Agrafil du 19 juillet 2024

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Commission européenne : von der Leyen réélue pour un second mandat

Par 401 voix contre 284 et 15 abstentions, la plénière du Parlement européen a décidé, le 18 juillet, de renouveler sa confiance à l’actuelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pour un second mandat. Avec une marge de 40 voix, elle a fait mieux qu'en 2019 (seulement 9 voix). En amont de ce vote, elle avait présenté ses orientations politiques pour les cinq prochaines années dans lesquelles elle met l’accent sur la compétitivité en matière agricole. L’amélioration de la place des agriculteurs dans la chaine de valeur agroalimentaire, la mise en place d’un revenu «équitable et suffisant», la lutte contre les pratiques commerciales déloyales seront les sujets au cœur de l’action de la future Commission européen. En outre, elle propose la mise en place d’un plan pour l’agriculture répondant au besoin d’adaptation au changement climatique et, en parallèle, d’une stratégie pour la gestion durable de l’eau. Concernant le Green deal, elle souhaite maintenir le cap sur les objectifs fixés pour 2030 et 2050 mais Bruxelles devrait davantage se tourner sur le secteur industriel avec la présentation d’un «Clean Industrial Deal». Un discours qui a été salué par Christiane Lambert, présidente des organisations agricoles européennes (Copa), dans un message sur le réseau social X. «Les agriculteurs vous remercient», a-t-elle déclaré.

Engrais bas carbone/pomme de terre : PepsiCo et Yara annonce un partenariat en UE

Dans un communiqué de presse du 18 juillet, l’entreprise PepsiCo Europe et Yara ont annoncé un partenariat européen «de long terme», visant à fournir aux agriculteurs des engrais décarbonés. Yara annonce qu'il «livrera» jusqu’à 156 000 tonnes par an d’engrais bas carbone «à PepsiCo», couvrant ainsi environ 25 % des besoins européens de ses besoins d’ici 2030. Le partenariat inclura environ 1 000 exploitations agricoles, produisant dans un premier temps des pommes de terre, et à l’avenir d’autres cultures telles que l’avoine et le maïs. Les engrais en question seront produits, notamment en Norvège, à partir d’ammoniac issus d’énergie renouvelable (Yara Climat Choice), ou fabriqués grâce à l’utilisation d’une technologie de captage et stockage du carbone, actuellement en construction aux Pays-Bas. L’offre comprendra également des engrais minéraux produits avec du gaz naturel, «dont l’empreinte carbone est inférieure d’environ 50% à celle de la plupart des engrais produits hors UE grâce à l’utilisation de la technologie des catalyseurs», souligne le communiqué. L’objectif du partenariat étant de passer aux engrais «Yara climat Choice» au fur et à mesure de l’augmentation de la production et de la maturité des technologies ». . 

Phytos: chez Actura, recul des ventes en grandes cultures, hausse en vigne

En phytosanitaires, la campagne n’a pas été de tout repos pour les unions et réseaux d’approvisionnement. «En grandes cultures, même si nos clients ont gardé une logique d’engagement en morte saison, les difficultés et le retard dans les semis et le désherbage à l’automne, le recul des surfaces (de près de 10 % à l’échelle nationale) et l’incertitude sur l’état sanitaire des cultures en place ont compliqué les stratégies d’application, résume Gaël Vincent, chef marché santé des plantes pour Actura , interrogé par Agra Business. À l’inverse, en vigne, les commandes ont été passées au dernier moment du fait de trésoreries tendues chez les viticulteurs. Pour ces deux marchés, tout s’est débloqué en mars-avril. En vigne, les attaques précoces de mildiou ont contraint les viticulteurs à traiter avec près de trois semaines d’avance: le réappro a, lui aussi, été plus précoce que les autres années.» Au final, pour Actura, le marché fongicides vigne enregistre une progression à deux chiffres, tout comme celui des fongicides pommes de terre, stimulé lui aussi par de fortes pressions mildiou. «À l’inverse, une baisse est attendue en fongicides céréales, du fait du recul des surfaces mais également du prix de certaines molécules du marché: et ce, même si les utilisations ont été importantes en fin de cycle, pour contrôler la forte pression maladies.» AG (Actura : CA appro de 447 M€, 140 adhérents)

Pesticides: un appel à manifestation d'intérêt sur la «prise de risque amont-aval»

Dans le cadre d'Ecophyto 2030, le gouvernement a lancé, ce 16 juillet, un appel à manifestation d'intérêt (AMI) intitulé Prise de risque amont aval et massification (Praam), qui préfigure le futur appel à projets doté de 90 millions d’euros, déjà annoncé sur le même thème et prévu pour le 1er semestre 2025. Ouvert jusqu'au 29 novembre et opéré par BPI France, l'AMI Praam a pour but d'«accompagner le passage entre le stade de la recherche appliquée, sur quelques fermes pilotes, et la généralisation de méthodes éprouvées», détaille le communiqué. Il soutiendra «des projets d’expérimentation de formes innovantes de contractualisation et de dispositifs couvrant la prise de risque en lien avec les changements de pratiques». Des expériences pilotes telles que le dispositif «Dephy Ferme» montrent qu'il est possible de réduire l’usage des pesticides en grandes cultures sans compromettre la marge de l’exploitation, y compris en agriculture conventionnelle (voir notre enquête). A condition de moins rester rivé sur son rendement. Diversification des cultures, stratégies de faux semis, utilisation de variétés résistantes… Combinés, ces leviers permettent de réduire l’usage des pesticides, mais peinent à se démocratiser. La faute à des «verrouillages sociotechniques», aussi bien en amont qu’en aval des agriculteurs, pointe-t-on à l’Inrae de longue date.

Délégation de travaux/InVivo: FNSEA «défavorable» mais veut «travailler sur les causes»

Réagissant au lancement par InVivo d'un service de «régie» d'exploitations à l'échelle nationale, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau se dit «défavorable» au modèle, et souhaite «travailler sur les causes» de son essor. «Il y a un problème d'installation, de transmission et de rémunération, et d'attrait du métier, ce qui n'est pas nouveau», indique le céréalier, interrogé par Agra. Arnaud Rousseau fait une distinction entre la délégation de l'intégralité des travaux et la «régie» proposée par Invivo, où la gestion administrative est aussi déléguée - même si la décision finale revient bien à l'exploitant. «Dans le cas qui est présenté, vous ne faites rien, on passe un cran», estime-t-il. «Nous voulons des entrepreneurs qui décident et qui produisent, pas des gestionnaires de capital», résume Arnaud Rousseau, qui s'interroge également sur «l'accès aux aides publiques». Le syndicat travaille de longue date sur une définition du statut d'agriculteur, dont l'usage n'est pas encore clair. Une définition européenne de l'agriculteur actif existe, qui conditionne l'accès aux aides Pac. Pour le président de la FNSEA, «un agriculteur actif est celui qui décide sur sa ferme. Il ne détient pas forcément tout le capital, tout le matériel, mais c'est celui qui commande et qui produit. Nous ne voulons pas d'agriculteurs de 90 ans qui ne produisent rien, ou d'investisseurs qui voient un régisseur une fois pas an, et qui n'y connaissent rien».

Porc: la Chine enquêterait chez Litera Meat, Vion Boxtel et Danish Krown (Reuters)

La Chine mènerait son enquête antidumping au sein de la filière porcine européenne auprès de trois industriels européens du porc, a rapporté l’agence Reuters ce 18 juillet : l’Espagnol Litera Meat, le Néerlandais Vion Boxtel et le Danois Danish Krown (Reuters). L’interprofession espagnole Interporc ainsi que la coopérative danoise ont déclaré leur coopération avec les enquêteurs, selon l’agence. Cette étude antidumping, fait suite à la mise en place, le 5 juillet, des droits compensateurs provisoires sur les importations de véhicules électriques à batterie en provenance de Chine. Elle devait, selon Reuters, se terminer le 17 juin, mais elle pourrait être prolongée de 6 mois. De son côté la Commission européenne a précisé le 4 juillet qu’elle disposerait à présent d’une période de quatre mois pour décider de surtaxes définitives, ouvrant une période de dialogue avec Pékin pour trouver une solution consensuelle.

Soja non déforestant : le système européen déclaratif démarrera le 2 décembre (industriels)

Si le 1er janvier 2025 marquera l’entrée en vigueur du règlement européen RDUE sur la déforestation importée (soja, huile de palme, bœuf), le système européen de déclaration en ligne de la «due diligence» [traduite par «diligence raisonnée» en France] sera lancé le 2 décembre 2024, apprend-on auprès du Fediol (industrie européenne des huiles végétales et tourteaux protéiques). D’ici-là, selon cette source, la Commission européenne diffusera au cours de l’été des vidéos informatives sur le fonctionnement des procédures. Des instructions détaillées pour les utilisateurs seront communiquées en septembre. Les sessions de formation pour les parties intéressées commenceront en octobre. Enfin, l’inscription des utilisateurs au système d’information débutera le 1er novembre 2024. Le Fediol tient cet échéancier de la feuille de route présentée par la Commission européenne lors d’une démonstration le 20 juin 2024. Début juin, le Snia (fabricants privés d’alimentation animale) et la Coopération agricole (LCA) demandaient d’urgence une clarification des conditions d’application du règlement européen RDUE. Du fait du flou réglementaire, selon un communiqué de LCA, il était alors «quasi impossible d’acheter du soja pour 2025, quelle que soit la qualité requise (standard, non OGM, bio)». 

Alimentation animale: recul attendu des aliments composés de 5% d’ici 2030

La production nationale d’aliments composés baisserait de 5% d'ici 2030 pour s’établir un peu au-dessus de 18 millions de tonnes, selon le rapport que vient d’éditer la section nutrition animale de LCA (La coopération agricole). Cette diminution serait surtout le fait de l’espèce porcine, qui perdrait 660 000 t en sept ans ; tandis que l’espèce bovine perdrait 380 000 t et que les aliments pour volailles se maintiendraient. La fabrication à l’usine d’aliments pour porcs continuerait de perdre des volumes du fait des freins à la production et de la fabrication à la ferme dans les grands élevages (à un rythme ralenti cependant). La restructuration industrielle en aliment porc est largement effectuée selon les répondants, et le rythme de perte, de quelque 100 000 t par an (2%/an), reviendrait à celui des années 2010 à 2020 après la forte diminution de 2022 et 2023. La fabrication d’aliments pour bovins (dont mash) diminuerait de 1% par an sous l’effet de la décapitalisation, pour finir à 5 millions de tonnes. Pour les volailles et poules pondeuses, le sursaut post-influenza se portera sur 2024 puis la production s’établirait autour de 8 millions de tonnes, alors qu’elle était au-dessus de 8,5 Mt avant la chute historique de 2022. Pour ces espèces, la production se «déconcentre», montre le rapport, de la Bretagne vers les autres régions, et la fabrication à la ferme progresse.

Prairies sensibles: des «avancées timides» regrettent les agriculteurs du Sidam-Copamac

Dans un communiqué du 18 juillet, des représentants des agriculteurs du Massif central (Sidam-Copamac, chambres et syndicalisme majoritaire) se félicitent des «souplesses indispensables» apportées par les dérogations sur les prairies sensibles annoncées par le ministère de l’Agriculture, dans le cadre de l’application de la PAC (BCAE 9). Cependant, ils soulignent que «toutes les souplesses demandées pour les exploitations herbagères n’ont pas été accordées, et les avancées sont plus timides que prévues». Le Sidam-Copamac demandait notamment que «le seuil de 50% soit retenu à la place de 75%» de prairies permanentes sur la totalité de la surface agricole utile pour entrer dans les critères, explique Patrick Bénézit, président de Copamac. Les arbitrages présentés par le ministère «ouvrent quand même des possibilités, ça va soulager des exploitations», nuance-t-il. Selon le communiqué, la flexibilité offerte par les dérogations permettra aux exploitants de «réimplanter une prairie temporaire productive» ou de «réintroduire des rotations au sein du parcellaire». Les agriculteurs du Massif central sont «fortement touchés» par la réglementation «très stricte» des prairies sensibles, déclare le Sidam-Copamac. Néanmoins, «la problématique est présente partout», souligne Patrick Bénézit, par ailleurs président de la FNB (éleveur de bovins viande, FNSEA).

Champagne: Vranken-Pommery s'attend à une vendange restreinte à cause de la météo

Les conditions climatiques «particulièrement défavorables depuis le début de l'année» augurent un rendement «limité» des vignes de l'appellation champagne, rapporte jeudi Vranken-Pommery, l'une des grandes maisons productrices de la prestigieuse boisson. «En Champagne, les conditions climatiques ont été particulièrement défavorables depuis le début de l'année: gelées de printemps, coulure et millerandage au moment de la fleur et pression mildiou très importantes liées aux forts cumuls de précipitations», relève l'entreprise dans un communiqué. «Ces événements climatiques vont nécessairement limiter le rendement de la vendange 2024», ajoute-t-elle.  Le raisin vendangé en septembre sera vendu sous forme de champagne d'ici quelques années. Mais Vranken-Pommery a déjà «pris la décision de procéder à des arbitrages vers une distribution plus sélective», autrement dit de resserrer son offre au profit de ses «grandes marques», plus rentables. Le groupe annonce que ses ventes de champagne ont reculé de 6,7% au premier semestre 2024, à 94 millions d'euros. L'entreprise figure dans le top 5 des grandes maisons de champagne, derrière le leader incontesté LVMH (Moët & Chandon, Ruinart, Veuve Clicquot...) et au côté de Laurent Perrier, Lanson BCC et Terroirs et Vignerons de Champagne (TEVC).

Fruits et légumes : Sauvaitre finalement seul candidat pour la présidence d'Interfel

Le président de l’ANPP (pomme poire), et secrétaire général d’Interfel, Daniel Sauvaitre a publié sa lettre de candidature à la présidence de l’interprofession fruits et légumes, sur son blog le 14 juillet, où il indique être aujourd’hui le seul candidat en lice. Jean-Michel Delannoy, ancien président de Felcoop (coopératives), qui était aussi sur les rangs, se serait retiré après un vote des familles de l’amont (FNPFruits, Légumes de France, Gefel, Felcoop), dont le «résultat m’a été légèrement favorable», rapporte Daniel Sauvaitre. Fervent défenseur d’«une préférence positive de l’origine France», il se dit ouvert «aux échanges dans un cadre concurrentiel loyal pour que nos consommateurs bénéficient de la saisonnalité complémentaire permise par le climat d’autres latitude» et la diversité d’autres espèces spécifiques. Il salue par ailleurs le travail du président actuel Laurent Grandin: «Ses convictions affirmées pour les productions que nous représentons ont permis d’obtenir la reconnaissance par les pouvoirs publics des enjeux d’une souveraineté devenue critique». La gouvernance d’Interfel sera renouvelée lors de la prochaine assemblée générale qui se tiendra à Paris le 24 septembre prochain.

Tomates : le marocain Azura dénonce une «campagne de dénigrement»

A l’occasion d’un point presse à Paris, le producteur marocain de tomates Azura a qualifié de «campagne de dénigrement» l’action des producteurs français qui dénonce une concurrence déloyale, rapporte l’AFP le 17 juillet. Depuis plusieurs mois, ces derniers ont mené plusieurs actions visant les tomates marocaines en grande distribution . «On respecte les règles à la lettre», s’est défendu la directrice générale adjointe d'Azura, Abir Lemseffer, jugeant «choquante» la «stigmatisation» de la provenance marocaine. La production française reproche aux tomates marocaines d'être en partie exemptées de droits de douane (abattement de 60 %) en vertu d'un accord de libre-échange avec l'UE de 2012. Abir Lemseffer a indiqué qu’Azura réglait en France «huit millions d'euros par an» de droits de douanes lorsque le quota d’exportations (285 000 tonnes sur le marché communautaire entre octobre et mai)  était dépassé (ce qu'il est systématiquement). La culture marocaine de tomates se voit aussi reprocher de participer à l'épuisement de la ressource en eau dans un pays affrontant la sécheresse. Azura souligne qu'elle irrigue toutes ses cultures d'Agadir avec de l'eau de mer dessalée, et assure vouloir faire de même à Dakhla (Sud du Marroc) dès qu'une usine de dessalement sera opérationnelle.

Légumes : les Landes s’investissent dans le développement de légumeries

La légumerie solidaire «Terroirs des Landes» qui a ouvert début juillet à Saint-Geours-de-Maremne, est «la première pierre d’un projet de plateformes d’approvisionnement de la restauration collective publique landaise», explique le département des Landes sur son site internet. Une seconde légumerie devrait voir le jour dans Mont-de-Marsan Agglo, afin d’assurer la couverture de l’ensemble du département. Le premier site couvre actuellement 500 m2 et accueille deux lignes de production, une pour les légumes à feuilles et une autre pour les légumes-racines. Il préfigure un bâtiment industriel que de 1000 m2 devant sortir de terre en janvier 2026. Créée en 2023, la SCIC «Terroirs des Landes» a l’appui de la Communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud qui achètera le terrain et sera maître d’ouvrage de l’outil industriel. La capacité est fixée à 200 tonnes par an pour aller graduellement vers 825 t/an à plein régime. Dominique Degos, conseillère départementale déléguée à l’Agriculture, espère que «des agriculteurs se tourneront vers des productions pour l’instant insuffisantes dans le département, parce qu’elle leur garantira des débouchés à travers une contractualisation».

Aide au développement : bondissement de l'aide alimentaire française depuis 10 ans

Dans un rapport d'information remis le 15 juillet à la commission des finances du Sénat, Michel Canévet (UDI, Finistère) et Raphaël Daubet (RDSE, Lot) constatent que la France a «progressivement renforcé ses versements en matière d'aide alimentaire» sur les dix dernières années. Les financements de l'aide alimentaire programmée (AAP), qui constitue «le noyau dur de l'aide alimentaire française», ont été multipliés par 6,5 sur dix ans, à 225 M€ en 2024. Les sénateurs identifient deux facteurs de hausse: «l'accroissement généralisé de l'aide alimentaire de la France et le contexte géopolitique dégradé entre 2020 et 2022». La trajectoire de la France s'inscrit dans une progression des flux internationaux d'aide alimentaire depuis 2010. Pour la France en particulier, cette évolution «correspond à un double objectif politique et humanitaire de renforcement de notre influence au sein des instances multilatérales et d'assistance aux populations menacées», analysent les sénateurs. En raison de ses trop faibles contributions en 2018, l'influence de la France avait été «considérablement» réduite au sein du programme alimentaire mondiale (Pam). La France est aujourd'hui le 8e contributeur du Pam, avec 166 M€, loin derrière l'Allemagne (1800 M€) ou les Etats-Unis (7200 M€). 

Aide alimentaire/blé: l'Ukraine dit avoir livré 1000 tonnes de farine à Gaza

L'Ukraine a annoncé le 18 juillet avoir livré une première cargaison de 1000 tonnes de farine de blé destinée à la population palestinienne, prise «au milieu du conflit entre Israël et le Hamas» à Gaza. «La Palestine a reçu 1.000 tonnes de farine de blé dans le cadre du programme humanitaire +Grain from Ukraine+», a annoncé le ministère ukrainien des Affaires étrangères dans un communiqué. Selon cette source, «cette cargaison est la première des trois livraisons destinées à la Palestine depuis l'Ukraine dans le cadre de cette initiative». Elle «apportera une aide alimentaire à plus de 100.000 familles prises au milieu du conflit entre Israël et le Hamas», a indiqué sur le réseau social X le chef de l'administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak. Le responsable a jugé «vitale» cette aide pour les «civils innocents qui souffrent d'insécurité alimentaire et sont menacés de famine».

Vin: un haut-fonctionnaire soupçonné d'avoir tenté d'abuser d'un vigneron (presse)

Dans une longue enquête publiée le 18 juillet, le quotidien Le Monde révèle que Bercy va saisir la justice au sujet d'agissements d'un ancien haut fonctionnaire, devenu député LR-RN, Alexandre Allegret-Pilot, qui aurait tenté «d'abuser un vigneron en détresse» financière. Alors en poste au ministère de l'économie, le jeune fonctionnaire aurait d'abord accordé, par arrêté fin 2023, un prêt de 500 000 euros à Thierry Troccon «propriétaire du domaine du Clos de la Bierle» - que ce dernier n'aurait pas perçu -, puis il lui aurait demandé «en échange de placer son domaine entre les mains d’un "ami de confiance"», rapporte le quotidien. Enfin le 5 juillet dernier, le fonctionnaire aurait accordé, par arrêté, un prêt de 1,3 million d’euros, au bénéfice d'une société Vitis Gallica, qui n'existe pas encore. «Selon Allegret-Pilot, Thierry Troccon n’avait plus qu’à monter une nouvelle société à ce nom pour percevoir cette aide», relate Le Monde.

Agenda de la semaine agricole du 22 juillet 2024

Vendredi 19 juillet
Mise en place des commissions permanentes de l'Assemblée nationale
Manifestations interdites contre les bassines, dans les Deux-Sèvres, vendredi et samedi
Décision sur la liquidation de l'abattoir AIM d'Antrain, au tribunal de commerce de Rennes

Samedi 20 juillet
Élection du président de la commission des affaires économiques

Lundi 22 juillet
Réunion du dialogue stratégique pour l'avenir de l'agriculture de l'UE, jusqu'à mardi
Rallyes agroforesterie en Nouvelle-Aquitaine et d'Ariège, jusqu'au 26 juillet (chambres d'agriculture)

Mercredi 24 juillet
Réunion constitutive de la commission de l'Agriculture du Parlement européen