Guerre au Moyen-Orient : l’aggravation de l’insécurité alimentaire se concrétise, selon l’ONU
Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a alerté, le 5 juin, sur la matérialisation du scénario d’aggravation record de l’insécurité alimentaire dans le monde en cas de conflit prolongé au Moyen-Orient. « Le scénario négatif est malheureusement en train de se concrétiser », a déclaré à l’AFP Jean-Martin Bauer, le directeur du service d’analyse de la sécurité alimentaire du PAM. « La fermeture (du détroit) d’Ormuz se traduit par une hausse de la faim », a-t-il ajouté, soulignant l’envolée des prix des denrées de base comme le riz et le blé. Le PAM avait déjà prévenu en mars, deux semaines après le déclenchement par les Etats-Unis et Israël de la guerre contre l’Iran, que près de 45 millions de personnes supplémentaires pourraient être frappées par une insécurité alimentaire aiguë si le conflit ne cessait pas d’ici à juin et si le prix du baril de pétrole restait supérieur à 100 dollars. Ces personnes viendraient s’ajouter aux près de 320 millions qui souffrent déjà d’insécurité alimentaire aiguë dans le monde.
EU-Mercosur : Bruxelles épinglée pour avoir supprimé un message de Macron à von der Leyen
Selon les résultats préliminaires d’une enquête de la Médiatrice européenne, Teresa Anjinho, publiés le 5 juin, la Commission européenne s’est rendue coupable d’une mauvaise administration en supprimant un message d’Emmanuel Macron à Ursula von der Leyen au sujet de l’accord commercial UE-Mercosur envoyé en janvier 2024. La Médiatrice avait été sollicité en septembre après le rejet de la demande d’accès à ce message par un journaliste au motif qu'il avait été automatiquement supprimé en raison de l’activation de la fonction « messages éphémères ». Selon l’exécutif européen, ce message reprenait des griefs bien connus de la France contre l’accord sans qu’il soit nécessaire de le conserver d’un point de vue administratif ou juridique. Au cours de son enquête, Teresa Anjinho n’a pas non plus été en mesure d’établir si le message avait été supprimé avant ou après le dépôt de la demande du journaliste. Dans ses recommandations, elle appelle Bruxelles à conserver tous les messages échangés entre chefs d’État ou de gouvernement et commissaires européens, ainsi qu’entre ministres et commissaires, « pendant une période raisonnable afin de permettre un éventuel contrôle public via des demandes d’accès ».
Occitanie : la région crée un fonds d'investissement agricole
Réuni en plénière le 4 juin, le conseil régional d'Occitanie a adopté sa nouvelle feuille de route pour l'agriculture jusqu'en 2030, dont 40 M€ d'engagements nouveaux incluant la création d'un fonds d’investissement agricole souverain, doté de 30 M€. Complétant le fonds d'avance cheptel, ce fonds vise le foncier des exploitations (via la foncière régionale dont le capital va être augmenté), les investissements des exploitations, notamment le bâtiment, et l'industrie agroalimentaire. L'ensemble de la feuille de route, intitulée Pacte régional pour la souveraineté alimentaire, est dotée de 145 M€ (dont 50 M€ de fonds européens), avec quatre autres « mesures phares » : « augmentation des moyens pour la sécurisation des apports en eau, notamment dans le cadre de l’extension d’Aqua Domitia » pour 50 M€ ; « développement d’Occit’Alim » (restauration collective, 1 M€) ; création d’un « accélérateur agro Occitanie » pour soutenir la transformation à la ferme (600 000 €) ; financement d'« initiatives locales de filières territorialisées » (210 000 €) ; et « élaboration de Contrats d’objectifs de production en collaboration avec les représentants des filières ». Ces contrats devraient peu ou prou poursuivre les mêmes objectifs que la conférence régionale de souveraineté, qui doit se conclure d'ici l'été.
Bio : la Bourgogne-Franche-Comté prépare un plan régional
Réuni en plénière les 28 et 29 mai, le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté a adopté une nouvelle feuille de route agricole pour la période 2026-2028. Conclue sous la forme d'une convention avec la chambre régionale d'agriculture, l'ensemble de la feuille de route mobilise 150 millions d'euros (M€) de fonds régionaux, dont 60 M€ pour la formation et la promotion des métiers, 24 M€ d'aides régionales à l'agriculture et 66 M€ de contreparties du Feader (aides européennes). Malgré que les régions n'aient plus la gestion des aides bio surfaciques, la région a tout de même prévu un plan régional dédié « pour consolider l'offre et répondre à la reprise de la consommation », qui doit être présenté d'ici la fin d'année ; la région prévoit d'ores et déjà 75 % de produits bio et locaux dans les lycées. Pour ses aides agricoles, la région prévoit un « soutien prioritaire aux filières déficitaires (fruits, légumes, volailles, protéines végétales) ». La feuille de route prévoit aussi des « dispositifs de sauvegarde » pour les exploitations en difficulté. Ces « dispositifs de sauvegarde » restent à construire : les deux institutions ont convenu d'« un travail à mener conjointement pour mieux déceler les situations en difficultés pour mieux accompagner le cas échéant », indique-t-on à la région.
Eau/ Sage Vilaine: à Rennes, des milliers de manifestants pour la qualité de l'eau
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté le 7 juin à Rennes «pour défendre l’eau, la santé et la démocratie» à l’appel d’une quarantaine d’associations et du syndicat agricole Confédération paysanne qui dénoncent la politique du gouvernement dans ce domaine, a constaté un journaliste de l’AFP. En cédant à «des intérêts corporatistes et des lobbyistes», le gouvernement pousse «au conflit d’intérêts et d’usages. Ils sont en train de préparer une guerre de l’eau», a accusé Stéphane Galais, agriculteur breton et porte-parole national de la Confédération paysanne. Pour les organisateurs et les manifestants interrogés par l’AFP, le blocage par les syndicats agricoles majoritaires de la révision du Schéma d’aménagement et de gestion de l’eau (SAGE) du bassin versant du fleuve Vilaine est le symbole de cette politique gouvernementale qu’ils dénoncent. Cette révision, négociée depuis 2022 au sein d’une commission locale où les agriculteurs étaient représentés, devait être adoptée en décembre 2025 mais la FNSEA-JA a bloqué in extremis le processus avec une grosse manifestation. Les préfets de Bretagne et de Loire-Atlantique avaient dans la foulée demandé plus de temps pour la concertation. Et quelques semaines plus tard, le Premier ministre Sébastien Lecornu annonçait sur X un moratoire sur les questions de l’eau et un projet de loi d’urgence agricole reprenant certaines revendications de la FNSEA.
Alimentation animale : Avril et l'État investissent 70 M€ pour maintenir Eurolysine
Dans un communiqué du 5 juin, Avril annonce la signature d'un accord avec l'État pour investir 70 millions d'euros (M€) supplémentaires au capital d’Eurolysine, permettant d’assurer la continuité économique de sa filiale, concurrencée sur le marché européen de l’alimentation animale par les acides aminés importés de Chine. Codétenue aux côtés de BPI France (qui en possède 45 %), l’entreprise, unique fabricant européen d’acides aminés, « fait face depuis plusieurs mois à d'importantes difficultés économiques », rappelle Avril. Le groupe souligne que la continuité d’Eurolysine va permettre de « poursuivre la mobilisation, en France et en Europe, pour mettre un terme aux pratiques anticoncurrentielles de la Chine et assurer ainsi le retour à la compétitivité de l'entreprise ». Depuis 2024, année de sa reprise par Avril, Eurolysine « mène une action structurée auprès des autorités européennes », rappelle le communiqué, dont une première étape a été la mise en place de droits anti-dumping sur la lysine. Comme les producteurs chinois ont baissé leurs prix en conséquence, une enquête pour « absorption des droits » a été ouverte le 30 avril à la demande d’Eurolysine.
Insectes : Innovafeed se réorganise et supprime 60 emplois
Innovafeed a annoncé le 5 juin une réorganisation de ses activités d’élevage et de transformation d’insectes qui se traduira par la suppression d’une soixantaine de postes (sur 300 au total) dont les deux tiers concernent le site historique de Gouzeaucourt (Nord). La société arrête les activités de R&D zootechnique à Gouzeaucourt qui sont intégrées partiellement à l’usine de Nesle (Somme), annonce-t-elle dans un communiqué. Après avoir atteint une « maturité industrielle » et avoir enregistré une forte hausse de son chiffre d’affaires, Innovafeed va « accélérer le développement commercial des gammes (…) en particulier sur les segments fonctionnels de l’aquaculture et du petfood », investir dans ses capacités de production et optimiser son site. Pour cela, la société a réalisé une augmentation de capital de 51 millions d’euros de « ses actionnaires historiques, notamment Creadev, QIA, Temasek, FFC, ABC Impact et ADM ainsi que de ses partenaires bancaires. » Innovafeed n’en reste pas moins dans une situation fragile. Selon ses comptes publics pour 2024, son chiffre d’affaires atteint 5,1 millions d’euros (+65% vs 2023) et son résultat d’exploitation atteint -45,2 millions d’euros (+6,4% vs 2023). La société déclare un chiffre d’affaires de 13 millions d’euros en 2025 et vise un premier exercice bénéficiaire en 2028.
Bovins : aux États-Unis, retour confirmé de la lucilie bouchère, parasite dévastateur
Soixante ans après son éradication du sol américain, un parasite ravageur pour le bétail a été détecté dans le sud du Texas, ont confirmé les autorités américaines, qui ont lancé une course contre la montre pour stopper sa progression. « Nous avons confirmé la présence de la lucilie bouchère du Nouveau monde chez un veau âgé de trois semaines » et « pris des mesures immédiates pour endiguer et éradiquer le foyer » de contamination, a déclaré jeudi la ministre américaine de l'Agriculture Brooke Rollins lors d'une conférence de presse le 4 juin. Pour l'instant, « aucun autre cas » n'a été détecté, a-t-elle ajouté, selon l'AFP. Si le risque pour les humains reste « faible » selon les autorités sanitaires, la détection de ce cas, confirmé le 3 juin par des analyses, inquiète vivement les éleveurs, notamment bovins. La lucilie bouchère est une sorte de mouche dont la larve se nourrit de la chair d'animaux, créant des lésions graves et potentiellement mortelles. Elle peut affecter le bétail, mais aussi la faune sauvage, les animaux domestiques et l'homme. Les États-Unis avaient réussi à l'éradiquer en 1966, puis étaient parvenus à éliminer une résurgence dans le sud de la Floride en 2017. Mais le parasite est resté présent en Amérique du Sud et a progressé vers le nord ces dernières années, inquiétant les autorités américaines.
Viande bovine : forte progression des importations de l’UE en provenance des pays tiers
Dans un contexte de décapitalisation en Europe, les importations de viande bovine en provenance des pays tiers ont fortement progressé en 2025, et cette hausse s’est poursuivie début 2026, indique l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances du 28 mai. Selon l’institut français, qui cite les chiffres d’Eurostat, ces volumes ont augmenté de 18 % en 2025, à 459 000 téc. Sur les deux premiers mois de 2026, alors que l’accord UE-Mercosur n’était pas encore en vigueur, « cette percée se poursuivait » : l’Europe a importé 71 000 téc de viande bovine réfrigérée et congelée sur la période (+25 % sur un an). Résultat : la part de viandes importées dans la consommation européenne progresse (7,4 % en 2025, contre 6,1 % l’année précédente). De son côté, au premier trimestre 2026, la France a aussi vu augmenter ses importations en provenance des pays tiers : +7 % pour le Royaume-Uni et +37 % pour les autres origines (« principalement de l’Uruguay (…), les provenances Brésil et Argentine étant en recul », précise l’Idele). Toutefois, l’écrasante majorité des imports français proviennent de ses voisins européens. Dans leur globalité, les volumes importés par l’Hexagone reculent de 2 % en 2025 et de 1 % au premier trimestre 2026, reflétant surtout le manque d’offre en Europe.
Viande : l’offre mondiale a quadruplé en 60 ans avec des disparités régionales (FAO)
L’offre mondiale d’aliments d’origine animale terrestre a connu une croissance significative au cours des six dernières décennies. C’est le principal résultat d’une étude publiée le 5 juin par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Concrètement, les auteurs avancent qu’entre 1961 et 2022, la viande de volaille a connu la croissance la plus importante, multipliée environ par cinq. Suivent les œufs et la viande porcine qui ont vu leur production quasiment doubler. La production de viande bovine, de son côté, est restée stable ou a diminué dans de nombreuses régions. Au niveau géographique, le rapport fait apparaitre des disparités. Ainsi, l’Asie qui est le plus grand producteur d’aliments d’origine animale terrestre, présente approvisionnement par habitant « relative faible ». En Afrique subsaharienne, la FAO indique que l’offre par habitant a globalement stagné, « avec seulement des progrès limités dans certains pays ». Par ailleurs, l’organisation onusienne alerte sur les pertes et gaspillages alimentaires qui aggravent encore plus les disparités et représentent un défi croissant en matière de durabilité.
Lait : les éleveurs de l’Unell mécontents du prix du lait payé par Lactalis
Les éleveurs réunis au sein de l’association d’organisations de producteurs Unell (livreurs Lactalis) estiment que le prix du lait payé actuellement par Lactalis France est trop bas. « Le prix formule de mai a été revalorisé de 1,02 euro pour arriver à 400 euros les 1000 litres, mais c’est insuffisant pour faire face à la hausse de nos coûts de production », calcule Delphine Macé, présidente de l’Unell. Les éleveurs estiment que leurs coûts de production, notamment pour ce qui est de l’énergie et des engrais, sont en forte hausse. Et que les bons résultats enregistrés par Lactalis en 2025 pourraient l’inciter à faire un geste positif sur le prix payé. Cette revendication est activement défendue par les éleveurs aveyronnais à travers la FDSEA et les JA. Ils dénoncent dans un communiqué du 4 juin « une hausse ridicule de 0.00102€ par litre (soit 1,02 €/1000 litres) ». Ils demandent « une reprise des négociations entre l’Unell et Lactalis » et « la réouverture rapide des négociations commerciales entre la grande distribution et l’industrie agroalimentaire. » Le prix est négocié chaque mois entre l’Unell et Lactalis sur la base du prix formule, les deux parties arrivant parfois à se mettre d’accord pour deux, voire trois mois afin de donner de la visibilité aux éleveurs. Ainsi, en février et mars, le prix avait atteint 406,53 euros.
Légumes d’industrie : fort recul des volumes et des surfaces en 2025 (AOP)
A l’occasion de son assemblée générale le 3 juin, l’Association des organisations de producteurs de légumes de plein champ pour l’industrie (Cenaldi) a fait état d’une diminution des volumes corrélée à la contraction des surfaces en 2025. Ainsi, 686 100 tonnes de légumes nettes ont été livrées soit un recul de 11 % par rapport à 2024 et de 10 % sur la moyenne 2020-2024. Le Cenaldi note une augmentation des rendements pour certains légumes (brocolis, courgettes, épinards & navets), mais une diminution pour d’autres (flageolets, mogettes, courges, choux-fleurs & jeunes carottes). La baisse générale est en lien avec les moins bonnes performances techniques, les abandons plus nombreux (7% en moyenne et supérieur à 15% pour les navets et les panais) et la réduction drastique des surfaces dans l’ensemble des bassins. 55 500 hectares ont été semés en 2025, en recul de 12% par rapport à 2024. On note une baisse forte pour les pois, les haricots, les flageolets et les jeunes carottes, modérée pour d’autres (aromatiques, grosses carottes). Les augmentations sont à mettre au crédit principalement des choux-fleurs, des épinards, des haricots grains, des brocolis et des oignons. Elles sont plus modérées pour les poireaux, les courges et les courgettes.
Champignons : la production française progresse en 2025, les importations reculent
La production française de champignons de couche s’élève à 77 600 t en 2025, en hausse de près de 3 % par rapport à 2024, selon l’Anicc (interprofession). Les volumes produits à destination de la transformation semblent désormais stabilisés après une longue période de baisse. Ceux pour le marché du frais continuent leur progression, de façon modérée mais régulière sur le long terme. La production est réalisée par une cinquantaine de champignonnistes. Les volumes proviennent à 86 % des trois régions Pays de la Loire/ Hauts de France/ Nouvelle-Aquitaine. La balance française des échanges en champignons de couche frais demeure cependant structurellement déficitaire. « La France n’exporte quasiment pas de champignons de couche (360 t en 2025) » pointe l’Anicc. Néanmoins, les importations baissent pour la 4e année consécutive pour atteindre 39 850 t (soit -3 % par rapport à 2024) mais restent cependant à un niveau élevé. Ce recul est surtout le fait de la Belgique et des Pays-Bas, dont les envois vers la France baissent depuis plusieurs années. Car en face, la Pologne renforce sa position de premier fournisseur en champignons de couche pour représenter désormais 84 % des importations françaises avec près de 34 000 t.
Agroalimentaire : l’Alliance 7 devient Alim’Alliance
La fédération professionnelle L’Alliance 7, rassemblant neuf syndicats métiers de l’épicerie et de la nutrition spécialisée, a désormais un nouveau nom : Alim’Alliance. La décision a été formalisée à l’occasion de l’assemblé générale tenue le 4 juin. « Le nouveau nom d’Alim’Alliance, qui permet à notre fédération de gagner en lisibilité, s’accompagne également d’une nouvelle signature : le plaisir de nourrir l’avenir », explique Erika Le Noan, présidente depuis 2022, également à la tête du fabricant de thé Dammann Frères. Elle vient d’être reconduite à la présidence pour un mandat de trois ans. Les présidents des neuf syndicats métiers ont aussi été désignés pour un nouveau mandat de trois ans. Alim’Alliance rassemble neuf syndicats métiers (thé et plantes à infusion, chocolat, café, céréales du petit déjeuner, biscuits et gâteaux, confiserie, apéritif à croquer, fruits secs et nutrition spécialisée), ce qui représente environ 500 entreprises, essentiellement des PME et TPE, cumulant un chiffre d’affaires de 25 milliards d’euros en 2025. La fédération compte 30 collaborateurs placés sous la direction générale de Gilles Rouvière.
Circuits courts : vers un accès facilité des producteurs franciliens au « deuxième Rungis »
Dans un communiqué du 5 juin, la chambre d’agriculture d’Île-de-France et la Semmaris (société gestionnaire du MIN de Rungis) annoncent la signature d’une « convention de coopération » visant à « structurer les circuits courts » dans le cadre d’Agoralim, le projet de « deuxième Rungis » au nord de Paris. Le partenariat comprend trois priorités : « faciliter l’accès des producteurs régionaux aux espaces marchands et aux outils de transformation d’Agoralim » ; développer des ateliers de transformation afin « soutenir la diversification des exploitations franciliennes » ; « structurer des débouchés commerciaux » via la contractualisation. La Semmaris s’engage à « mettre à disposition des agriculteurs des espaces clés au sein d'Agoralim », voire une « zone dédiée à la mise en relation producteurs-acheteur » (à l’étude), tout en apportant un « soutien logistique ». Quant à la chambre, elle assurera « le lien direct avec le terrain » (repérage des groupes d’agriculteurs, accompagnement technico-économique, animation de la contractualisation). Les travaux d’Agoralim doivent démarrer en 2027 à Goussainville (Val-d’Oise). Selon le communiqué, le projet a été « sélectionné par le président de la République parmi les sites stratégiques dits " Notre-Dame " », faisant l’objet d’une accélération des procédures administratives.
Addendum à l’agenda de la semaine agricole du 8 juin 2026
Lundi 8 juin
Réunion du G7 agriculture sur l'approvisionnement en engrais, à Paris
Mardi 9 juin
Audition d’Annie Genevard au Sénat (commissions)
Mercredi 10 juin
Auditions des syndicats agricoles (FNSEA, Coordination rurale, Confédération paysanne) au Sénat (commission)