Saisi par l’association France nature environnement Languedoc-Roussillon, le tribunal administratif de Montpellier a rendu le 29 novembre un jugement en matière de conciliation des usages de l’eau, annulant le refus préfectoral de relever les débits minimums biologiques relatifs aux prises d’eau de six canaux d’irrigation du fleuve Têt, fixés par des arrêtés préfectoraux du 6 septembre 2017, et modifiant ces derniers. À compter du 1er avril 2023, «le débit minimal [sera] fixé à la valeur de 1500 l/s, ou au débit naturel du cours d’eau en amont de la prise si celui-ci est inférieur à cette valeur» tout au long de l’année, alors que les arrêtés préfectoraux prévoyaient un débit minimal de 600 l/s. Dans ses conclusions, le tribunal a notamment rappelé dans ses conclusions que «les débits ainsi réservés par le préfet ne permettaient pas d’assurer en permanence la vie, la circulation et la reproduction des espèces peuplant les eaux». Aux yeux de Simon Poppy, président de FNE Languedoc-Roussillon, «les dérogations accordées par la préfecture des Pyrénées-Orientales étaient une solution de facilité court-termiste» face au réchauffement climatique. De son côté, la FDSEA, premier syndicat agricole des Pyrénées-Orientales, attend maintenant que le ministère de la Transition écologique permette au préfet du département de faire appel de la décision du tribunal de Montpellier.
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