Le ministère de la Transition écologique vient de mettre en consultation, jusqu’au 30 décembre, le nouveau protocole « ours à problème » (renommé « ours présentant un comportement anormal ou dangereux »), qui ne s’appliquera plus à la prédation des animaux d’élevage. Alors que le précédent cadre, datant de 2009, concernait les « ours anormalement prédateurs », ceux-ci ne sont plus visés par le dispositif. Le protocole s’adressera désormais uniquement aux individus identifiés comme « trop familiers vis-à-vis de l’homme » ou « agressifs envers l’homme », dont le comportement peut « entraîner un risque pour la sécurité publique ». « Le protocole n’a pas vocation à régler les problèmes de prédation », explique le ministère, rappelant que « les phénomènes de surprédation ne sont généralement pas le fait d’un seul ours » et que la prédation doit être traitée par des mesures d’effarouchement. Le protocole est accompagné d’un projet d’arrêté visant à accélérer le déclenchement de tirs non létaux (deuxième étape du protocole, sur quatre). Cet arrêté-cadre permettra de « prendre plus rapidement un arrêté préfectoral autorisant le conditionnement aversif » (tirs avec des balles de caoutchouc), sans solliciter l’avis des instances régionales (Conseil scientifique régional du patrimoine naturel, CSRPN).
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