Alors qu’un premier cas français de fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 3 a été a été confirmé le 7 août dans le département du Nord, le sérotype 8 de la maladie, présent dans le pays depuis 2006, frappe fortement les Pyrénées-Orientales depuis juin, d'où il a progressé de l'est vers l'ouest, touchant également l'Aude et l'Ariège. «À ce stade, nous avons d'ores et déjà 4000 brebis mortes dans les trois départements, et on pense atteindre les 6000 d'ici la fin du mois» (sur un total de 15 000 dans les Pyrénées-Orientales, 75 000 en Ariège et 40 000 dans l'Aude), estime Myriam Cormary, directrice de la chambre d'agriculture des Pyrénées-Orientales. Aucune donnée n'a été livrée au niveau national sur les cas de FCO recensés dans le sud du pays. «Il y a un impact sur la mortalité, mais il y a [aussi] un risque pour la productivité et la fertilité», avertit Myriam Cormary. «La maladie est très [pénalisante] sur les petits élevages lait et viande, avec une mortalité importante, et dans certains cas un arrêt de la production de lait ou de fromage», observe Philippe Lacube, président de la chambre d'agriculture de l'Ariège. Dans un communiqué du 7 août, plusieurs organisations représentant les éleveurs ont demandé la gratuité des vaccins et l’indemnisation des pertes financières pour les éleveurs face à la FCO et la maladie hémorragique épizootique (MHE).
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