La Commission européenne a, comme prévu, officiellement publié le 17 décembre, dans le cadre d’un paquet d’adaptation du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), les «valeurs par défaut» pour le calcul des émissions de CO2 d’un secteur, et notamment ceux, très attendus par les céréaliers européens, concernant les engrais. Ainsi, les engrais se voient appliquer une majoration de seulement 1% alors que les autres produits concernés par ce MACF (acier, aluminium, ciment, électricité et hydrogène) sont soumis à une valeur par défaut de 10% en 2026, 20% en 2027 et 30% en 2028. L’exécutif table sur une hausse de 7% du prix des engrais importés, répartie entre l’exportateur, l’importateur, les intermédiaires et les agriculteurs. De plus, le secteur devrait pouvoir bénéficier du dispositif de soutien temporaire de décarbonation annoncé le même jour par la Commission européenne afin de protéger les producteurs de l’UE «vulnérables aux fuites de carbone». Environ 30% des engrais relevant du champ d’application du MACF seront éligibles à ce soutien, selon Bruxelles.
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