Dans un rapport paru le 11 décembre sur l’accompagnement à la structuration de la filière noix française, qui traverse une forte crise, le CGAAER (ministère de l'Agriculture) préconise la création d’une organisation nationale de producteurs «capable de les représenter au niveau national» puis d’une structure équivalente à une interprofession «capable de générer un budget conséquent soit dans le cadre d’Interfel, soit dans celui d’une AOPn». Les auteurs décrivent une filière «dominée par l’opportunisme commercial, morcelée entre les deux bassins (Ndlr : Sud-ouest et Sud-est) et tiraillée entre les intérêts divergents des opérateurs et les désaccords entre personnes» où les OP sont faiblement majoritaires. Le CGAAER reconnaît néanmoins que des réflexions récentes vont dans le bon sens, comme la création d’une association nationale de nuciculteurs en Isère. Pour élaborer cette nouvelle stratégie, il suggère la création d’une conférence nationale sur la noix française et la mise en œuvre rapide de projets concrets (réponse à l’appel à projet France 2030, faisabilité d’une marque «Noix de France», communication générique avec Interfel). Parallèlement, les efforts de recherche devaient être fléchés vers l’obtention variétale et la transformation industrielle de la coque en cerneaux.
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