Agrafil du 26 juin 2024

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Commission européenne: les Etats membres devraient à nouveau choisir von der Leyen

Alors que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE doivent se réunir les 27 et 28 juin à Bruxelles pour dessiner les contours de la nouvelle mandature, un accord serait intervenu entre les groupes politiques (PPE, S&D, Renew), le 25 juin, pour la désignation des principaux postes à haut niveau des institutions européennes, selon plusieurs sources concordantes. Sous réserve de confirmation par le Conseil européen, l’Allemande Ursula von der Leyen (PPE, droite) devrait être désignée pour un second mandat à la tête de la Commission européenne. Pour respecter les équilibres politiques issus des élections européennes de début juin, l’ancien Premier ministre socialiste portugais Antonio Costa prendrait la présidence du Conseil européen. Au poste de Haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, chef de la diplomatie européenne, s’installerait la Première ministre estonienne Kaja Kallas des rangs des centristes de Renew. Pour poursuivre son travail de cheffe de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen devra obtenir l’aval d’une majorité d’eurodéputés lors d’un vote à bulletin secret qui devrait se dérouler à l’occasion de la première session plénière de la législature (potentiellement le 18 juillet).

Climat: le Danemark instaure une taxe carbone sur l’agriculture, première mondiale

C’est une première mondiale : le gouvernement danois va instaurer, à partir de 2030, une taxe carbone sur son agriculture, indique le ministère de l’économie dans un communiqué le 24 juin. La taxation des émissions de gaz à effet de serre (GES) sera progressive. Dès 2030, chaque tonne d’équivalent CO2 émise coûtera 120 couronnes danoises (soit 16€) aux agriculteurs, avant de passer à 300 couronnes (soit 40€) à partir de 2035. Cette mesure va dans le sens de l’objectif du Danemark de réduire de 70% ses émissions de GES d’ici 2030, par rapport à 1990. Le ministère de l’économie indique que cet accord devrait réduire les émissions danoises «de 1,8 million de tonnes d'équivalent CO2 en 2030». Le groupe industriel agroalimentaire danois L&F, qui a participé aux négociations, se félicite de l’obtention d’un modèle fiscal permettant à tout agriculteur «qui utilise des solutions climatiques approuvées et économiquement durables» d’éviter la taxe. Dans l’accord, le gouvernement prévoit aussi de dédier 5,3 milliards d’euros au reboisement de 250.000 hectares de terres agricoles d’ici 2045, à la mise en réserve de 140.000 hectares de plaines d’ici 2030 et au rachat de certaines exploitations agricoles pour réduire les émissions d’azote.

Intrants/climat: Timac Agro veut réduire ses émissions de 30% d’ici à 2040

Timac Agro, spécialiste de la nutrition des plantes et des produits pour l’élevage, veut réduire de 30% ses émissions de carbone à l’horizon 2040, a-t-il indiqué le 25 juin lors d’une visioconférence. Notre décarbonation va «des achats de matières premières jusqu’aux émissions dans les fermes», a déclaré la d.g. Emilia Gigova. Et d’afficher comme objectif «une baisse de l’impact carbone de 10% d’ici 2030 et 30% d’ici 2040». Jugé «faiblement émissif», le process industriel est aussi concerné. Il s’agit notamment de remplacer l’énergie issue du gaz. «Aujourd’hui, près de la moitié de notre énergie thermique provient de chaudières à bois», a souligné le secrétaire général Nicolas Hervé. Des projets d’investissement visent à aller plus loin. Cet été, une chaudière à bois sera installée à Saint-Malo. L’investissement de «près de 1 M€» doit permettre une baisse de 7% des émissions de CO2 équivalent à l’échelle de l’entreprise. Tous les sites de granulation seront progressivement équipés. Timac Agro couvre par ailleurs 5% de ses besoins électriques grâce à l’énergie solaire. Ce taux doit être doublé d’ici l’an prochain, grâce à un nouveau contrat photovoltaïque qui sera signé cette année. 

Aides Pac 2023: les aides découplées et plusieurs aides couplées revalorisées

Par plusieurs arrêtés paru au Journal officiel le 25 juin, le ministère de l'Agriculture a révisé à la hausse les montants de plusieurs aides directes découplées et couplées. Côté aides découplées, les droits à paiement de base (DPB) ne subiront pas la baisse de 1% prévue initialement, et les éco-régimes profitent de revalorisations: le montant unitaire de base passe de 46,31 à 49,69 €/ha, le montant supérieur de 63,72 à 67,30 €/ha, et l'éco-régime bio passe de 93,72 à 97,30 €/ha. De même, le montant de l'aide complémentaire JA passe de 4300 à 4469 €. Du côté des aides couplées, plusieurs revalorisations sont annoncées en productions animales et végétales. L'aide aux bovins de plus de 16 mois passe de 106 à 110 €/UGB, l'aide ovine de base passe de 21 à 22 €. Dans le végétal, l'aide à la cerise passe de 590 à 631 €, l'aide au houblon de de 442 à 447 €, et l'aide à la pomme de terre féculière de 84 à 92,40 €. Dans un communiqué paru le 16 juin, le ministère de l'Agriculture a annoncé qu'en raison d’une «souplesse nouvelle de la réglementation européenne», applicable pour cette nouvelle programmation 2023-2027», un «reliquat de paiements directs» sera versé aux agriculteurs français pour un montant de 140 millions d'euros «d'ici juin».

Négociations commerciales: les conclusions de la mission parlementaire sur Egalim 4

Sans surprise, les ex-députés de la majorité Anne-Laure Babault et Alexis Izard recommandent, dans une note remise le 14 juin au ministère de l’Agriculture dévoilée par Contexte, de créer une date butoir «amont» pour les négociations commerciales. Les grands axes dégagés par les rapporteurs sont sensiblement ceux cités par Agra Presse quelques jours avant l’arrêt des travaux des députés en raison de la dissolution de l’Assemblée. Parmi les propositions nouvelles, plusieurs visent à encourager la contractualisation, comme l’idée de «faciliter» les propositions de contrat par les producteurs ou d’adapter le dispositif aux filières vitivinicoles et aux fruits et légumes transformés. Les députés ont également proposé que les clauses de révision de prix ne concernent que les matières premières agricoles (MPA) françaises. En outre, ils ne remettent pas en cause l’existence de trois options de transparence pour la MPA et préconisent que la certification par un tiers de confiance ne soit plus systématique en cas de recours à l’option 3. Enfin, les rapporteurs ont envisagé de rendre les clauses de révision portant sur la MPA «optionnelles» car inopérantes. Ils soulignent cependant l’importance de l'obligation de conclure des clauses de renégociation. 

Bovins: les mesures de lutte contre l‘IBR renforcées en vue de son éradication en 2027

Un arrêté paru au Journal officiel le 22 juin renforce les mesures de lutte contre la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR), maladie respiratoire virale qui touche les bovins. Principales nouveautés: le texte durcit les contraintes de mouvements pour les animaux issus de troupeaux non indemnes et de troupeaux infectés, et il introduit une obligation de réforme pour les bovins infectés. À compter de 2025, ceux-ci devront être envoyés directement à l’abattoir, dans un délai qui dépend du pourcentage d’animaux infectés de plus de 12 mois au sein du troupeau : un an en dessous de 20%, deux ans entre 20 et 40%, trois ans au-delà de 40%. Un accompagnement financier est prévu; il devrait faire l’objet d’un autre texte qui n’est pas encore paru. Concernant les restrictions de mouvements, les bovins infectés et vaccinés ne pourront plus être déplacés dans des «troupeaux d’engraissement dérogataires» à partir de 2025. Une interdiction étendue en 2026 à l’ensemble des bovins issus de troupeaux non indemnes. Comme l’analyse Sophie Memeteau, de GDS France, «il y avait besoin de renforcer certains points pour accélérer l’assainissement des troupeaux», afin de parvenir à l’éradication de l’IBR en 2027, à laquelle la France s’est engagée en vertu de la réglementation européenne. En janvier, l’Hexagone comptait 1320 troupeaux détenteurs d’animaux infectés et 96% d’ateliers indemnes (hors engraissement).

Lait: Sodiaal vise 1000 nouvelles installations d’éleveurs d’ici 2030

Livrée par près de 16000 éleveurs laitiers, Sodiaal a affirmé, le 24 juin, son objectif de 1000 nouveaux jeunes agriculteurs et agricultrices installés d’ici à 2030. La coopérative organise les 25 et 26 juin deux journées d’étude à destination des nouveaux installés (226 en 2023) sur le site d’Awoingt dans le Nord, lequel transforme plus de 330 millions de litre de lait chaque année. Sodiaal a dépassé un premier palier qui était le recrutement de 1000 nouveaux exploitants entre 2019 et 2026 : dans les faits, 1232 jeunes se sont déjà installés depuis 2019. Pour accompagner ce renouvellement, Sodiaal propose un programme d’aides baptisé «Sodiaal box» qui inclut, entre autres, une enveloppe de 10 000 euros pour l’installation, une attribution de volumes additionnels de lait sans plafond ou encore des rencontres régulières avec des confrères au niveau régional et national. Par ailleurs, via la brique de lait solidaire «Jeunes Agriculteurs» de la marque Candia, les consommateurs peuvent pour leur part financer un fonds solidaire pour les nouveaux installés. Fin juin, près de 340 000 euros ont été glanés. 

Insémination animale: les ventes de Gènes diffusion approchent les 100 M€

Un an après sa fusion avec Apis Diffusion, le groupe coopératif d’insémination animale Gènes diffusion affiche un chiffre d’affaires de 98,9 millions d’euros (M€) en 2023, soit une progression de 34% sur les quatre dernières années et de 22,5% sur un an. Sans ses filiales, la coopérative pèse 45 millions d’euros de chiffre d’affaires. Le nouvel ensemble revendique 11 000 éleveurs adhérents, 280 techniciens-inséminateurs, dans 23 départements. C'est l'ancien président d'Apis diffusion Jean-Michel Fortin qui a été nommé à sa tête en 2023. La fusion visait notamment à «améliorer la qualité des services apportés aux éleveurs pour la performance de leurs exploitations, dans une logique de proximité et de maîtrise des coûts» et à «conforter la capacité d’investissement et de développement de la coopérative», explique un communiqué de juin 2023. La nouvelle entité intègre également les activités de mise en place bovine de Gènes Diffusion sur le Grand Ouest. 

Lavande : premier vol de papillon de noctuelle enregistré, sans dégât pour l'instant

Alors que les lavanderaies en sont à un stade allant de «bleuissement» à «début de floraison», la première génération du vol de papillons de noctuelles a été observée dans les pièges à phéromones de zones précoces (Vallée de la Durance, Lubéron) indique le Centre régionalisé interprofessionnel d’expérimentation en PPAM (Crieppam) dans la dernière édition de son bulletin de santé du végétal du 18 juin. Elle est en cours sur le plateau de Valensole. Le début du vol est observé sur le secteur de Banon en zones précoces et en parcelles. Les températures actuelles contribuent au développement des noctuelles. «Les papillons ne causent aucun dégât. Il n’existe pas de seuil de nuisibilité pour ce stade. Les captures de papillons dans les pièges à phéromones sont un indicateur du déroulement du vol, mais pas un outil de déclenchement d’intervention. Seul le stade chenille peut occasionner des dégâts, et fait l’objet d’un seuil de nuisibilité», rappelle le centre technique. Il conseille la surveillance des parcelles atteintes l’an dernier et de repérer la présence de nouveaux foyer. En 2023, la production de lavande avait été ravagée par des chenilles de noctuelles avec des pertes allant de 20% à 100%. 

Tomate d’industrie : en Italie, accord régional sur un prix «le plus élevé au monde»

Les industriels de la conserve italiens de l'Anicav et les organisations de producteurs (OP) du bassin de l'Italie centrale et méridionale ont signé un accord pour la gestion de la prochaine campagne de transformation des tomates, rapporte le quotidien italien Corriere ortofruticola le 20 juin. Les parties prenantes ont défini un prix de référence moyen de 150 euros/tonne pour les tomates rondes et de 160 euros/tonne pour les tomates longues. Une majoration de 30 euros/tonne pour le bio a par ailleurs été décidée. «Le sens des responsabilités a prévalu. Nous avons voulu reconnaître, au prix de grands sacrifices, le secteur agricole avec une moyenne de prix de référence qui reste la plus élevée au monde et qui devra garantir à nos entreprises une amélioration des normes de qualité déjà élevées», a commenté Marco Serafini, président d'Anicav. Selon le site Tomatonews, la région du Centre-Sud italien prévoit une récolte qui devrait atteindre 2,6 millions de tonnes cette année, malgré un recul des surfaces dans les Pouilles en raison d'une réduction de la disponibilité en eau.  Au niveau national, les prévisions annoncent un volume de 5,5 millions de tonnes en 2024.   

Saisonniers: en Italie, des milliers d'Indiens manifestent après la mort d'un travailleur sans-papiers

Des milliers d'ouvriers agricoles indiens ont manifesté le 25 juin pour réclamer justice et la fin de «l'esclavage» en Italie après la mort tragique d'un ouvrier, qui a mis en lumière l'exploitation brutale des migrants sans papiers. Satnam Singh, un travailleur clandestin de 31 ans, est décédé la semaine dernière après avoir eu le bras arraché par une machine. Son employeur l'a abandonné au bord de la route, avec son membre sectionné. «Il a été jeté dehors comme un chien. Il y a de l'exploitation, nous en souffrons tous les jours, cela doit cesser», a déclaré Gurmukh Singh, chef de la communauté indienne de la région du Latium, dans le centre de l'Italie. «Nous venons ici pour travailler, pas pour mourir», dit-il à l'AFP. Des enfants brandissent des pancartes colorées indiquant "Justice pour Satnam Singh" alors que le cortège serpente dans les rues de Latina, une ville située dans une zone rurale au sud de Rome qui abrite des dizaines de milliers de travailleurs indiens. Depuis le milieu des années 1980, les Indiens travaillent dans les marais pontins. Beaucoup récoltent citrouilles, poireaux, haricots des tomates. 

Mal-être agricole : en Nouvelle-Zélande, des étudiants en agriculture formés à la santé mentale

Une équipe de chercheurs néo-zélandais a publié en mai 2024, dans la revue scientifique Journal of agricultural education and extension, les résultats d’un programme d’éducation au bien-être et à la santé mentale, baptisé WellMates. Dispensé depuis près de deux ans dans des écoles d’agriculture néozélandaises, il montre des résultats encourageants. Ciblant tous les futurs actifs agricoles, son objectif est de développer les connaissances des étudiants en la matière, avec un accent sur la capacité à discerner les signes de détresse et à réagir de manière adéquate (atelier de deux heures). Les chercheurs ont mesuré le programme en comparant les compétences développées par 69 participants à celles d’un groupe «témoin» (58 étudiants), complétés par des entretiens avec des apprenants ayant suivi ou non le programme. Les résultats montrent que le programme WellMates accroît de façon significative les connaissances globales en matière de santé mentale des étudiants (+11 %). Deux aspects ont été mis en exergue par ces derniers : capitaliser sur des savoirs déjà acquis mais sans en être conscient,s et créer un espace d’échange non stigmatisant sur la santé mentale.

Législatives/mal-être agricole: Solidarité Paysans en appelle aux «valeurs républicaines»

L’association Solidarité Paysans ne donnera pas de consigne de vote pour les prochaines élections législatives, a appris Agra Presse le 25 juin. En revanche, elle ne cache pas son inquiétude face aux résultats et invite à rejoindre «les mouvements collectifs qui s’organisent pour proposer et défendre un projet qui s’attaque aux vraies causes et s’engage au respect des libertés, au développement de la solidarité nationale et internationale», dans un communiqué de presse le 13 juin. Solidarité Paysans rappelle que «les valeurs républicaines, de liberté, d’égalité et de fraternité, déclinée par la solidarité avec et entre les personnes rencontrant des difficultés, sans exclusive ni discrimination» sont au cœur de son engagement. Évoquant une «immense sidération» face à la dissolution, Marie-Andrée Besson, présidente, explique par ailleurs que «le repli nationaliste ne remettra pas en cause par miracle le modèle agro-industriel, tout comme la suppression des normes environnementales ne changera pas le revenu des paysans. Pire, nous savons que le projet ultra libéral s’attaquera aux droits des plus précaires que nous accompagnons et au financement des associations de solidarité comme la nôtre».

Déforestation: les écologistes parisiens fustigent un partenariat de la mairie avec Ferrero

Les écologistes parisiens, alliés distants de la maire PS de Paris Anne Hidalgo, ont fustigé le 25 juin le partenariat passé avec Ferrero finançant des festivités en marge des Jeux olympiques, reprochant au géant alimentaire «la déforestation en Indonésie et en Malaisie» et des «atteintes aux droits humains». Le Conseil de Paris a validé mardi les conventions de partenariat de «Paris fête les Jeux», un ensemble d'événements festifs en marge des Jeux olympiques (26 juillet - 11 août) comprenant Paris Plages et des Olympiades d'arrondissement. Parmi les mécènes, Ferrero France finance l'opération à hauteur de 123.500 euros, selon l'exposé des motifs. Or, selon les écologistes, l'entreprise, «première acheteuse mondiale d'huile de palme, est largement responsable de la déforestation en Indonésie et en Malaisie», ainsi que d'«atteintes aux droits humains»». Les écologistes, opposants historiques à l'accueil des JO dans la capitale, ont demandé à la majorité de gauche de renoncer au soutien financier de Ferrero. En vain: l'adjoint au sport et aux JO Pierre Rabadan a refusé leur amendement au nom de «l'équilibre de l'ensemble des partenariats».

Protéines alternatives: nouvelle déléguée générale chez Protéines France

Dans un communiqué du 25 juin, Protéines France annonce la nomination d’Alice Meullemiestre au poste de déléguée générale. Elle succède à Antoine Peeters et occupe, en parallèle, la fonction de directrice des relations extérieures et de la communication de B4C (bioeconomy for change) depuis novembre 2023. Alice Meullemiestre a été déléguée générale adjointe de Protéines France de 2019 à 2022. Titulaire d’un doctorat en génie des procédés, elle a une expérience en R&D, en laboratoire et dans l’industrie. Protéines France a pour ambition de faire du pays le «leader des protéines durables» (végétales, algues, insectes, protéines issues de procédés fermentaires). L’association d’industriels s’est notamment illustrée en s’opposant à un décret interdisant l’utilisation des dénominations animales pour désigner les produits végétaux. 

Lait bio: Philippe Marquet est le nouveau président de Biolait

Philippe Marquet, producteur de lait bio dans la Loire, a été élu à la présidence de Biolait lors d’un conseil d’administration extraordinaire, le 12 juin, informe un communiqué du premier collecteur de lait bio en France. Administrateur de Biolait depuis 2009 et vice-président du collectif depuis octobre 2023, il succède à Nathalie Delagnes «qui a quitté ses fonctions pour des raisons personnelles», est-il précisé. Malgré un marché en crise, Biolait continue de croire «en l’avenir de la bio, partout et pour tous», affirme son nouveau président. Le collectif multiplie les actions auprès des pouvoirs publics et des consommateurs, notamment autour de la campagne «Il lait là».