Grandes cultures : Fesneau donne rendez-vous aux agriculteurs après les moissons
Lors d’un déplacement sur une exploitation de Sainville en Eure-et-Loire, le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau a affirmé, le 29 juillet, qu’il sera prêt à aider les agriculteurs si les mauvaises récoltes se confirment. Même si le gouvernement ne gère que les affaires courantes, «on continue à regarder la situation, on peut activer des dispositifs (...), on peut commencer des discussions avec un certain nombre d'instances pour que ceux et celles qui auront la charge de suivre les questions agricoles - et on verra qui - aient les choses prêtes pour la rentrée», a-t-il indiqué. Dans son communiqué paru le même jour, le ministre rappelle que la gestion des risque agricoles a été récemment réformée, et indique qu'«un bilan sera établi à l’issue des moissons pour évaluer plus finement la situation et renforcer la personnalisation des dispositifs le cas échéant en fonction des difficultés rencontrées». Le gouvernement pourrait décider de débloquer des dispositifs relatifs à la taxe sur le bâti non foncier (TFNB) ou la déduction pour épargne de précaution (DEP). Marc Fesneau a précisé que la production céréalière pourrait baisser cette année de 10 à 20%, un phénomène «national » avec des pertes avoisinant les 50% dans certaines zones. Le ministre de l’Agriculture a été interpellé par la FNSEA qui a demandé des annonces concrètes sous dix jours, et la Coordination rurale qui avait demandé à le rencontrer en urgence. En plus des aides nationales et d’un possible report des cotisations à la Mutualité sociale agricole (MSA), Marc Fesneau pourrait solliciter Bruxelles sur la mobilisation de la réserve de crise.
Gestion des risques: la Conf' dénonce un «système à deux vitesses» et un «imbroglio administratif»
Après la Coordination rurale, la FNSEA et les JA il y a quelques jours, c'est au tour de la Confédération paysanne et du Modef de réagir aux mauvaises récoltes attendues en grandes cultures et vignes. La Conf' dénonce, dans un communiqué le 26 juillet, une gestion des risque «à deux vitesses», où les agriculteurs non-assurés sont «laissés pour compte». Pour les demandeurs d'indemnité de solidarité nationale (ISN, ex-calamités agricoles), la Conf' décrit un «imbroglio administratif tellement complexe qu'il en devient inutilisable», et des fermes exclues des assurances et de l'ISN «si elles ne jouent pas le jeu de la sur-spécialisation». Selon le syndicat, les bénéficiaires sont passés d'un «délai d'instruction moyen de 6 mois pour les calamités agricoles à plus de 15 mois avec l'ISN. La Conf' réitère sa proposition de créer un «fonds professionnel mutuel et solidaire qui ferait appel à tous les acteurs des filières alimentaires». De son côté, le Modef demande aux services préfectoraux de faire d’urgence une évaluation des dégâts sur toutes les cultures agricoles et d’accélérer les déclarations individuelles des agriculteurs sinistrés», explique le syndicat agricole, dans un communiqué de presse le 26 juillet. Le Modef demande en outre le déblocage d’«une première enveloppe de 500 millions d’euros» pour le dédommagement. Par ailleurs, le plus petit des syndicats nationaux demande à nouveau au prochain gouvernement l’abrogation de la réforme sur l’assurance multirisque climatique (MRC), qu'il juge toujours «inadaptée».
Grandes cultures : ADM vise 2Mha en «agriculture régénérative» dans le monde d’ici 2025
La multinationale américaine ADM (Archer Daniels Midland) veut atteindre 2 millions d’hectares (5 millions d’acres) en «agriculture régénératrice» dans le monde d’ici 2025. Une ambition renforcée par les résultats de 2023 qui ont été dévoilés dans un rapport publié fin juillet sur le site Internet du groupe. ADM a travaillé avec 28 000 agriculteurs dans sept pays (dont 23 Etats américains et trois Etats canadiens) et a fait convertir 1,1 million d’hectares. En Europe, sont concernés le Royaume-Uni avec 4370 hectares en orge, blé et colza et la Serbie avec 1390 hectares de soja. Selon l’entreprise, «l’agriculture régénératrice» et ses techniques (couvertures, réductions d’intrants azotés, engrais organiques, maintien de la biodiversité ou encore conservation des sols…) s’adapte «aux conditions physiques et à la culture locales». Dans ce même rapport, ADM donne les résultats d’une enquête menée auprès des agriculteurs participant à son programme d’«agriculture régénératrice» nord-américain : 96% des sondés veulent reconduire l’essai en 2024, 87% le recommanderaient à un autre agriculteur. ADM vise désormais 1,6 million d'hectares pour fin 2024 et 2 millions pour 2025. Pour inciter les agriculteurs à rejoindre son programme, ADM indique verser une indemnisation de 33 dollars l'acre (0,4 hectare).
Caprins/ovins: la Grèce interdit le transport de vif après de nouveaux cas de PPR
Le ministère grec de l'Agriculture a interdit lundi le transport d'ovins et de caprins, la peste des petits ruminants (PPR) ayant été signalée dans de nouvelles régions après son apparition dans le pays le 11 juillet. «Les mouvements d'ovins et de caprins destinés à la reproduction, à l'engraissement et à l'abattage sont interdits dans tout le pays», a indiqué le ministère dans un communiqué. Il a précisé que ses vétérinaires avaient localisé la peste ovine et caprine dans les régions de Corinthe et de Larissa, après avoir retracé «l'itinéraire suivi par des animaux importés d'un certain pays». Les animaux malades ont été localisés avant l'apparition des premiers symptômes de la maladie. Le pays d'origine n'a pas été précisé, mais le ministère a déjà déclaré que la Grèce importait principalement des moutons et des chèvres de Roumanie, de Turquie et d'Albanie. Plus de 9.000 animaux ont déjà été identifiés pour être abattus, dont 7.000 dans le centre de la Grèce, après l'apparition de la maladie près de la ville de Kalabaka le 11 juillet. La peste des petits ruminants (PPR) est une maladie très contagieuse pour les ovins et les caprins, mais elle n'affecte pas l'homme. La viande et le lait pasteurisé peuvent également être consommés sans danger, selon les autorités.
Lait: la maison mère de Lactalis met de côté 300 M€ pour «contentieux fiscal»
La maison mère du géant mondial du lait Lactalis (Lactel, Président, Leerdammer, Galbani...), BSA, a provisionné trois cents millions d'euros à fin 2023 au titre d'un «contentieux fiscal», a appris l'AFP le 29 juillet. «Des contrôles fiscaux en cours ou autres enquêtes peuvent potentiellement exposer la société à des sorties de ressources significatives», peut-on lire dans les comptes annuels de la holding du N°1 français de l'agroalimentaire, BSA, déposés mi-juillet au tribunal de commerce de Paris et consultés lundi par l'AFP. «Les dernières estimations établies par la société ont conduit à la comptabilisation au cours de l'exercice d'une dotation complémentaire de 50.000.000 euros au titre du principal contentieux fiscal en cours», somme portant le total provisionné à 300 millions d'euros, indique encore BSA, confirmant une information du média économique L'Informé. BSA précise dans ces comptes détenir 47,37% du capital de Groupe Lactalis, et le contrôle de nombreuses filiales de Lactalis? Lactalis, qui n'a pas souhaité commenter "une affaire en cours" auprès de l'AFP lundi, est sous le coup d'une enquête pour fraude fiscale aggravée et blanchiment de fraude fiscale aggravée en France.
Prairies: production supérieure de près de 30% à la moyenne, mais difficile à valoriser
La production cumulée des prairies permanentes est supérieure de 29% à la moyenne de référence calculée sur la période 1989-2018 au 20 juillet, d’après une note du ministère de l'Agriculture (indice Isop, simulation). «Les conditions météorologiques restent très favorables à la pousse de l’herbe avec des pluies fréquentes et l’absence de fortes chaleurs sur la quasi-totalité du pays, souligne la publication. Pour un quart des prairies permanentes, la pousse cumulée au 20 juillet atteint déjà le niveau normal de fin de campagne». Seules les prairies du sud-est de l’Occitanie sont déficitaires. Le Grand-Est, les Pays de la Loire et le Centre-Val de Loire sont les régions où l’excédent est le plus fort. Cependant, la forte pousse de l’herbe n’annonce pas une bonne année fourragère. En effet, la récolte des foins a été perturbée par les pluies abondantes. «Les quantités récoltées sont satisfaisantes mais la qualité est médiocre: bien souvent l’herbe était bien trop avancée en stade faute d’avoir pu intervenir plus tôt à cause de la persistance de la pluie ce printemps», relève la note «agro-climatique et prairies» de l’Institut de l’élevage (Idele). Or, le dispositif (images satellite) utilisé pour calculer les pertes des éleveurs dans le cadre de l’assurance prairies est «inopérant» en cas d’excédent pluviométrique, dénonce la FNSEA.
Loup: même sans protection stricte, chasse interdite si l’état de conservation est défavorable (CJUE)
«Le loup ne peut être désigné comme espèce chassable au niveau régional lorsque son état de conservation au niveau national est défavorable», conclut la Cour de justice de l’UE dans un nouvel arrêt publié le 29 juillet portant sur le cas de l’Espagne. La région autonome de Castille-et-Léon avait autorisé entre 2019 et 2022 la chasse de 339 loups. En Espagne, les populations de loups ibériques sont soumises à un régime de protection stricte au sud du fleuve Duero mais sont seulement considérés comme une «espèce animale d’intérêt communautaire susceptible de faire l’objet de mesures de gestion» au nord du fleuve. C’est dans cette région que les autorisations de chasse ont été accordées. Mais pour la CJUE, la Castille-et-Léon aurait dû tenir compte du fait que le loup se trouvait dans un état de conservation défavorable en Espagne. La Cour avait rendu un jugement similaire le 11 juillet portant sur le cas de l’Autriche. La Commission européenne a proposé fin 2023 une révision du statut de protection du loup dans l’UE pour le faire passer d’une protection stricte à une protection simple. Mais les États membres ne sont pas parvenus jusqu’à présent à se mettre d’accord sur cette question.
Vin : en Gironde, des amendes jusqu’à 5 000 €/ha proposées contre les vignes en friche
Lors d’une réunion le 25 juillet de la cellule opérationnelle sur la viticulture en Gironde, un bilan des premiers contrôles des arrachages de vignes non cultivées a été dressé, selon un communiqué de la préfecture. «Compte tenu de l’ampleur des remontées d’informations et des préoccupations que suscite la présence de nombreuses parcelles de vignes abandonnées ou en défaut d’entretien» dans le département, l’action a été mise en œuvre «depuis le début du printemps 2024». Des procès-verbaux de constatation de manquements ont été transmis aux parquets de Libourne et de Bordeaux, annonce la préfecture, précisant que «des peines d’amende pouvant atteindre 5 000 €/ha» ont été proposées. «Les contrôles vont se poursuivre dans les territoires les plus touchés par la présence de vignes non cultivées qui représentent un risque de dissémination de maladies comme la flavescence dorée.» Le 17 mai, la Cnaoc (vignerons en AOC) avait réclamé de nouvelles sanctions contre les vignes en friche. Le Code rural permet une sanction délictuelle et le procureur décide au cas par cas «ce qui rallonge considérablement les délais», expliquait-elle. Et de proposer à la place une sanction contraventionnelle forfaitaire et «dissuasive» (4 000 €/ha et par an) et la rédaction d’un arrêté préfectoral-type pour uniformiser les modalités du dispositif.
Train des primeurs : pas de destruction des wagons, la CGT évoque même un repreneur
Les cheminots CGT de Perpignan sont intervenus auprès de la direction de Fret SNCF et du ministère des Transports afin qu’ils s’engagent à ne pas détruire - ni exposer - les wagons frigorifiques du train des primeurs à l’arrêt depuis la fin juin (voir notre analyse), explique le quotidien l’Indépendant le 25 juillet. Selon le syndicat CGT des cheminots de Perpignan, les wagons ont été convoyés, le 18 juillet dernier, vers le site de stockage de Forbach (Moselle) avant mise au rebut, et il était prévu qu'un ou deux wagons soient préservés pour être exposés à la Cité du Train à Mulhouse (Haut-Rhin). «La partie était loin d’être gagnée mais je pense que nous avons été suffisamment convaincants puisque du coup Ermewa (ex-filiale SNCF) qui regroupe les activités de location de wagons et de conteneurs-citernes, s’est fermement engagée à ne pas détruire les wagons frigorifiques du train des primeurs Perpignan-Rungis», s’est félicité Mikaël Meusnier, secrétaire général du syndicat CGT des cheminots de Perpignan. De plus, il évoque aussi un «gros mastodonte du transport routier frigorifique qui serait toujours intéressé pour charger le train des primeurs Perpignan-Rungis». Il se serait ainsi engagé à développer ce trafic «dans les deux sens», croit savoir le syndicaliste.
Tomates : les contrôles des plants à la frontière britannique perturbent les producteurs anglais
La filière tomate britannique s’inquiète des protocoles d’importation post-Brexit des plants de tomates mis en place par le précédent gouvernement, souligne le Fresh Produce Consortium (FPC, interprofession britannique) le 29 juillet. Les producteurs signalent des retards de livraison pouvant aller jusqu'à six semaines, en raison de la durée prolongée des nouveaux tests à la frontière. Ces retards perturbent la programmation et la planification des cultures. Dans ce contexte, le FPC plaide pour que la contractualisation avec la distribution se mette en place urgemment: «Pour éviter de nouvelles tensions économiques, les contrats pour la saison britannique 2025 doivent être finalisés d’ici la fin septembre 2024. La tendance historique en matière de passation tardive de contrats par les détaillants britanniques exacerbe la situation, ne laissant que peu de marge de flexibilité» explique-t-il. Critiquant ces obstacles réglementaires mis en place, «un des innombrables exemples d’une stratégie frontalière mal mise en œuvre», Nigel Jeanny, directeur général du FPC, voit cependant là une «opportunité fantastique» pour le gouvernent actuel de Keir Starmer de «responsabiliser tous les maillons de la filière fruits et légumes».
Ail : en Espagne, volumes reconduits en 2024 malgré la baisse des surfaces (syndicat)
L’Association nationale des producteurs et des metteurs en marchés d’ail espagnol (ANPCA) prévoit, en 2024, une récolte relativement similaire à celle de 2023, indique-t-elle sur son site internet le 26 juillet. Et ce malgré une nouvelle réduction des surfaces dédiées à la culture, en recul de 14% par rapport à 2023, après une baisse de 17% l’année précédente. En 2024, l’ensemble des surfaces dédiées à la production ne devrait pas dépasser les 12 457 hectares. La tendance baissière touche particulièrement l’ail violet dont les surfaces passent cette année sous la barre des 40%. Au global, les surfaces d’ail en Espagne ont baissé de 30% depuis 2022. Selon l’ANPCA, les rendements seraient néanmoins au rendez-vous avec une bonne qualité escomptée, le climat ayant été favorable cette année, à quelques exceptions. Le syndicat table donc sur un volume de 208 000 tonnes, similaire à celui de 2023, ce qui représente 65% de la production totale européenne (et 80% de l'ail commercialisé en Espagne). L’Espagne est le principal pays fournisseur à l’importation de la France avec 16 766 tonnes sur la campagne 2022-2023, selon FranceAgriMer. Cependant, l’origine est en retrait (-12%) face à l’ail chinois en forte progression la saison dernière (6 541 t, +42 %).
Gestion de l'eau: les inspections veulent conforter et consolider les analyses HMuc
Promues dans le bassin Loire-Bretagne depuis 2016, pour établir les niveaux prélèvement en basses eaux, les analyses HMuc («hydrologie, milieux, usages et climat») ont souvent confirmé des déséquilibres et dressé des perspectives de sobriété qui ont entraîné un «effet de surprise» et des réticences. C'est la crainte des ministères de l'Agriculture et de l'Environnement que confirment les inspections dans un rapport paru le 29 juillet, qui recommandent notamment d’«accorder une grande attention à la qualité de la concertation entre toutes les parties prenantes», avant, pendant, et après ces études locales. Les auteurs confirment bien l'intérêt de ces analyses, dont ils veulent conforter les résultats ; ils recommandent notamment d'«arrêter, pour toutes les démarches HMUC, des volumes maximaux à respecter pour les prélèvements d’eau soumis à autorisation ou à déclaration» ; ou encore de mettre à jour les Sage «en intégrant les volumes prélevables définis au sein de la période de basses eaux et leur répartition entre usages». Concernant la question épineuse des débits biologiques, ils proposent que la balance «bénéfices-risques» intègre tout à la fois les «impacts socio-économiques et les impacts sanitaires et environnementaux».
Egalim: Potier prend ses distances avec la méthode du NFP sur les prix plancher
Le député socialiste Dominique Potier, qui n’a pas fait campagne sous les couleurs du Nouveau front populaire pendant les législatives, déclare qu’il «partage l’esprit, beaucoup moins la lettre» des propositions de la coalition de gauche pour l’agriculture, notamment celle sur les prix plancher, dans un entretien accordé à Alternatives économiques (article payant), le 26 juillet. L’élu de Meurthe-et-Moselle estime que les «prix plancher fixés par l’État ont des effets retors». «Il faut plutôt encadrer et réguler le marché: organiser des accords de filière sur des prix, généraliser des accords tripartites et pluriannuels entre producteurs, transformateurs et distributeurs, étudier l’opportunité de paiements contracycliques», affirme-t-il. Dans un texte déposé en mars, les députés socialistes proposaient d’interdire la vente d’un produit agricole au-dessous du prix de revient, comme en Espagne. Par ailleurs, Dominique Potier déplore que les lois sur le revenu agricole fassent l’impasse sur l’amont (machinisme, fourniture d’engrais, médicaments vétérinaires, etc.). Le débat «a négligé le sujet des prix imposés aux agriculteurs par les multinationales du secteur amont», estime-t-il. Il réitère sa proposition d’étendre les missions de l’Observatoire de la formation des prix et des marges vers l’amont, soutenue en mars par un large éventail d’élus.
Vin : le réseau d’élus Anev élit le député Portarrieu comme co-président
L’Association nationale des élus de la vigne et du vin (Anev) a annoncé le 29 juillet l’élection de Jean-François Portarrieu (Horizons, Haute-Garonne) comme co-président. Il rejoint ainsi la sénatrice Nathalie Delattre (RDSE, Gironde) à la tête de l’organisation. A ses côtés, le sénateur Christian Klinger (LR, Haut-Rhin) a été élu vice-président. L’Anev, réseau créé en 1999, revendique «plusieurs centaines d’adhérents», dont une grande majorité de communes et d’intercommunalités viticoles, ainsi qu’une centaine de parlementaires nationaux et européens, des régions et des départements.