La proposition du secrétaire général de JA Quentin Le Guillous faite à Emmanuel Macron le 22 février d’intégrer l’arboriculture et notamment la filière pommes et poires aux dispositifs d'encadrement des relations commerciales d'Egalim a fait bondir Pierre Venteau, directeur de l’ANPP (association nationale pommes poires). «Cela démontre a minima une méconnaissance du dossier», réagit-il auprès d’Agra Presse, plus qu’étonné de cette sortie au niveau national sans consultation préalable des filières concernées. Pour lui, pas question d’appliquer la contractualisation obligatoire aux pommes et poires, «inadaptée» aux particularités de ces filières ainsi qu'à «la météo-sensibilité de la production et de la consommation». «La moitié du volume destiné à la transformation est déjà contractualisé. Mais une contractualisation obligatoire, cela n’a aucun intérêt.» Hors de question également d’être soumis au SRP+10 (relèvement du seuil de revente à perte de dix points). «On a été concerné, puis on en est sorti en 2023, à notre demande car nous étions perdants.» Même désaccord et étonnement du côté de Françoise Roch, présidente de la FNPF (producteurs de fruits, FNSEA). Pour elle, JA «laisse penser qu’Egalim, c’est bien pour tout le monde. Or à trop généraliser, on exclut, car nous n’avons pas ‘’une’’ mais ‘’des’’ agricultures en France».
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Œufs alternatifs : le Canada à la traîne derrière les États-Unis
L’organisation animaliste internationale Mercy for Animals constate que le Canada stagne à 21 % de sa production…
Loup : contre l’exécutif, le Sénat assouplit à nouveau les règles de gestion
À l’occasion de l’examen du projet de loi d’urgence agricole le 2 juillet, les sénateurs ont assoupli à nouveau le…
Porc : les Pays-Bas ont exporté 21 % de porcelets en moins au premier semestre
Les exportations néerlandaises de porcelets, concentrées sur l’Espagne et l’Allemagne, ont reculé de 21 % au premier…