Alors que la sécurité alimentaire est menacée par le blocage des ports de la mer Noire en raison de la guerre en Ukraine, le ministre adjoint des Affaires étrangères, Andreï Roudenko a indiqué le 25 mai, que «la résolution du problème alimentaire passe par une approche coordonnée, impliquant notamment la levée des sanctions qui ont été instaurées contre les exportations russes et les transactions financières». Avant d’exiger «le déminage par Kiev des ports de la mer Noire pour que les navires puissent exporter les céréales». A cette fin, le diplomate a affirmé que la Russie était «prête à assurer un couloir humanitaire» aux bateaux. De son côté, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba, présent au Forum économique mondial à Davos (Suisse), a dénoncé immédiatement la demande de Moscou en déclarant que «c’est un chantage manifeste. On ne peut pas trouver un meilleur exemple de chantage dans les relations internationales. Si quelqu'un l'accepte, alors cette personne a un problème». Même son de cloche pour le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace, qui a appelé la Russie à «arrêter de voler les céréales produites en Ukraine» et «à faire ce qui est juste dans un esprit d'humanité et à laisser sortir les céréales d'Ukraine». Tout en écartant une levée des sanctions demandée par Moscou pour éviter une crise alimentaire mondiale.
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