Dans un rapport paru le 11 décembre sur l’accompagnement à la structuration de la filière noix française, qui traverse une forte crise, le CGAAER (ministère de l'Agriculture) préconise la création d’une organisation nationale de producteurs «capable de les représenter au niveau national» puis d’une structure équivalente à une interprofession «capable de générer un budget conséquent soit dans le cadre d’Interfel, soit dans celui d’une AOPn». Les auteurs décrivent une filière «dominée par l’opportunisme commercial, morcelée entre les deux bassins (Ndlr : Sud-ouest et Sud-est) et tiraillée entre les intérêts divergents des opérateurs et les désaccords entre personnes» où les OP sont faiblement majoritaires. Le CGAAER reconnaît néanmoins que des réflexions récentes vont dans le bon sens, comme la création d’une association nationale de nuciculteurs en Isère. Pour élaborer cette nouvelle stratégie, il suggère la création d’une conférence nationale sur la noix française et la mise en œuvre rapide de projets concrets (réponse à l’appel à projet France 2030, faisabilité d’une marque «Noix de France», communication générique avec Interfel). Parallèlement, les efforts de recherche devaient être fléchés vers l’obtention variétale et la transformation industrielle de la coque en cerneaux.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Vin : relance du guichet d’aide à la distillation de crise
FranceAgriMer prolonge l’aide de 40 M€ à la distillation de crise de vins rouges et rosés, selon un…
Loup : en commission, les sénateurs réécrivent la copie des députés
Le 17 juin, les sénateurs de la Coméco ont procédé à une large réécriture de l’article 14 du projet de loi…
Lactalis réclame 15 000 € après une manifestation devant une laiterie de Haute-Saône
Après un déversement de fumier par des adhérents de la FDSEA et des JA devant la laiterie Lactalis de Loulans-Verchamp…