Bien-être animal: des premières propositions de Bruxelles en 2026
«J’ai l’intention de mener en 2025 une discussion large (incluant les agriculteurs et la société civile) sur le bien-être animal […], puis nous tenterons de faire des propositions pour les premiers secteurs en 2026», s’est contenté d’indiquer le commissaire européen à la Santé, Olivér Varhelyi, lors d’un débat au Parlement européen le 19 décembre. Après le report de la proposition générale attendue fin 2023, cette déclaration montre que la feuille de route de Bruxelles sur ce dossier reste floue. Parmi les premiers secteurs qu'évoque le commissaire devrait figurer la volaille afin de répondre à l’initiative citoyenne européenne «End the cage age» («Mettre fin à l’ère des cages»). Mais, assure Oliver Varhelyi, «notre approche sera progressive et équilibrée, avec des périodes de transition en fonction des espèces». Et pour les autres espèces? La précédente Commission envisageait de s’attaquer aux conditions d’élevage des vaches laitières, des veaux ou encore des porcs. Mais le nouveau commissaire estime que, «dans bien des cas, une meilleure application des règles actuelles permettait déjà des avancées importantes».
Lait: Lactalis règle 475 millions d'euros au fisc français pour «clore un différend»
Le groupe laitier Lactalis (marques Président, Lactel, Bridel) a annoncé le 19 décembre régler 475 millions d'euros au fisc français pour «clore un différend portant sur des opérations internationales de financement». Une enquête préliminaire, diligentée par le parquet national financier pour ces mêmes faits, est toujours en cours, a précisé le groupe. Elle porte «sur des suspicions de minoration de son bénéfice imposable par le groupe Lactalis», indiquait en juillet à l'AFP une source judiciaire. Les opérations en question, «mises en place en 2006 et clôturées depuis plusieurs années avaient pour objectif d'accompagner son développement international», a indiqué le 19 décembre Lactalis, précisant n'avoir eu «aucune intention délictueuse.» Les sièges de plusieurs sociétés du géant mondial avaient été perquisitionnés début 2024, ainsi que le siège du groupe à Laval (ouest de la France), ses bureaux à Paris et l'hôtel particulier de son dirigeant, Emmanuel Besnier, également situé dans la capitale, avait alors indiqué une source proche du dossier. Les sommes susceptibles d'avoir été éludées sur cette période sont «évaluées à ce stade à plusieurs centaines de millions d'euros», selon une source judiciaire. «Le groupe a coopéré pleinement avec l'administration française tout au long de la procédure initiée en 2019», a affirmé Lactalis.
Lait: la coopérative néerlandaise FrieslandCampina fusionne avec la belge Milcobel
Le groupe laitier néerlandais FrieslandCampina a annoncé, le 18 décembre, sa fusion avec son concurrent belge Milcobel, rapporte l’agence Reuters. Les deux entreprises ont publié un communiqué le même jour. Les revenus combinés des deux coopératives s’élèvent à plus de 14 milliards d’euros (Md€). En 2023, le groupe coopératif FrieslandCampina a réalisé un chiffre d’affaires de 13 Md€, tandis que le chiffre d’affaires de Milcobel était de 1,4 Md€. L'accord ne comprend pas l’activité de glaces sous marque de distributeur de Milcobel (Ysco), qui sera vendue, ont précisé les deux entreprises. «Aucun détail financier n’a été dévoilé sur l’accord» passé entre FrieslandCampina et Milcobel, indique Reuters. Un plan détaillé sera présenté au début de l’année 2025. La société née de la fusion entre le géant européen du lait et son concurrent belge sera présente dans 30 pays. La coopérative FrieslandCampina rassemble 9400 exploitations néerlandaises, belges et allemandes. Plus petite, Milcobel est une coopérative de 1500 fermes en Belgique, aux Pays-Bas et dans le nord de la France.
Séparation vente/conseil: la Coopération agricole craint un blocage pour les certiphytos au printemps
«La séparation du conseil et de la vente de produits phytosanitaires reste un sujet bloquant pour les coopératives», a déclaré Dominique Chargé, président de la Coopération agricole, à l’issue du Congrès des coopératives qui se tenait le 18 décembre. La proposition de loi Duplomb, visant à «lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur», prévoit l’abrogation de la séparation vente/conseil. «Elle a été examinée par la commission des Affaires économiques du Sénat, mais la procédure législative est en stand-by depuis la censure du gouvernement», indique Dominique Chargé. En février 2024, Gabriel Attal avait annoncé la fin du conseil stratégique phytosanitaire (CSP), créé dans le cadre de la séparation vente/conseil, et dès avril 2024, les certiphytos avaient été prolongés d’un an, dans l’attente d’un véhicule législatif remplaçant le CSP. «Si nous n’avons pas de levée des entraves d’ici le printemps, nous serions à nouveau dans l’obligation de réaliser un CSP», confie à Agra Presse Dominique Chargé. La Coopération agricole et les chambres d’agriculture travaillent à une proposition de certiphyto qui comprendrait un volet additionnel, dédié à la stratégie phyto des exploitations. (Elena Blum)
Mayotte: les chambres d'agriculture vont appeler aux dons de matériel
Réagissant aux dégâts provoqués par le cyclone Chido à Mayotte, que ce soit en productions vivrières ou en élevage, les chambres d'agriculture annoncent dans un communiqué le 19 décembre qu'elles s'engagent à mobiliser 200 000 euros au sein de leur réseau et à lancer un appel aux dons de matériel «répondant aux besoins exprimés». Ce travail de recensement des besoins est «en cours», et les chambres préviennent que «le redémarrage de la production sera long et prendra probablement plus d'un an». Vis-à-vis des pouvoirs publics, le réseau consulaire demande des dispositifs d'aides d'urgence «à la hauteur des enjeux de relance de la production pour la souveraineté alimentaire de l'île». La solidarité nationale sera «indispensable pour réinvestir, équiper, replanter, relancer l'élevage...», avertissent les chambres. Elles appellent l'administration à «sa bienveillance vis-à-vis des difficultés des agriculteurs à produire des justificatifs administratifs».
Élections chambres: la participation, enjeu principal du scrutin chez les salariés, selon la CFDT
Dans un communiqué du 19 décembre, la CFDT Agri-Agro présente ses priorités pour les élections des chambres d’agriculture, alors que les salariés agricoles sont appelés aux urnes en janvier 2025 en même temps que les agriculteurs. Le «premier enjeu» pour le syndicat est la participation, très faible lors du dernier scrutin (inférieure à 30% dans tous les départements). En janvier, les salariés justifiant de trois mois d’activité sur un an pourront voter, soit «la moitié des salariés de l’agriculture». Un chiffre qui «met en lumière directement la précarité structurelle de ces filières: la moitié des salariés de l’agriculture ne cumule pas au moins trois mois d’activité sur une année», note la CFDT. Le syndicat rappelle que les salariés disposent de six sièges* dans chaque chambre départementale, sur un total de 34 places, et qu’ils «fournissent quasiment la moitié de la force de travail en agriculture». La CFDT compte «être présente» dans les instances des chambres pour «convaincre une agriculture en transition de penser salariat, au-delà de la précarité». Lors du dernier scrutin en 2019, la CFDT était arrivée deuxième avec 24%, derrière la CGT (26%), mais devant la CFTC (22%), la CFE-CGC (13%) et FO (10%). * Trois pour le collège 3A (salariés de la production), trois pour le collège 3B (salariés des groupements professionnels)
Vin bio: la Fnab réclame une stratégie nationale face au changement climatique
Après une année 2024 marquée par des «conditions climatiques extrêmes», la Fnab (producteurs bio) a plaidé le 19 décembre en faveur d’une stratégie nationale pour la viticulture bio. «L’accélération des dérèglements climatiques met en danger la pérennité de ces vignobles», selon un communiqué. «Les pouvoirs publics doivent lancer un plan global d’adaptation.» 2024 a vu une forte incidence du mildiou, «notamment en bio où les moyens de lutte sanitaire sont très limités». Selon la Fnab, «de nombreux domaines n’ont pas pu vendanger». La fédération réclame des outils de gestion de crise, comme «des aides ponctuelles et adaptées» lors d’années exceptionnelles, une prise en compte des dégâts du mildiou dans les assurances multirisques climatiques et le régime des calamités agricoles avec «un barème agriculture biologique». Il s’agit aussi d’améliorer la connaissance du marché par la distinction des volumes bio dans les déclarations de récolte. Enfin, la Fnab propose de travailler avec les interprofessions sur les outils de régulation, notamment «l'extension du système de réserve qualitative de l'AOP champagne aux autres AOP».
Vin bio: en Bretagne, lancement d’un projet d’indication géographique protégée
L’Association pour la valorisation des vins de Bretagne (AVVB), créée cette année, a lancé le 19 décembre un projet d’IGP bio dans les locaux du conseil régional, qui soutient la démarche, indiquent-ils. «Depuis quelques années, la viticulture a repris racine dans notre région», selon un communiqué commun. «La multiplication des projets, très divers, aussi bien en termes de techniques utilisées que de cépages plantés, ainsi que l’évolution du climat, vont dans le sens d’un essor de la filière dans les années à venir.» Aujourd’hui, la filière représente une cinquantaine de domaines, quelque 150 ha, plus de 50 000 bouteilles par an, majoritairement en vin blanc, dont les cépages sont «plus adaptés aux conditions climatiques et géologiques de la Bretagne», selon le communiqué. La région Bretagne rappelle les dispositifs déjà mis en œuvre par la collectivité pour soutenir la viticulture: la Dotation jeunes agriculteurs (22 000 €), le prêt d’honneur à taux zéro, le soutien aux investissements en agriculture bio (40% des dépenses éligibles dans la limite de 150 000 €). Depuis 2021, elle soutient aussi un brevet professionnel agricole «travaux de la vigne et du vin» et un brevet professionnel «responsable d’exploitation agricole, option viticole».
Légumes: les producteurs défendent le modèle de l’OCM coûte que coûte
Les producteurs de légumes entendent bien défendre le modèle de l’Organisation commune des marchés (OCM) et des organisations de producteurs (OP), même en contradiction avec certaines autres filières. «D'aucuns sifflent une petite musique désagréable à nos oreilles en proposant de ne plus imposer l’adhésion à une seule OP pour un produit donné et, de fait, de revenir sur la notion d'apport total», explique le syndicat dans la dernière édition de son bulletin Direct Légumes. Contacté par Agra, le syndicat explique que, à l’occasion d’une réunion début décembre à la FNSEA, certaines filières (en l’occurrence, il s’agirait des céréales, des oléoprotéagineux et des pommes de terre) auraient proposé la remise en cause de la mono-adhésion. Basiquement, la réglementation prévoit qu’un producteur peut adhérer à une seule structure pour la commercialisation de sa production de fruits et/ou légumes, à laquelle il transfère ou non la propriété de la marchandise commercialisée. L’adhésion s’accompagne d’un engagement d'apport total à l’OP (avec des dérogations possibles prévues dans les statuts). «Ils ne se rendent pas compte de l'impact négatif que cela aura sur les prix de vente et donc le revenu des producteurs. Mutualiser, travailler ensemble, dans le cadre d'une OP, conforte la position de l'amont, par définition éclaté, vis-à-vis de l'aval, car l’OP permet de présenter un prix unique sans craindre les foudres des Fraudes, ce qui n’est pas le cas entre entreprises», explique Légumes de France.
Légumes: les maraîchers nantais dans la tourmente pour loger leurs saisonniers
À l’occasion de la 97e assemblée générale de la Fédération des maraîchers nantais, qui se tenait le 18 décembre à Pont-Saint-Martin (Loire-Atlantique), le logement des saisonniers était au cœur des échanges. Les adhérents de la fédération, tous situés autour de l’agglomération nantaise, ont de plus en plus de mal à loger les 5000 saisonniers auxquels ils ont recours chaque année. La pression foncière sur le bâti autour de Nantes et l’impossibilité de construire sur les zones agricoles sont les principaux freins à la mise en œuvre de solutions pérennes. Alors que la métropole nantaise a entamé l’évacuation du «plus grand bidonville de France» en 2024, les débats se sont récemment cristallisés autour de l’emploi des Roms par les maraîchers nantais et de la création de bidonvilles en lien. Des assertions qui agacent chez les maraîchers, alors que la profession n’a aucune obligation de logement de ses saisonniers et cherche pourtant des solutions. «Partout dans les médias, on lit que nous attirons les Roms, la misère et les bidonvilles autour de Nantes. Nous sommes la seule profession qui reçoit des remarques, mais est-ce qu’on demande à un patron d’usine de loger ses salariés?», regrette Louis Vinet, producteur de tomates et de concombres sous serre à Bouguenais. (Tanguy Dhelin)
Asperges: en Espagne, naissance de la plus importante coopérative en Europe
Le rapprochement de cinq exploitations productrices d’asperges en Andalousie va donner naissance à la plus importante coopérative spécialisée d’Europe, rapporte le site web Italia Fruit News le 19 décembre, reprenant des informations de Valencia Fruits. Soutenue par le gouvernement andalou, la démarche implique la coopérative Centro Sur de Huétor Tájar, déjà un acteur majeur de l’asperge en Espagne, à laquelle viennent s’adosser la coopérative Espalorquiana et la société agricole Escárrago de Granada (composée par trois producteurs Espafron, Agromesías et Vegachauchina). La nouvelle coopérative issue de la fusion, qui garde le nom de Centro Sur, devrait commercialiser 11 000 tonnes d’asperges par an, pour une facturation estimée à 65 M€. Elle possèdera par ailleurs 1500 des 6500 ha de cultures d'asperges dans la province: «Cette union nous permet d'être meilleurs et de transporter nos produits vers de nouveaux marchés», s’est félicité Antonio Zamora, président de Centro Sur. «Grâce à la synergie de la coopérative, il sera possible de garantir une production continue pendant 12 mois».
Pommes: l’ANPP dénonce un cas de francisation chez le Bon Marché (groupe LVMH)
L’Association nationale pomme poires (ANPP) dénonce la pratique du Bon Marché, filiale du groupe LVMH, qui vendrait selon elle des pommes italiennes présentées comme françaises dans sa Grande Épicerie à Paris, d'après un communiqué du 19 décembre. «Ce type de pratique, qui joue sur la confusion des origines, porte un préjudice économique direct à une filière reconnue pour ses engagements en matière de qualité, de durabilité et de traçabilité», déplore l’ANPP. La pomme incriminée serait une variété bicolore cultivée en Italie, l’Ambrosia, déclassée et commercialisée sous la marque Gold Rosè lorsqu’elle n’est pas suffisamment colorée. «Si elle ressemble un peu à une Golden face rosée de nos terroirs, elle n’en a aucune des qualités», indique l’ANPP. Pour rappel, la Golden française à face rosée est produite sous AOP/IGP dans des territoires d’altitude tels que le Limousin, les Hautes-Alpes ou la Savoie. Alors que les prix d’achat des Gold Rosè à Rungis sont «entre deux et trois fois moins chers que la Golden française», l’association de producteurs dénonce «l’appât du gain qui motive le Bon Marché». Et d’appeler à ce que la lutte contre la contrefaçon, cheval de bataille du groupe LVMH, ne s’applique pas «que pour la maroquinerie, le parfum ou les spiritueux».
Poivrons: un fort taux de ré-export vers les pays européens (FranceAgriMer)
La tomate n’est pas le seul légume importé faisant l’objet de réexportation: c’est aussi le cas du poivron, comme le souligne une récente étude de FranceAgriMer. En 2023, les importations françaises de poivrons se sont élevées à 166 000 tonnes, en hausse de 51% en 20 ans. En progression régulière, les importations de poivrons interviennent surtout en hiver et au printemps, avant la pleine période de production française. Si l’Espagne reste le premier fournisseur de la France (56% des volumes), le Maroc a gagné 27 points de parts de marché en volume en 20 ans. Dans le même temps, les volumes d’exportations françaises ont presque doublé entre 2003 et 2023, atteignant 56 000 tonnes en 2023 (+99 % par rapport à 2003). Les six principaux clients de la France en volume étaient, en 2023, l'Allemagne (28%), la Suisse (15%), l'Italie (12%), les Pays-Bas (11%), le Royaume-Uni (7%) et l'Espagne (6%). À eux six, ils représentent 79% des exportations françaises en volume. En étudiant les flux d’importations, FranceAgriMer estime que le taux de ré-export des poivrons exportés par la France est d’environ 80% en 2023, confirmant le rôle de la France comme plateforme de redistribution de poivrons en Europe.
Maraîchage/Antilles: les collectifs agricoles indispensables pour la transition écologique (thèse)
Dans une thèse publié sur le site Théses.fr, Camille Luis, doctorante à l’université Paris-Saclay, a étudié les leviers productifs et commerciaux nécessaires pour accompagner la transition agroécologique des maraîchers aux Antilles françaises. La démarche mêle les données issues du recensement agricole et d'enquêtes de terrain. Elle s'articule autour de trois objectifs: caractérisation des exploitations maraichères en termes de pratiques productives; étude des choix de commercialisation et de leur impact sur la durabilité des exploitations; et enfin analyse de l'interdépendance des agriculteurs avec les autres acteurs de la filière. La thèse souligne «le potentiel des pratiques agroécologiques et, dans une certaine mesure, de la vente directe pour répondre aux objectifs de transition». «Favoriser l'adoption et la diffusion de ces innovations productives et commerciales est alors indispensable pour la transition agroécologique», selon son auteure. Cependant, elle met aussi en évidence l'hétérogénéité des exploitants maraîchers et le rôle clé de leurs caractéristiques individuelles dans l'adoption et la diffusion de ces innovations. «Les collectifs agricoles, notamment les organisations et associations de producteurs, apparaissent comme incontournables pour accompagner les agriculteurs dans cette transition», est-il indiqué. «Appuyer ces collectifs et structurer la filière maraîchère est ainsi nécessaire pour assurer l'accès des agriculteurs à de multiples ressources et favoriser la transition agroécologique.»
États-Unis: Trump s’oppose à l’accord budgétaire destiné à éviter le «shutdown»
Le futur président des États-Unis, Donald Trump, a exprimé, le 18 décembre, son opposition à l’accord budgétaire obtenu entre élus républicains et démocrates au Congrès, laissant planer le risque d’un «shutdown» (paralysie des services publics) à compter du 21 décembre. Alors que son retour à la Maison Blanche se matérialisera le 20 janvier et que les Républicains disposeront alors d’une majorité dans les deux chambres du Congrès, Trump a appelé le Congrès des États-Unis à abandonner l'accord et à adopter un projet de loi simplifié. «Nous devrions adopter un texte de dépense épuré qui ne donne pas (...) aux démocrates tout ce qu'ils veulent», indiquent Donald Trump et son futur vice-président, JD Vance, dans leur communiqué. Le texte sur la table comprend notamment 100,4 milliards de dollars (Md$) d'aides supplémentaires contre les catastrophes naturelles, dont 21 Md$ destinés à soutenir les agriculteurs touchés par les inondations et autres pertes. Une autre aide de 10 Md$ d'assistance économique aux agriculteurs est également prévue pour faire face au faible prix des matières premières et au coût élevé des intrants.
Sucre: le gouvernement espagnol veut interdire les boissons sucrées dans les cantines
Le gouvernement espagnol a annoncé le 19 décembre une série de mesures destinées à améliorer la qualité de l'alimentation dans les cantines scolaires, prévoyant l'interdiction des boissons sucrées et l'obligation de proposer chaque jour des fruits et légumes aux enfants. «Tous les enfants, quel que soit leur lieu de naissance, ont le droit à une alimentation saine», a justifié le ministre de la Consommation Pablo Bustinduy en annonçant ces mesures, qui seront contenues dans un «décret pour la promotion d'une alimentation saine et durable dans les établissements scolaires». Ce texte, actuellement en cours de rédaction, garantira notamment «la consommation quotidienne de fruits et légumes et éliminera les boissons sucrées des repas» dans les écoles, a précisé le ministre, membre du parti de gauche radicale Sumar. Ces mesures ont été annoncées à l'occasion de la publication d'une étude du ministère montrant que les enfants issus de familles à faible revenu «consomment plus de boissons sucrées et moins de fruits et légumes», et sont plus susceptibles que les autres de souffrir de «surpoids». Dans les familles qui gagnent moins de 18. 00 euros par an, le surpoids touche près de la moitié (46,7%) des enfants, contre 29,2% au sein des ménages dont le revenu est supérieur à 30 000 euros.
Coopératives: Dominique Chargé est réélu à la présidence de la Coopération agricole
Dominique Chargé a été réélu président de la Coopération agricole pour un troisième mandat lors de l’assemblée générale de l’organisation le 19 décembre, annonce un communiqué. Il est élu pour un mandat de trois ans. Éleveur de volailles et de vaches laitières en Loire-Atlantique, Dominique Chargé est vice-président de la coopérative Terrena. Il préside la Coopération agricole depuis 2018.
Erratum sur l’influenza aviaire
Bien que la France ait retrouvé son statut «indemne» de l'influenza aviaire, l’obligation de protéger les volailles demeure, contrairement à ce que laissait supposer l’information de l’Agrafil daté du 19 décembre. En effet, le ministère maintient le niveau de risque «élevé» en raison de la circulation du virus dans les couloirs migratoires survolant l’Hexagone. Le statut indemne est opposable aux pays tiers importateurs qui ferment leurs frontières aux produits avicoles provenant de pays atteints par l’influenza.