Les cours du blé se sont envolés le 24 juillet, rapporte l’AFP. En cause, le bombardement par la Russie d’infrastructures portuaires ukrainiennes proches du Danube dans la nuit du 23 au 24 juillet, faisant craindre le blocage de stocks céréaliers dans cette région essentielle à l’approvisionnement du marché mondial. Le prix du blé d’hiver américain, pour livraison en septembre, a pris 8,6%, s’établissant à 7,58 $ le boisseau (environ 27 kg), au plus haut depuis cinq mois. Sur le marché européen, le blé tendre de même échéance a gagné 7,07%, s’établissant à 264,75 €/t. «Tout est lié à la guerre», a souligné Jon Scheve, du courtier Superior Feed Ingredients. «Les opérateurs fuient le risque jusqu'à ce qu'ils aient davantage de visibilité.» L’importance du Danube comme voie de transport des produits agricoles ukrainiens vers l’étranger a été renforcée par l’invasion russe en février 2022. Et la voie fluviale est même devenue cruciale avec la fin de l’accord international d’exportation via la mer Noire, le 17 juillet, suivie d’attaques aériennes frappant les infrastructures portuaires de la région d’Odessa. Déjà en chute de près de 11%, les exportations ukrainiennes devraient connaître un nouveau repli lors de la campagne 2023-2024, selon les estimations du ministère américain de l’Agriculture (USDA).
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