Alors que la filière laitière est privée d’un indicateur beurre-poudre depuis plusieurs années à cause du blocage persistant au sein du Cniel (interprofession), la FNPL (producteurs de lait, FNSEA) explore plusieurs pistes pour parvenir à une solution. « Pour ne pas laisser les organisations de producteurs démunies face aux industriels, nous avons saisi le médiateur des relations commerciales agricoles », indique Yohann Barbe, président de la FNPL. Une saisine qui fait suite à un entretien avec la ministre de l’Agriculture Annie Genevard. Le médiateur Jo-Michel Dahan s’est déjà mis en relation avec la Fnil (industriels), la Coopération laitière et les OP, afin de « nous éclairer pour savoir s’il y a des abus dans les formules de prix du lait, selon Yohann Barbe, car aucune OP n’arrive à contester les coûts présentés par les industriels ». Une solution pourrait être que le médiateur confie la détermination de cet indicateur à l’Idele, comme cela se fait pour les coûts de production des éleveurs. Une solution qui conviendrait à la FNPL mais qui peut aboutir seulement si les laiteries veulent bien ouvrir leurs livres de compte.
En attendant la réponse du médiateur – qui pourrait prendre plusieurs semaines –, la FNPL, en cas d’échec de cette piste, réfléchit à une autre solution qui consisterait à saisir le Comité de règlement des différends commerciaux agricoles (CRDCA). En parallèle de ces démarches institutionnelles, la FNPL maintient la pression sur le terrain. Une quarantaine d’actions ont été menées, selon la FNPL, dans les départements laitiers et à l’initiative des sections départementales. Plusieurs cibles ont été privilégiées : les supermarchés, les grossistes et les laiteries, pour sensibiliser les responsables et le grand public.
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CB