Lors d’une conférence de presse le 26 septembre, Jean-Philippe Puig, d.g. du groupe Avril, a encouragé l’implantation de cultures intermédiaires à vocation énergétique (Cive) – notamment la cameline –, pour produire des Carburants aéronautiques durables (Saf) en France. Citant une étude publiée par le cabinet McKinsey en 2022, il estime que «les carburants durables sont la seule option possible pour remplacer les carburants fossiles dans les avions gros porteurs» d’ici 2050. À cette échéance, les carburants disponibles dans les aéroports de l’Union européenne (UE) devront compter jusqu’à 70% de Saf dans leur composition, si l’on s’en tient à l’accord validé par le Parlement européen le 13 septembre. Selon Jean-Philippe Puig, «20 à 30 Mt de biocarburants aéronautique peuvent être produits dans le monde» pour l’heure, mais «il faudra en produire entre 100 et 150 Mt d’ici 2050». Aussi, la récente décision prise par le Parlement européen représente «une chance» pour la structuration d’une filière dédiée à la production des biocarburants aéronautiques en France, rapporte Kristell Guizouarn, directrice des affaires réglementaires d’Avril. Et d’espérer que le texte, qui s’appliquera «de façon identique à l’ensemble de l’UE», sera bel et bien publié d’ici la fin de l’année.
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