La députée Catherine Pujol (RN, Pyrénées-Orientales) a déposé le 10 mai une proposition de loi (PPL) «visant à favoriser le bio et les circuits courts dans la restauration collective» qui tend à porter les objectifs de la loi Egalim en restauration collective à 80% de produits durables et de qualité «correspondant aux exigences des circuits courts», dont 50% de bio au 1er janvier 2023. Ces objectifs étaient fixés à 50% et 20% au 1er janvier 2022, et n’intègrent pas de critères «circuits courts», conformément à la législation européenne qui interdit la «préférence locale» dans le cadre des marchés publics. Pour l'heure, le bilan est plus que mitigé. La PPL, renvoyée en commission des Affaires économiques, ajoute un nouvel alinéa à la liste des produits entrant dans les critères de la loi. Elle stipule que les acheteurs publics «développent par ailleurs l’acquisition de produits issus du commerce équitable (…) en faveur des petites et moyennes entreprises ainsi que l’acquisition de produits dans le cadre des projets alimentaires territoriaux». Un autre alinéa s’intéresse à la formation continue des cuisiniers et des gestionnaires de restauration collective «afin de les sensibiliser à l’achat et la distribution de produits biologiques, vertueux et issus de circuits courts».
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