Condamnées par le gouvernement, justifiées par la Confédération paysanne (Conf'), les actions le 6 novembre contre des retenues d’eau dans les Deux-Sèvres et en Charente-Maritime suscitent l’émotion, notamment sur Twitter. Plusieurs ministres, dont Gérald Darmanin (Intérieur), Julien Denormandie (Agriculture), Bérengère Abba (Biodiversité), ont dénoncé ces «dégradations» dans le cadre d’une manifestation à Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres) contre les «bassines» destinées à l'irrigation. «Un leader syndical ne peut pas appeler ou justifier une action illégale», a notamment réagi Julien Denormandie aux propos du syndicaliste Nicolas Girod. Le porte-parole national de la Conf' avait justifié sur son compte Twitter une «action de démontage [qui] vise l'accaparement, la privatisation d'un [bien] commun à coups d'argent public pour un modèle dépassé». «Écœurant!», s’est emporté Sébastien Windsor, président de l’APCA (chambres d’agriculture): «Combien de temps faudra-t-il encore avant que la justice ne protège ceux qui créent la protection sociale autant que ceux qui en vivent; ceux qui entretiennent les territoires ruraux grâce à cette eau précieuse plutôt que ce qui détruisent!»
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