Agra Fil du 9 juin 2026

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Reliquats bio : le ministère de l'Agriculture demanderait 40 M€ pour les aides à l'investissement

Dans le cadre des négociations interministérielles concernant la redistribution de l'enveloppe de reliquats d'aides à la bio non consommées pour 2025, 2026 et 2027, estimée à 120 M€/an, le ministère de l'Agriculture demanderait 40 M€ pour les aides à l'investissement, rapportent plusieurs proches du dossier. Au mois de mai, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard avait déjà annoncé que 40 premiers millions iraient aux MAEC, pour soutenir les zones intermédiaires (ZI) et l'agriculture biologique. Mais des doutes sont déjà apparus sur la capacité de l'État à cofinancer les MAEC ; en effet, selon nos informations, deux conseils régionaux ont été approchés par les services déconcentrés de l'État pour compléter le cofinancement national de l'enveloppe. Quoi qu'il en soit, si les vœux du ministère de l'Agriculture se concrétisent, il resterait encore 40 M€ de reliquats d'aide bio non utilisés pour la seule année 2025, sans compter les deux années suivantes. Bercy pourrait en être le bénéficiaire, qui souhaiterait mettre la main sur ces fonds européens, pour réaliser des économies sur le budget de l'État. La manœuvre consisterait à flécher cette enveloppe Feader non consommée vers l'assurance récolte (dont le cofinancement européen est variable et peut grimper jusqu'à 65 %), pour diminuer la part de cofinancement de l'État.

Engrais : les ministres de l’Agriculture du G7 plaident pour la transparence des marchés

Réunis en visioconférence, sous l’égide de la France qui préside le G7 en 2026, les ministres de l’Agriculture (ou leurs représentants) ont convenu le 8 juin de l’importance de maintenir des marchés mondiaux transparents et prévisibles pour garantir le bon fonctionnement des chaînes d’approvisionnement dans le contexte de guerre au Moyen-Orient. « Personne ne peut agir seul. Les marchés des engrais sont mondiaux, leur évolution aura forcément un impact sur la sécurité alimentaire mondiale et, par conséquent, notre réponse doit être coordonnée pour être efficace », a souligné le commissaire européen à l’Agriculture, qui participait à la réunion. Et de rappeler que « l’UE est fermement favorable à l’abandon de restrictions injustifiées à l’exportation, qui ne font qu’accentuer la volatilité et aggraver l’insécurité alimentaire, notamment pour les pays dépendants des importations ». Annie Genevard a indiqué que « ces travaux alimenteront le Sommet des chefs d’État du G7 » qui se tiendra du 15 au 17 juin à Évian-les-Bains (Haute-Savoie). Par ailleurs, la Commission européenne doit présenter le 10 juin son projet de budget rectificatif pour 2026, dans lequel devraient figurer des fonds supplémentaires pour la réserve agricole annoncés dans le cadre de son plan d’action sur les engrais, afin de doubler l’enveloppe encore disponible en la portant à 400 M€.

Céréales : nette dégradation des conditions de cultures d'orge de printemps et de blé dur

Dans son dernier bulletin Céré’Obs, publié le 5 juin, FranceAgriMer a rapporté une nette dégradation des conditions françaises de cultures d’orge de printemps et de blé dur sur la période allant du 26 mai au 1er juin. Pour la première espèce, le taux de plantes se développant dans des conditions « bonnes » à « très bonnes » chute de 15 %, pour tomber à 68 %. Il s’élevait à 73 % à la même époque en 2025. En blé dur, la baisse est moins massive, mais reste considérable : de 6 %, à 65 % (73 % en 2025 à la même époque). Le coup de chaud survenu fin mai semble être à l’origine de la dégradation des notations. Notons que les précipitations ainsi que le rafraîchissement des températures ces derniers jours pourraient améliorer la situation. Sachant que d’autres pluies sont espérées dans les prochains jours. Les notations concernant les autres espèces se sont également effritées, mais de manière bien plus mesurée, et restent meilleures qu’en 2025 concernant les cultures d’hiver. En blé tendre, le taux de cultures se développant dans des conditions « bonnes » à « très bonnes » passe de 78 % à 76 % d’une semaine sur l’autre (contre 69 % en 2025). En orge d’hiver, le taux passe de 76 % à 73 %, contre 64 % en 2025 à la même époque. En maïs, il passe de 88 % à 84 % (85 % en 2025).

Soja : la Chine veut réduire d’un quart ses imports d’ici 2035 (Trésor français)

Une publication du 22 mai émanant du Service économique régional (SER) de Pékin dépendant de la direction générale du Trésor (ministère français de l’Économie) signale que la Chine souhaite réduire ses achats de soja d’environ 26 % d’ici 2035, citant un article de l’agence Ecofin. Plus en détail, le pays vise des importations à 82,55 Mt à cet horizon, contre 111,83 Mt en 2025, année qui avait constitué un pic. Reste à savoir si l’empire du Milieu parviendra à atteindre cet objectif. Des organisations internationales ne l’entendent pas forcément ainsi. L’organisme rappelle que l’OCDE et la FAO tablent, dans leurs Perspectives agricoles 2025-2034, publiées en juillet 2025, sur des importations chinoises à 107 Mt à l’horizon 2034. L’objectif chinois de réduire drastiquement sa dépendance au soja extérieur s’intègre à un plan plus large de réduction des imports de produits de base et « d’amélioration de la productivité intérieure », rappelle le SER de Pékin. Ce dernier précise par ailleurs que la Chine veut augmenter sa production nationale de soja. En 2022, le pays espérait produire 23 Mt à l’horizon 2025. L’objectif n’a pas été tenu, la Chine produisant en réalité moins de 21 Mt (20,9 Mt, d’après l’USDA).

UE-Mercosur : Les Républicains alertent Bruxelles sur le risque de captation des quotas agricoles

Dans une lettre ouverte publiée le 7 juin dans Le Journal du Dimanche, plusieurs membres des Républicains alertent le commissaire européen à la Santé, Oliver Varhelyi, sur la possible « mainmise » du groupe brésilien JBS sur le marché européen de la viande par le biais de l’accord UE-Mercosur, une polémique qui a vu le jour juste avant l’entrée en vigueur provisoire du traité commercial le 1er mai. Les auteurs de cette lettre* avancent que la Commission européenne a laissé la gestion des contingents tarifaires agricoles de l’accord aux autorités des pays exportateurs, faisant craindre des conséquences économiques et sanitaires pour les agriculteurs européens. Ils saluent, toutefois, l’action du commissaire hongrois visant à suspendre l’accès au marché européen pour les opérateurs ne respectant pas les exigences sanitaires de l’UE. Et d’ajouter : « Nous vous appelons à maintenir cette exigence dans la durée et à ne céder à aucune pression. » Enfin, ils exhortent Bruxelles à analyser l’impact d’une potentielle concentration des importations et, le cas échéant, à « mettre en œuvre les sanctions qui s’imposent ».
* Céline Imart, Julien Aubert, François-Xavier Bellamy, Julien Dive, Laurent Duplomb, Christophe Gomart, Isabelle Le Callennec et Nadine Morano

Climat : en consultation publique, la deuxième version de la SNBC 3 favorise le biogaz

Le ministère de la Transition écologique a ouvert, jusqu’au 5 juillet, une consultation publique sur la troisième Stratégie nationale bas carbone (SNBC 3), présentée en décembre 2025, à l’occasion des dix ans de l’Accord de Paris. Ce document fixe comme cap la neutralité carbone de la France à l’horizon 2050, et une baisse moyenne des émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 5 % par an entre 2024 et 2030, puis de 7 % entre 2030 et 2050, contre 3 % en moyenne entre 2017 et 2023. Comme dans la version publiée en décembre 2025, la SNBC prévoit une baisse de 27 % des émissions d’ici 2030 et de 54 % d’ici 2050 (par rapport à 1990). Cette trajectoire repose principalement sur la réduction des émissions de l’élevage, la diminution de l’usage des engrais minéraux et la décarbonation des consommations énergétiques des engins et bâtiments agricoles. Le texte ne fixe, par ailleurs, toujours aucun objectif chiffré de réduction de la consommation de viande. L’une des évolutions notables dans le secteur agricole, par rapport à la version publiée fin 2025, concerne la production de biogaz. De nouveaux travaux ont en effet permis d’identifier de légers gisements supplémentaires pour le scénario de référence final de la SNBC 3, via la méthanisation de cultures fourragères. La production de biogaz produite en 2050 à partir de ces cultures atteindrait 5 TWh, contre 1 TWh dans la version de fin 2025.

Méthanisation : la filière s’inquiète de plus en plus au sujet des CPB post-2028

Dans un communiqué commun du 8 juin, les représentants de la filière de la méthanisation agricole* ont fait part de leur inquiétude croissante quant à la publication du futur décret devant définir la trajectoire post-2028 des certificats de production de biogaz (CPB), qui pourrait encore être retardée. Alors qu’un « groupe national d’échanges biogaz devait se tenir le 12 juin sous l’égide des ministères de l’Énergie et de l’Agriculture » afin d’en discuter, la profession a appris le report de cette réunion au 25 juin. Le retard pris dans les discussions risque de reporter d’autant la publication du décret, déplore la profession. Or, pour la filière, le temps presse. Les organisations rappellent que la définition de la trajectoire post-2028 est indispensable pour le lancement de nombreux projets de méthanisation agricole, qui attendent notamment des garanties bancaires. Par ailleurs, la filière pointe le fait que le dispositif des CPB repose « sur un mécanisme extrabudgétaire, sans impact sur les finances publiques », rajoutant au scepticisme ambiant quant au retard accumulé par le gouvernement dans ce dossier.
* Notamment FNSEA, La Coopération agricole et AAMF (agriculteurs méthaniseurs)

Coopératives : Duval bien placé pour remplacer Chargé à la présidence de LCA

Selon plusieurs sources proches du dossier, Jean-Luc Duval est bien placé pour succéder à Dominique Chargé à la présidence de la Coopération agricole (LCA). Le conseil d'administration de LCA doit élire son nouveau président le 18 juin. Jean-Luc Duval est actuellement vice-président de la Coopération agricole, et il est, depuis 2007, vice-président du groupe Agrial, première coopérative agricole et agroalimentaire française. Contacté, il n'a pas répondu à nos sollicitations. Agriculteur dans l'Orne, il a été président du CNJA (Jeunes Agriculteurs) de 2000 à 2002, succédant à Pascal Coste. Il s'est installé en produisant du lait, des jeunes bovins et du jus de pommes, rapportait alors Le Monde. Il a aussi été président de l'interprofession cidricole française dans les années 2000.

Chambres d’agriculture : en Haute-Vienne, Venteau demande la tutelle de l’État (presse)

Dans un communiqué envoyé le 1er juin à la préfecture de Haute-Vienne, le président de la chambre d’agriculture Bertrand Venteau (CR) indique qu’il donne « les clés du Safran » (nom du bâtiment accueillant le siège de la chambre) aux pouvoirs publics, « préférant la tutelle de l'État plutôt que celle de la FNSEA ». La raison de ce coup d’éclat, selon France 3 Nouvelle-Aquitaine : « le départ d'un comptable spécifique de la chambre de la Haute-Vienne ». Ce fait vient parachever « une main mise (sic, NDLR) progressivement installée » et « une centralisation des finances » au profit de la chambre régionale, présidée par la FNSEA. Pour Bertrand Venteau – par ailleurs président national de la CR –, la présidence de la chambre régionale « nous a été volée ». Début 2025, la Coordination rurale était arrivée en tête du collège 1 dans sept départements de Nouvelle-Aquitaine (sur douze). En raison du mécanisme électoral et de la fusion de deux chambres départementales, la présidence régionale était revenue à Bernard Layre (FNSEA), face à Bertrand Venteau. « Une élection démocratique n'est pas " volée " simplement parce qu'elle n'a pas donné le résultat espéré », rétorque la chambre régionale dans un communiqué, précisant que « dix chambres » ont accepté de rejoindre son « groupement comptable » (dont les autres chambres présidées par la CR en Nouvelle-Aquitaine).

Irrigation : la CR vise des opposants à une réserve d’eau en Haute-Vienne (presse)

Des membres de la Coordination rurale de Haute-Vienne (CR 87) ont déposé, dans la nuit du 3 au 4 juin, des pneus et banderoles devant le domicile de plusieurs riverains opposés à un projet de réserve d’irrigation à Saint-Yrieix-la-Perche, a rapporté France 3 Nouvelle-Aquitaine le 5 juin. Parmi les personnes visées figure Justine Celerier, éleveuse et adhérente de la Confédération paysanne. L’action de la CR 87 trouve son origine dans un différend foncier. En 2021, Antoine Nardot, pomiculteur, et Justine Celerier s’étaient opposés pour l’attribution de terres agricoles. À l’issue d’une procédure impliquant la Safer, les parcelles avaient été réparties entre les deux exploitants. Mais les tensions ne se sont pas pour autant apaisées. Un collectif de riverains, initialement créé pour soutenir Justine Celerier, reproche à M. Nardot de s’être éloigné de son projet initial de pomiculture biologique à petite échelle. Opposé à son projet de forage, le groupe a récemment adressé un courrier aux élus et fait remonter l’affaire jusqu’au ministère pour alerter sur ce dossier. Une démarche qui a mis le feu aux poudres, estime la CR 87. Justine Celerier affirme ne plus appartenir au collectif et ne pas avoir signé ce courrier. Antoine Nardot, lui, dit n’avoir jamais sollicité la CR et se dit dépassé par l’ampleur prise par ce conflit.

Relations commerciales/lait : les demandes de la Fnil aux sénateurs pour la loi d’urgence

À l’occasion de son assemblée générale le 4 juin, la Fnil (industriels) a indiqué, par la voix de son p.-d.g. François-Xavier Huard, quelles étaient ses demandes alors que les sénateurs s’apprêtent à étudier prochainement le projet de loi d’urgence agricole : « ne pas instaurer de prix plancher ni de mécanisme d’encadrement administratif des prix agricoles » ; « ne pas rigidifier la contractualisation ni conflictualiser les relations avec les organisations de producteurs » ; « ramener les négociations de tous les produits laitiers en France et hors des centrales d’achat européennes » et « mettre fin rapidement et efficacement aux pratiques commerciales déloyales de la distribution ». L’AG statutaire tenue à Paris a été l’occasion de dévoiler un changement au sein du conseil d’administration, avec l’élection de Catherine Drezen (fromagerie Vaubernier) comme nouvelle administratrice. Le conseil d’administration de la Fnil compte 17 élus en tout. Les quatre grands industriels du secteur – Lactalis, Danone, Savencia et Bel – comptent chacun deux élus, tandis que les PME et ETI (LSDH, Sill, Laiterie Triballat, etc.) se répartissent les sièges restants.

Santé animale : 15 départements n’ont pas de laboratoire agréé pour les analyses (étude)

Avec 15 départements dépourvus de laboratoires d’analyses en santé animale en France métropolitaine, « le maillage territorial des laboratoires officiels a été fragilisé », lit-on dans une étude du Centre d’études et de prospective (CEP, ministère de l’Agriculture) publiée le 5 juin. On y retrouve la quasi-totalité du bassin parisien, pauvre en élevage, mais aussi d’autres départements dotés d’un cheptel non négligeable (Marne, Lot-et-Garonne, Yonne, Loiret, Oise, Ardèche). Ce déficit de laboratoires résulte de « fermetures de sites ou de regroupements », indique cette note consacrée à la mise en œuvre de la loi européenne de santé animale (règlement 2016/429). Ses auteurs, issus de l’ENVT (École nationale vétérinaire de Toulouse), ajoutent que les structures toujours en activité « considèrent subir une « perte d’agents de laboratoire compétents », affaiblissant leur capacité à répondre aux besoins d’analyses qui augmentent ». Ces difficultés sont « de nature à compromettre la mise en place du nouveau dispositif d’alerte rapide souhaité par la LSA » (loi de santé animale). Depuis fin 2023, un décret a posé « un cadre aux obligations de service public des laboratoires vétérinaires, en mettant notamment en place un conventionnement avec l’État et une compensation financière », rappelle la note.

Formation : face aux difficultés du fonds Vivéa, la pression monte au Parlement

Émanant de parlementaires à gauche et à droite, les questions écrites au gouvernement s’accumulent sur les « difficultés financières » de Vivéa, fonds d’assurance formation des chefs d’exploitation et d’entreprise agricole. « Quelles mesures le gouvernement entend prendre pour garantir un accès effectif et équitable à la formation professionnelle pour l'ensemble des agriculteurs ? » ; envisage-t-il de « faire évoluer les modalités de financement des formations obligatoires » ? ; compte-t-il, « en lien avec les OPA, engager une réflexion globale sur le financement et la gouvernance du fonds afin d'assurer sa pérennité » ?, écrivaient ainsi le 30 avril les sénatrices Lauriane Josende (LR) et, plus récemment le 4 juin, Audrey Linkenheld (socialiste). Côté syndical, la Conf’ monte régulièrement au créneau. « Depuis plusieurs mois », le syndicat alerte sur « l’épuisement des ressources du fonds et sur la nécessité d’ouvrir rapidement des discussions budgétaires pluriannuelles. Il est temps d’appréhender les besoins et d’apprécier les moyens alloués à la formation professionnelle agricole », selon un communiqué du 8 juin. Vivéa dit faire face à « un contexte tendu » pour son fonctionnement. En 2026, le budget du fonds est « fortement contraint », après « une baisse significative des cotisations formation, elle-même liée à la diminution des revenus agricoles ».

Systèmes alimentaires : des chercheurs analysent les freins à leur transformation en Europe

Dans un article publié le 1er juin dans la revue Nature, des chercheurs ont analysé les obstacles à la transition des systèmes alimentaires en Europe vers des modèles plus sains. Ils avancent notamment que le secteur alimentaire européen est traité dans le cadre de politiques distinctes et que cette fragmentation peut parfois conduire à des mesures contradictoires. Ils soulignent, en outre, que l’évolution des habitudes alimentaires reste complexe en raison de certains freins comme le prix, les traditions culturelles, la disponibilité des produits, le marketing ou les normes sociales. Autre facteur : l’organisation même des systèmes alimentaires, tournés vers la recherche d’efficacité, de la production à grande échelle et de prix bas, ainsi que l’absence d’intégration des coûts environnementaux dans la définition des prix. Enfin, ils évoquent les vulnérabilités des systèmes alimentaires pour faire face aux crises mondiales. Pour lever ces blocages, les experts proposent cinq grands principes d’action : garantir l’accès à une alimentation saine, durable et abordable ; associer l’ensemble des acteurs aux processus de transformation ; mettre en place des processus décisionnels transparents et favorisant la redevabilité ; utiliser la diversité des systèmes agroalimentaires comme un atout ; ou encore faire évoluer les mentalités pour privilégier les biens communs.