«Nous avons fait la proposition au ministre de l’Agriculture de descendre à 60% de volume minimum sous contrat» en bovins viande, contre 100% actuellement, a indiqué le vice-président d’Elvéa France Gilbert Delmond le 29 juin. «Ce serait une bonne solution pour que les éleveurs n’aient pas peur d’engager toute leur production», a-t-il estimé à l’occasion de l’assemblée générale du réseau d’organisations de producteurs (20% des éleveurs allaitants). Cette proposition – qui nécessiterait de revoir les textes d’application de la loi Egalim 2 – a été faite à la Rue de Varenne début 2023. «Nous n’avons eu aucun retour depuis», précise Gilbert Delmond à Agra Presse. En application de la loi «visant à protéger la rémunération des agriculteurs», la contractualisation est obligatoire entre les éleveurs de bovins viande et leur premier acheteur depuis 2022. Mais plus d’un an après l’entrée en vigueur, «moins de 10%» d’éleveurs auraient signé un contrat, selon M. Delmond. Les prix de la viande, historiquement élevés depuis des mois, n’incitent pas les éleveurs à proposer des contrats. Côté acheteurs, les négociants affichent depuis le début leur opposition à la contractualisation. Et «dans mon département (la Corrèze, NDLR), aucun abattoir ne veut signer», ajoute l’élu d’Elvéa.
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