Le groupe tchèque Agrofert espère boucler le rachat de l’activité azote de Borealis «probablement début 2023», indiquent son vice-président Petr Cingr et son directeur fusions-acquisitions et finances Libor Němeček dans un entretien paru le 9 décembre dans Agra Presse hebdo. Annoncée en juin, cette acquisition permettra à Agrofert de doubler sa capacité de production d’engrais, à 8 Mt, ce qui en fera «le deuxième producteur d’engrais azotés en Europe», derrière Yara (11 Mt). Employant 30 900 salariés, le groupe tchèque est présent dans l’agriculture, les intrants, l’agroalimentaire et les médias. Agrofert – qui exploite déjà trois usines d’engrais en Allemagne, Slovaquie et République tchèque – reprendra les trois sites français de Borealis à Grandpuits (Seine-et-Marne), Grand-Quevilly (Seine-Maritime) et Ottmarsheim (Haut-Rhin). Dans ce dernier, ses dirigeants annoncent poursuivre le projet de station d’électrolyse lancé par Borealis et «visant produire des engrais décarbonés». Agrofert prévoit aussi des projets pour les deux autres sites, même s’ils «posent de plus grands défis»: production d’AdBlue et stockage de CO2 dans des cavernes profondes pour produire de l’ammoniac bas carbone à Grandpuits; production d’hydrogène vert et de biométhane à Grand-Quevilly (en partenariat avec Engie et TotalEnergies).
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