ne doivent pas être assimilés à de simples fournisseurs d’effluents», prévient Welfarm. À l’inverse, «garantir l’accès au plein air avec pâturage pour tous les animaux prend tout son sens dans la crise actuelle. Le pâturage permet en effet de valoriser des surfaces non cultivables et des protéines (fourrages) non consommables par les humains». Cette «plus grande résilience» est « précisément le but recherché actuellement», conclut-elle.
Légumes: l’AOP Jardins de Normandie autorisée à prélever une CVO en 2022-2024
Un arrêté paru au Journal officiel le 20 avril précise les modalités de la cotisation volontaire obligatoire (CVO) que l’association d’organisations de producteurs (AOP) Jardins de Normandie est en droit de collecter pour financer des actions de filière. Cette CVO s’applique aux producteurs de carottes, choux-fleurs, navets et poireaux situés dans les départements du Calvados, de la Manche et de l’Orne. Le versement de cette cotisation permettra de financer des actions de «connaissance de la production et des marchés»; de «promotion et mise en valeur de la production»; et de recherche de «méthodes culturales permettant la limitation de l’usage de produits phytosanitaires», liste l'arrêté. Sont exempts de payer cette CVO les agriculteurs dont la production est «essentiellement» écoulée en vente directe, ou qui ont signé «avant le début de la récolte» un contrat de livraison avec une industrie de transformation, ou encore dont la production est issue de l’agriculture biologique.
Viticulture: près d'un tiers des exploitants ont une station météo connectée
Vin et société (structure de lobbying de la filière vin) a dévoilé le 20 avril les résultats de son premier «baromètre des usages numériques de la filière vitivinicole», qui entend évaluer la «maturité digitale des acteurs». Avec une note de 40 points sur 100, les viticulteurs sont les moins avancés, derrière les acteurs de l'équipement et de la logistique (52 points), la commercialisation (48 points), la communication (47) ou la formation (55). Toutefois, un peu plus de la moitié (52%) des viticulteurs utilisent déjà des «outils connectés» sur leur vignoble. D'après cette enquête, les outils les plus utilisés sont la «station météo connectée» (30%) et «les outils d’aide à la prévision de maladie» (26%). Parmi les freins identifiés vient d'abord la connexion. En effet, selon l'étude, 46% seulement des répondants «ont une connexion Internet dans leurs vignes et dans leurs bureaux». Vin et société remarque également que la «taille des exploitation» est corrélée au niveau d'adoption des outils numériques. Toutes activités confondues, les freins identifiés sont le «manque de temps», le «manque de ressources financières» et le trop faible «intérêt du digital».
Formation: Purpan offre 20 places dans son mastère dédié au luxe, agriculteurs bienvenus
Adossée à l'école d'ingénieurs agricoles du même nom, basée à Toulouse, la fondation Purpan annonce, dans un communiqué le 20 avril, qu'elle financera 20 places dans le mastère spécialisé (bac+6) dédié au «luxe responsable», intitulé Future French Luxury (FFL). La formation vise à «former, en une année, des managers en charge des questions DD - RSE (développement durable - responsabilité sociétale des entreprises) dans les filières du luxe», détaille la fondation. La formation s'adresse «aux étudiants et professionnels français et étrangers de niveau Master 2 / Bac+5 quelle que soit la discipline étudiée et quel que soit l’âge du candidat.» Les agriculteurs sont les bienvenus, s'ils remplissent les critères de sélection. La fondation financera les frais de scolarité (11 000 euros par an par étudiant), mais pas les frais administratifs (850 euros). Dossier à demander à l'adresse suivante: [email protected] et à retourner avant le 15 mai.
Huile de palme: l’Indonésie secouée par une affaire de corruption à l’export
Une affaire de corruption dans l’huile de palme fait grand bruit en Indonésie, où un haut responsable du ministère du Commerce et trois cadres d’entreprises sont dans le collimateur de la justice, rapporte la presse anglophone. Des infractions sur la délivrance de permis à l’exportation sont en cause. Pour contrôler la flambée des prix de l’huile de palme, l’Indonésie a imposé comme prioritaire l’approvisionnement du marché domestique. Selon le procureur général du pays, des permis d'exportation auraient été délivrés à des entreprises qui n'avaient pas rempli par ailleurs leurs obligations envers le marché intérieur, rapporte l'agence Reuters. Les quatre personnes suspectées de corruption sont un directeur général du commerce international au sein du gouvernement, et des responsables des entreprises Wilmar, Musim Mas, Permata Hijau. L’Indonésie est le premier producteur mondial d’huile de palme.
Ours : un nouveau préfet délégué
À partir du 2 mai prochain, Denis Olagon remplacera Jean-Yves Chiaro en tant que préfet en charge des sujets ours auprès du préfet coordonnateur du massif des Pyrénées. Comme son prédécesseur, M. Olagon aura pour mission «de poursuivre et renforcer le dialogue entre tous les acteurs et d’appuyer les préfets de département dans l’action qu’ils mènent au plus près de territoires», indique un communiqué de la préfecture de l’Ariège. M. Olagon, actuellement secrétaire général de la préfecture de Haute-Garonne, sera remplacé à ce poste par Serge Jacob.