Alcool : le gouvernement n'a « pas de projet » d'augmenter les taxes (Borne)
La Première ministre, Elisabeth Borne, a écarté le 23 août la possibilité d'augmenter les taxes sur l'alcool dans le cadre de la préparation du budget 2024. «Il n'y a pas du tout de projet d'augmenter les taxes sur l'alcool, donc voilà, je pense qu'on peut le dire très clairement : ça ne fait pas partie des projets du gouvernement», a-t-elle déclaré sur France Bleu. Des députés de tous bords et des professionnels étaient montés au créneau ces dernières semaines. Le 21 août sur BFM TV, le président du conseil spécialisé Vin à FranceAgriMer Jérôme Despey avait rejeté l’idée de «taxer encore plus un secteur qui est en difficulté dans de nombreux bassins de production»: un plan d’arrachage de 9 500 ha est mis en œuvre dans le vignoble bordelais et une campagne nationale de distillation est lancée pour 3 Mhl de vin. «Ça ne serait vraiment pas supportable pour le secteur», d’après lui. Et de rappeler la «succession d’aléas» touchant les producteurs, entre Covid, hausse des prix, baisse de consommation. Via deux courriers séparés en juillet, 71 députés de tous bords politiques, membres du groupe d’études Vigne et vin de l’Assemblée, s’étaient opposés au projet de relever la fiscalité sur l’alcool dans le cadre du PLFSS 2024 (financement de la sécurité sociale).
Apiculture: le miel des Landes en bonne voie pour obtenir une IGP
Le cahier des charges de la dénomination miel des Landes a été homologué par les ministères de l’Economie et de l’Agriculture, selon un arrêté paru au JO le 23 août. Le dossier doit maintenant être transmis à la Commission européenne qui étudiera la demande d’enregistrement en tant qu’indication géographique protégée (IGP). Sollicitée par le syndicat des miels des Landes, cette homologation avait eu le feu vert de l’Inao à la fin du mois de mai. Le miel des Landes peut être monofloral (acacia, arbousier, bourdaine, bruyère cendrée, callune, châtaignier) ou polyfloral, indique le cahier des charges. Il provient de ruchers implantés dans le département des Landes et dans quelques dizaines de communes situées en Gironde et dans le Lot-et-Garonne. En revanche les phases d’extraction, de stockage et de conditionnement peuvent être réalisées en dehors de ces aires géographiques. Trois régions disposent déjà d'une IGP pour leur miel: l'Alsace, la Provence et les Cévennes.
Légumes: en Alsace, la station Planète Légumes étend son activité aux fleurs et plantes
Planète Légumes, unique station d’expérimentation légumière et de conseils dans le nord-est de la France, a annoncé étendre ses activités à l’horticulture et à la pépinière, le 22 août par communiqué. La station prend le nom de Planète Légumes Fleurs et Plantes. L’initiative résulte de la convergence entre la filière légumière de Planète Légumes et la branche horticole et pépinière du Grand Est issue de la scission d’Est Horticole. Cet établissement regroupait Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne, Bourgogne et Franche-Comté. Le 1er juillet dernier, ces deux dernières régions ont rejoint Astredhor– Institut des professionnels du végétal. «La filière horticole Grand Est avait le choix : soit rejoindre l’institut, soit entrer dans une entité où le pouvoir de décision resterait local. Plutôt que créer une nouvelle structure, le rapprochement avec Planète Légumes a fait sens», explique Fabien Digel, directeur, contacté par Agra Presse. La démarche englobe également l'intégration du site de recherche horticole et pépinière de Roville aux Chênes (Vosges), prévue à l’automne.
Ports ukrainiens bombardés: 270.000 tonnes de céréales détruites en un mois
Les frappes russes répétées sur des ports maritimes et fluviaux ukrainiens ont détruit «270.000 tonnes de céréales» en un mois, a déclaré le 23 août le ministre ukrainien des Infrastructures Oleksandre Koubrakov. «Au total, 270.000 tonnes de céréales ont été détruites durant le mois d'attaques contre les ports», a indiqué le ministre sur Facebook, dénonçant des frappes «contre les pays d'Afrique et d'Asie, qui manquent déjà de nourriture». Ces bombardements d'ampleur russes, au nombre de huit selon le ministre, ont commencé après que la Russie est sortie en juillet d'un accord qui permettait à l'Ukraine d'exporter sa production agricole, essentielle à la sécurité alimentaire mondiale. Dans la nuit, l'armée russe a mené une nouvelle frappe contre le port d'Izmaïl situé sur le Danube, qui se jette dans la mer Noire, où les forces de Moscou sont largement présentes: "13.000 tonnes de céréales ont été détruites", a déploré M. Koubrakov. «Plusieurs terminaux céréaliers et entrepôts privés ont été endommagés, ainsi que des infrastructures de fret», a détaillé le ministre.
Influenza aviaire: en Finlande, 120.000 renards et visons en cours d'abattage
La Finlande, premier producteur européen de fourrure de renard, a commencé l'abattage de 120.000 renards et visons pour endiguer une épidémie d'influenza aviaire qui a frappé les élevages d'animaux à fourrure, ont annoncé le 23 août les autorités. «Un ordre d'abattage a été émis pour 13 fermes», a déclaré à l'AFP Tuija Gadd, responsable de l'unité de virologie de l'autorité alimentaire finlandaise. «L'abattage a déjà été effectué dans 10 exploitations», a-t-elle précisé. En juin, plusieurs foyers de grippe aviaire H5N1 ont été identifiés parmi des laridés en Finlande. Les premiers cas dans les élevages d'animaux à fourrure ont été détectés en juillet. Début août, les autorités finlandaises ont décidé d'abattre une grande partie des animaux des élevages touchés par l'épidémie. La Finlande compte environ 400 fermes à fourrure, soit environ 1,3 million d'animaux, majoritairement des visons et des renards, a détaillé Mme Gadd. Pendant la pandémie de Covid-19, c'est le Danemark qui s'est retrouvé enlisé dans une crise politique après avoir illégalement ordonné un abattage massif de 15 millions de visons pour éviter des mutations du virus.