«C’est une demi-mesure», a commenté, en conférence de presse le 25 février, Pierre Monteux, directeur général de l'UGPBAN (groupements de producteurs de bananes), évoquant la proposition de loi (PPL) du député Jean-Luc Fugit (Ensemble) visant à réautoriser, sous conditions, l'épandage de pesticides par drones, qui a été adoptée par l’Assemblée nationale en première lecture le 27 janvier. Comme la PPL sur les Entraves du sénateur Laurent Duplomb (LR), qui en a repris le contenu, cette PPL ne réautorise l’épandage par drone, notamment sur les bananeraies, que pour des produits de biocontrôle, des produits autorisés en agriculture biologique et des produits dits à faible risque. Une liste de produits trop restrictive, selon Pierre Monteux, qui ne permettrait pas de lutter correctement contre la cercosporiose noire (champignon) et qui obligerait à faire coexister des traitements aériens et terrestres (fongicides). «Il est incompréhensible d’exclure de l’épandage aérien des produits autorisés par voie terrestre», regrette-t-il.
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