Pac : feu vert des États membres au paquet de simplification
Les États membres ont approuvé, le 3 septembre, leur position concernant le dernier paquet de simplification de la Pac portant notamment sur l'allègement de la conditionnalité. Ils ont validé les grandes lignes de ce paquet « omnibus », présentées au printemps par Bruxelles, en y apportant quelques ajustements. La position du Conseil confirme donc l’augmentation des paiements forfaitaires aux petits agriculteurs, les règles de conditionnalité simplifiées (pour les prairies permanentes, les exploitations biologiques), la réduction des contrôles sur place ou encore la suppression de l’apurement annuel des performances pour les administrations nationales. Par contre, les Vingt-sept ont refusé le nouvel outil de gestion de crise (permettant de consacrer jusqu’à 3 % des paiements directs à la constitution d’un fonds d’urgence) préférant reporter ce sujet à la prochaine réforme de la Pac. Des adaptations qui rejoignent largement la position que devrait adopter Parlement européen, dont l’objectif est d’adopter ce texte lors de la plénière de début octobre. Les pourparlers entre les institutions pourront alors démarrer afin que ces nouvelles dispositions puissent entrer en vigueur début 2026.
Assurance récolte : l’Autorité de la concurrence émet un avis favorable sur le pool
L’Autorité de la concurrence a rendu un avis favorable sur les modalités de fonctionnement du pool de co-réassurance (GIE France Agriclimat), prévu par la réforme de l’assurance récolte de 2022, rapporte un communiqué du 4 septembre. Elle émet toutefois plusieurs réserves, concernant les conditions d’accès et de fonctionnement du groupement et les modalités d’échanges d’informations en son sein. L’Autorité demande par exemple que les modalités de candidature des nouveaux membres soient plus explicitement mentionnées. En outre, elle recommande d’exclure la possibilité qu’un adhérent puisse détenir plus d’un tiers des voix en assemblée générale, et plus de 25 % en conseil d’administration (CA). Pour empêcher la discrimination des nouveaux adhérents, les critères afférents à leur adhésion au CA devront être révisés, de même que les conditions de perte de la qualité d’administrateur. Enfin, l’Autorité souhaite que des représentants de l’État soient invités de manière permanente au conseil d’administration du groupement. Quant aux informations échangées au sein du groupement, les adhérents auront l’obligation de communiquer à France Agriclimat et à l’État, par l’intermédiaire d’un tiers indépendant, un certain nombre de données individuelles. Afin de s’assurer de leur conformité avec le droit de la concurrence, les parties devront prévoir les modalités de restitution des données et de diffusion des analyses de sinistralité.
Foncier : la FNSafer prête à s’ouvrir davantage aux syndicats minoritaires
Dans une interview à Agra Presse, le nouveau président de la FNSafer Thierry Bussy affirme son engagement « pour des Safer transparentes, ouvertes ». « La Coordination rurale est déjà présente dans les comités techniques, avec un pouvoir de vote », rappelle-t-il. « S’agissant du conseil d’administration, elle y est entrée mais sans voix délibérative. Je me suis engagé auprès de la CR à voir comment faire évoluer la situation. » Et de souligner que les Safer ont « toujours défendu une politique d’ouverture. Plus au niveau des comités techniques, là où les arbitrages ont lieu. Ça peut évoluer dans ce sens à l’échelon national, en réponse à la demande de la CR. J’ai toujours défendu l’agriculture au sens large. » Thierry Bussy affirme que les comités techniques « peuvent s’ouvrir davantage. Pas entièrement : la règle est que les discussions doivent rester confidentielles. Ça protège ceux qui y participent, notamment les présidents, collaborateurs. Ça libère la parole de chacun, afin de prendre les meilleures décisions. Mais l’idée est d’ouvrir les comités techniques à des notaires, avocats, élus (présidents de communautés urbaines, députés, sénateurs…). On en invite déjà, mais pas assez. »
Dégâts de gibiers: la FNC demande une contribution financière des agriculteurs
La Fédération nationale des chasseurs a affirmé le 4 septembre ne plus vouloir payer seule les dégâts causés par des sangliers qui prolifèrent en France, proposant que l’État et les agriculteurs contribuent. «Chaque année, des millions d’euros s’évaporent pour compenser des cultures agricoles ravagées par des sangliers toujours plus nombreux… Et rien ne change», a écrit le président de cette fédération (FNC), Willy Schraen, dans un éditorial transmis à la presse. En 2023, un accord entre chasseurs et agriculteurs avait été signé, prévoyant des mesures de prévention. L’État avait monté un «fonds national» sur trois ans qui, après avoir versé 50 millions d’euros, n’a plus de financement au-delà de 2025. L’indemnisation a coûté aux Fédérations départementales des chasseurs, ces quatre dernières années, près de 90 millions d’euros par an en moyenne. Et cette charge est répartie sur un nombre d’adhérents de moins en moins élevé, laissant «des fédérations des chasseurs exsangues», selon la FNC. «Le système d’indemnisation des dégâts de gibier, dans sa configuration actuelle, atteint ses limites (...) Il faut le réformer en profondeur pour le pérenniser», a affirmé l’organisation des chasseurs. Elle propose «l’introduction d’une participation obligatoire de l’État» et «la création d’une contribution financière des agriculteurs, modulée en fonction de la mise en œuvre des mesures de prévention».
Négoce : Brosset (Vendée) passe dans le giron de Cosset (Deux-Sèvres)
Le négoce des Deux-Sèvres Cosset (75 M€ de chiffre d’affaires, 250 000 tonnes de collecte, 60 salariés) a, le 2 septembre, acquis les Ets Brosset (12 M€ de CA, 15 000 t de collecte,11 salariés), basés en Vendée. « Blandine Brosset, qui pilotait jusque-là l’entreprise partait en retraite et souhaitait que les activités d’appro et de collecte se poursuivent », précise Mickaël Murail, jusque-là directeur général de Cosset, interrogé par Agra Business lors du congrès du Naca le 4 septembre. Il endosse désormais une double casquette : celle de directeur général adjoint de Cosset et celle de directeur de Brosset. La direction générale de Cosset est confiée à Romain Brunet qui a pris ses fonctions le 3 septembre. Il dirigeait depuis juillet 2017 Vertys, la filiale de Cavac dédiée aux espaces verts, horticulteurs, maraîchers et pépiniéristes. Cosset, dont l’actionnaire est, depuis le 1er juillet 2023 le groupe coopératif Cavac, avait déjà, début 2024, fait l’acquisition du négoce CGL, implanté dans la Vienne. « En se rapprochant de Brosset, l’idée est de mutualiser différentes activités dont celle du transport et des achats d’intrants. Les deux entités conserveront toutefois leur propre politique commerciale », précise-t-il. (Anne Gilet)
Moissons : Soufflet s'attend à une collecte moyenne, -10 % de maïs dans sa zone
Entre les baisses de surfaces liées aux mauvaises conditions de semis et les pertes de rendements liées aux périodes de sécheresse, le directeur général de Soufflet Agriculture, Antoine De Zutter, s'attend à une baisse des volumes de maïs de 10 % au minimum sur la zone de collecte du négoce, par rapport à l'an passé. Concernant les moissons des céréales à paille, Soufflet constate, à date, une hausse de 29 % de ses volumes (à 2,3 Mt) par rapport à la très mauvaise collecte de l'an passé. Le négoce s'attend à collecter 4 Mt de grains cette année, soit une collecte moyenne, après 3,4 Mt l'an passé. En blé, la récolte est « satisfaisante », la qualité est « relativement homogène », avec « peu de problèmes » constatés. Les problèmes viennent aujourd'hui de la commercialisation, avec des marchés très déprimés (186 €/t rendu Rouen), en dessous des coûts de production moyens des agriculteurs. En conséquence, « très peu d'agriculteurs ont vendu avant la moisson », constate Antoine de Zutter. Pour le blé, ils sont seulement 20 %, « ce qui est très bas », du jamais vu selon le professionnel. Concernant la future récolte, les emblavements de colza sont observés en hausse, et un statu quo est attendu sur les céréales d'automne.
Grandes cultures : l'offre de régie d'exploitations d'InVivo atteint 5 000 ha
À l'occasion d'une conférence de presse le 4 septembre, le négoce Soufflet Agriculture (groupe InVivo) a annoncé que le service de régie d'exploitations de grandes cultures Sowfields, lancé en 2024, couvrait désormais 5 000 ha dans les deux régions de test (Champagne et nord de Paris). C'est une surface équivalente à celles gérées par Noriap et Euralis, qui proposent le même type de service depuis quelques années. Présenté dans nos colonnes, ce service a vocation à prendre une ampleur nationale, ce qui serait inédit, mais la décision de l'étendre à de nouvelles régions n'a pas encore été prise. Pour rappel, les régisseurs employés dans les deux régions de test assurent un service de gestion pour tiers des exploitations agricoles, avec un paiement forfaitaire, selon les rendements, la taille et la durée du contrat. L’offre s’adresse aussi bien aux exploitants souhaitant déléguer qu’aux entreprises de travaux agricoles (ETA) qui réalisent cette prestation. InVivo n'avait pas précisé pas ses tarifs ; mais pour référence, Noriap facture aux exploitants de 15 €/ha et jusqu’à 30 €/ha pour la formule « du semis à la moisson », auxquels il faut ajouter 400 €/ha pour le prestataire des travaux, en moyenne, d’après son site internet.
Vin : Soufflet vigne cherche des repreneurs pour ses activités dans le sud de la France
À l'occasion d'une conférence de presse le 4 septembre, le négoce Soufflet Agriculture (groupe InVivo) a annoncé son intention de se séparer des activités de Soufflet Vigne dans le sud de la France (vallée du Rhône, Languedoc, Bordelais), en conservant celles du Beaujolais, de Bourgogne, Loire, Champagne et Cognac. Soufflet Vigne distribue des intrants, du conseil et du matériel à destination des viticulteurs et des caves, pour un chiffre d'affaires de 101 millions d'euros, au travers de trente points de vente. « Nous cherchons des repreneurs », a expliqué le président de Soufflet agriculture, Christophe Passelande. « Nous prenons le temps de trouver de nouveaux partenaires». En décembre, le quotidien Les Echos affirmait que le groupe InVivo cherchait un repreneur pour ses activités de commerce de vin (article payant), créées en 2015 avec le rachat de Cordier. Alors qu'il ambitionnait un chiffre d'affaires de 1 Md€ en 2025, il n'avait atteint que 227 M€ en 2023-2024, en chute de 29 % sur un an. « Il y a trop d’opérateurs sur le marché, trop de fournisseurs des enseignes de la distribution, trop de capacités de production. Il faut restructurer afin de redresser la situation de la filière », déclarait à nos confrères le d.g. Thierry Blandinières.
Bovins/DNC : vers un assouplissement des mouvements pour les retours d’estives (GDS)
Une instruction technique du ministère de l’Agriculture « doit paraître aujourd’hui » pour permettre des dérogations aux interdictions de mouvements dans la zone réglementée au titre de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a appris Agra Presse auprès de GDS France (groupements de défense sanitaire) le 4 septembre. Ces dérogations devraient permettre les retours d’estive dans deux cas : au sein de la zone réglementée et depuis la zone indemne vers la zone réglementée, selon la directrice Kristel Gache. « Le gros pas à franchir sera celui des retours d’estive hors de la zone réglementée », précise-t-elle. Dans cette optique, pouvoirs publics et professionnels « réfléchissent à toutes les pistes » (pâtures temporaires situées en zone réglementée, protocoles « ultra-sécurisés » pour le retour en zone indemne, etc.). « Il y a de réelles urgences » pour potentiellement « plusieurs milliers d’animaux » (le chiffrage est en cours), note Kristel Gache, entre l’imminence des vêlages et la dégradation attendue de la météo. À plus long terme, la zone réglementée pourra être levée 45 jours après l’extinction du dernier foyer, soit « autour du 13 octobre, s’il n’y a pas de nouveau cas ». Cette levée permettra un « assouplissement » des contraintes, mais pas une levée immédiate de toutes les restrictions de mouvements.
Lait : la FDSEA de la Mayenne condamnée à 150 000 € dans une affaire l’opposant à Lactalis
Le tribunal judiciaire de Laval (Mayenne) a condamné le 1er septembre la FDSEA 53 à dédommager Lactalis à la suite de dégradations réalisées au siège de la société le 11 février 2016 pour un montant de 150 000 €. « Ce montant de 150 000 euros comprend les travaux de réfection et de nettoyage à la suite de l’incursion d’éleveurs au siège de Lactalis à Laval ainsi que les frais d’avocat et de dépens », détaille Romain Devaux, directeur de la FDSEA 53. Le syndicat tient à rappeler le contexte de l’époque : « une crise laitière majeure, des milliers de producteurs en grande détresse économique, et un groupe industriel qui refusait obstinément de reconnaître le juste prix du lait », indique-t-il dans un communiqué. La FDSEA estime que « cette condamnation s’inscrit dans une stratégie judiciaire que nous considérons comme un acharnement de la part de Lactalis, plus préoccupée à faire taire ses fournisseurs qu’à construire un dialogue loyal et équilibré. » Le conseil d’administration de la FDSEA 53 doit se réunir le 8 septembre pour étudier la suite à donner à cette condamnation. Selon une source proche du dossier, les élus devraient décider de ne pas faire appel afin de clore un dossier vieux de près de dix ans.
Bovins : les inséminations réalisées par les éleveurs en hausse de 8 % en 2024 (Idele)
L’année dernière, 997 000 inséminations bovines ont été effectuées par l’éleveur (IPE), un chiffre en hausse de 8 % par rapport à 2023, selon les données publiées par l’Institut de l’élevage (Idele). « L'insémination par l'éleveur concerne majoritairement les élevages laitiers des zones de forte densité et particulièrement les élevages de tailles importantes qui réalisent plus de 100 inséminations premières durant leur campagne de reproduction », constate l’Idele. 16% de l'ensemble des insémination artificielles (IA) sont des IPE (contre 15 % en 2023), dont 94 % sont réalisées sur des vaches laitières. Plus de la moitié des élevages qui réalisent des IPE sur vaches laitières n’ont recours à aucun tiers pour les réaliser. Le volume d'IPE chez les femelles allaitantes est faible, concernant 7 % des troupeaux, mais il a connu un doublement en dix ans. Quelle que soit le race de vache, laitière ou allaitante, la part des IPE est en hausse en 2024 par rapport à 2023. Les prim'holstein et les femelles croisées connaissent une augmentation rapide passant de 6 % et 7 % d'IPE en 2014 à 19 % en 2024. Les femelles de race jersiaise ont toujours des taux d'IPE plus élevés : en 2024, 27 % des IA sur ces femelles sont des IPE.
Insectes : Innovafeed suspend l'activité de son site américain pour 18 mois
Innovafeed a suspendu début août l’activité de son site pilote de Decatur, dans l’Illinois. Ce site nommé North American Insect Innovation Center (NAIIC), inauguré en avril 2024 et développé avec ADM, est mis en « pause temporaire », selon une porte-parole d’Innovafeed, pour une durée d’au moins 18 mois. Ces derniers mois, Innovafeed est parvenu à valider le « potentiel technique » du projet consistant à nourrir les insectes à partir d’un substrat de maïs transformé par ADM sur place, alors que les insectes élevés par la société en France sont nourris à partir de blé. Le but cette suspension est de « concentrer nos efforts sur le déploiement commercial et la préparation de la prochaine phase de notre feuille de route », indique la porte-parole. Innovafeed prévoit en effet de construire un site de production à grande échelle à Decatur avec ADM, selon un calendrier qui sera confirmé ultérieurement. Selon un article du Herald & Review publié début août et cité par PetFoodIndustry, Innovafeed avait informé ses clients de la suspension par e‑mail : « Certaines subventions qui auraient permis d’assurer la trésorerie nécessaire au maintien en activité du NAIIC n’ont pas été accordées. Le budget initial du centre était prévu pour 18 mois, et sa prolongation dépendait de financements supplémentaires. »
Carottes : la concurrence entre bassins de production entraîne une baisse des prix
La campagne 2024-2025 en carottes de conservation se caractérise par de bons rendements entrainant une offre globalement satisfaisante, indique le bilan de campagne du RNM publié le 2 septembre. Les surfaces implantées pour le marché du frais sont estimées à 10 540 ha. Elles augmentent de 3 % par rapport à la saison précédente : +10 % dans le bassin Ouest et +1 % dans le principal bassin de production, le Sud‑Ouest. La production nationale pour la campagne 2024-2025 atteindrait un niveau équivalent à celui de l’an passé (343 100 t), selon Agreste, malgré des conditions climatiques peu favorables. Cette stabilité globale couvre des disparités selon les secteurs : -4 % dans le Sud‑Ouest avec des rendements en baisse, mais +10 % dans le bassin Ouest à la faveur de l’augmentation des surfaces. Globalement, les volumes commercialisés sont en augmentation. « Dans ce contexte, la concurrence entre les bassins de production s’intensifie et conduit à des prix à l’expédition plus bataillés et inférieurs à ceux de la saison précédente », précise le RNM : en moyenne sur l’ensemble de la saison, les prix de la carotte catégorie 1 en plateau de 12 kg sont en retrait au départ de la Manche (-16 % par rapport à la campagne précédente) et dans les Landes (-13 %).
Framboises : au Maroc, les exportations progressent vers tous les marchés
Au cours de la saison 2024-2025 (juillet-juin), le Maroc a exporté 64 400 tonnes de framboises, générant 418 M€ de recettes d'exportation, rapporte le site EsatFruit le 4 septembre. Cela représente une augmentation de 13,8 % par rapport à la saison précédente et dépasse de 9 % le précédent record établi en 2022-2023. Le pays a connu un pic d’exportation en avril avec 10 000 t expédiées. Le Royaume-Uni reste la principale destination des exportations, représentant plus de 30 % du total des expéditions. L'Espagne et les Pays-Bas se classent deuxième et troisième, avec des parts respectives de 23,4 % et 18,4 %. L'Allemagne (13,6 %) et la France (7,9 %) complètent le top cinq des pays clients. Ensemble, ceux-ci représentent 94,4 % du total. Cependant, le Maroc aborde d’autres marchés européens. Ainsi, pour la deuxième saison consécutive, il a exporté des framboises vers l'Autriche et la Suisse, lors que les expéditions vers la Belgique ont été multipliées par 2,5 sur la période. Des lots d’essai ont également été envoyés en Roumanie. Les framboises se situent juste derrière les tomates en termes de recettes d’exportation en 2024.
Évènementiel/élevage : le nouveau président du Space promet des changements
À l'occasion d'une conférence de presse le 3 septembre, Didier Lucas, le nouveau président du Space, le salon de l'élevage de Rennes, a promis des évolutions dans l'organisation de l'évènement, qui devraient être arbitrées en conseil d'administration à l'issue de cette édition, qui se tiendra 16, 17 et 18 septembre. « Nous avons envie de changer des choses, notamment de réinvestir pour recevoir davantage de conférences », a indiqué celui qui est aussi président de la chambre d'agriculture des Côtes-d'Armor. En préambule de la conférence, l'éleveur avait présenté ses priorité à la présidence du Space : « rayonner au national et à l'international, tout en permettant que chaque agriculteur s'y retrouve, dans la convivialité, et y fasse de belles rencontres ». Et de souligner sa volonté de « renforcer la convivialité ». Lors de sa précédente édition, le salon avait organisé une soirée dans le centre-ville de Rennes, rassemblant les professionnels, exposants, français et internationaux. Le Space enregistre une participation des exposants record depuis le Covid, avec 1 225 réservations, mais les organisateurs s'attendent à ce que la participation des éleveurs aux concours de bovins soit moindre, en raison du contexte sanitaire (FCO 3 et 8, MHE). L'évènement de la race montbéliarde a déjà été réduit à une échelle régionale. L'an prochain, le salon devra faire sans le principal hall du Parc des expositions de Rennes, pour rénovation, mais espère maintenir le nombre d'exposants.
Consommation : la Suède va réduire temporairement la TVA sur l'alimentation
Le gouvernement suédois propose de réduire temporairement la TVA sur les produits alimentaires, qui passera de 12 % à 6 %, dans le cadre de son budget 2026, pour soulager les ménages, a-t-il annoncé le 4 septembre. La mesure devrait entrer en vigueur le 1er avril 2026 et arriver à échéance le 31 décembre 2027. Pour une famille avec deux enfants, le panier alimentaire sera de 6 500 couronnes (environ 590 €) moins cher par an, selon les autorités. La Suède a fait face au printemps à une forte hausse des prix des denrées alimentaires, sous l'effet de l'inflation, de la guerre en Ukraine et de la pandémie de coronavirus. Le gouvernement avait rencontré les géants du secteur pour en discuter avec eux. La mesure devrait peser sur les dépenses publiques à hauteur de 16 milliards de couronnes (1,45 M€) en 2026 et 21 milliards (1,9 Md€) en 2027. L'annonce de ces décisions intervient à un an des élections législatives prévues en septembre 2026. « Les précédentes baisses de TVA montrent que la mesure est coûteuse, difficile à évaluer et qu'elle touche de manière inégale les différents groupes » au sein de la société, profitant au contraire aux hauts revenus, a déploré le syndicat des employés du commerce (Handelsanställdas förbund) dans un communiqué.
Additifs : les édulcorants pourraient accélérer le déclin cognitif (étude)
Une étude brésilienne publiée le 3 septembre dans la revue Neurology a mis en évidence un lien entre la consommation d’édulcorants et l’accélération du déclin cognitif. Entre 2008 et 2019, l’équipe de chercheurs a suivi 12 772 participants de la cohorte de fonctionnaires du « Brazilian Longitudinal Study of Adult Health », âgés de 35 ans et plus au début de l’étude. Grâce à un questionnaire alimentaire, les chercheurs ont évalué la consommation de sept édulcorants (aspartame, saccharine, acésulfame K, érythritol, xylitol, sorbitol et tagatose). Résultat : les personnes ayant la consommation la plus élevée d’édulcorants présentaient un déclin de leurs capacités de mémoire et de réflexion 62 % plus rapide que celles qui en consommaient le moins. Selon Claudia Kimie Suemoto, co-autrice de l’étude, cela équivaut à 1,6 an de vieillissement cognitif prématuré, rapporte Le Monde (article payant). À noter toutefois que cet effet n’a été observé que chez les participants de moins de 60 ans. Selon les chercheurs, de tels résultats suggèrent un risque potentiel d’effets nocifs à long terme de la consommation d’édulcorants sur les fonctions cognitives. Ils rappellent toutefois qu’il s’agit d’une étude observationnelle et qu’une corrélation n’implique pas nécessairement un lien de cause à effet. Autre limite : le sucralose, l’un des édulcorants les plus utilisés, n’a pas été évalué car il n’était pas encore disponible au Brésil au début de l’étude.
Agenda de la semaine agricole du 8 septembre 2025
Lundi 8 septembre
Vote de la confiance au gouvernement par l'Assemblée nationale
Réunion informelle des ministres de l'Agriculture à Copenhague, jusqu'au 9
Mardi 9 septembre
Conférence de presse d'Axema (machinisme agricole)
Conférence de presse de rentrée du Cniel (interprofession laitière)
Conférence de presse de la chambre d'agriculture de Bretagne
Rencontre du Cniv (viticulture) sur les enjeux de l’étude Pestiriv (organisée par l'Afja)
Visioconférence « Gérer le puceron cendré dès l’automne » du CTIFL
Invitation presse « agriculture urbaine » de l'Académie de l’agriculture, à Stains
Mercredi 10 septembre
Journée « Bloquons tout », participation de la Confédération paysanne
Journées européennes de la châtaigne en Espagne (jusqu’au 14)
Invitation presse chez Panier Provençal (tomates d’industrie), à Tarascon
Conférence de presse d’Arvalis sur le salon Méca-culturales
Jeudi 11 septembre
Rencontres à la vigne, organisées par la Cnaoc (appellations) dans le Bordelais
Conférence de presse de rentrée des Jeunes agriculteurs
Rencontre technique « pêches et nectarines » du CTIFL, à Balandran
Conférence de lancement de campagne Ail de France
33e séminaire international sur les fruits rouges à Tanger (Maroc)
Portes ouvertes de la station expérimentale « maraîchage » d’Auray (Morbihan)
Conférence de presse de « l’appel au sursaut pour sauver l’agriculture française » (collectif informel)
Vendredi 12 septembre
Bourse aux céréales décentralisée à Deauville, par Agro Paris Bourse
Colloque sur le foncier organisé au Sénat avec Terra Hominis (groupements fonciers viticoles)